DJ THOR &TONY CORIZIA Albums “Odyssey (Ancient Beats & Myths)”

DJ THOR & TONY CORIZIA

Album “Odyssey (Ancient Beats & Myths)

Featuring Ian Anderson, Remo Anzovino, Jerusa Barros, Stefano Bollani, Cesaria Evora, Giusy Ferreri, Bruno Lauzi, Dorota Miskievcz, Gianni Morandi, Fabrice Quagliotti, Massino Ranieri

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution The Orchard – Sergent Major Company Ltd

Cd Digital & Cd Physical

Extrait “ONDA SU ONDA » created by Paole Conte

Le temps s’écoule plus lentement et trépidant comme des perles de pluies. Une musique fluide, du tempo a fuir et des ses mélodiques qui nous reviennent en mémoire perdue et maintenant retrouves.
Onda su Onda, la voix de Paole Conte, quelle merveille, Cesaria Evoria et un swing imperturbable, Massino Ranieri,… et tant d’autres…quelle belle histoire de ressusciter ses immenses vestiges de la chanson. De redonner couleur et force a des images et des pensées que nous avons dépensée a une époque et qui reprennent la dimension de leurs espoirs ici sur des tempos fin. Remo Anzovino encore une touche spéciale, italienne, mélodique et vocale comme un San Remo la nuit, un virage de la Baie des Anges, une langueur des plages de Rimini.
Les tempos acidulés, les platines accrochées ont finalement du bon. Un prolongement de nos voyages intérieurs, un regard électronique certes, mais tellement solidaires du temps qui vient et que l’on ne peut arrêter.
DJ Thor & Tony Corizia sont des allies parfait de ce moment que l’on voudrait éternité.
A écouter absolument leur Album « Odyssey (Ancient Beats & Myths)
Hellen Page

The sound of Dj Thor meets that of bassist and international producer Tony Corizia in a new 18-track concept album titled “Odyssey (Ancient Beats & Myths)”.
The two well-known artists – who are not new to major musical projects together – this time, inspired by Homer’s Odyssey, musically address the theme of travel.
During the long quarantine period, isolated in their own studios and connected to each other only through the internet, they have made together, note after note, this long album of an almost 80-minute lenght.
A current original and very visionary sound path where they explore different places, emotions and cultures through music, virtually as in Ulysses’ journey, without moving physically but only in a musical sense that recreates those emotions and sensations.
The themes of sea and nature strongly return throughout the album.
Refined electronic atmospheres, unique ethnic sounds typical of Anatolia along with instruments such as the duduk and forays into chill out music, afrohouse and progressive house with an inevitable touch of pop and jazz that turn some of the tracks into possible radio hits.

Virtually coming out from the Mediterranean Sea and sailing beyond the Pillars of Hercules to Capo Verde, whose music inspires part of this journey, as in the case of Gianni Morandi and Cesaria Evora, who duet together in a classic Cape Verdean, or Giusy Ferreri who sings Creole along with the sensual voice of Jerusa Barros in a brand new remixed track.
International taste in the arrangements and lots of Italian music revisited in a very modern and experimental key: the voice of Massimo Ranieri in an electronic tango with an r’n’b groove, the unmistakable voice of Bruno Lauzi in an electro swing version of “Onda su Onda”.
High level chill out in “Daleko” with pianist and composer Stefano Bollani, the flute of the legendary Ian Anderson of Jethro Tull and Tinkara that intertwine in a classic house piece.
Some tracks are steeped in mystery, inspired by the oldest places in the eastern Mediterranean and with very modern arrangements, typical of the Burning Man Festival.
Another very interesting song on the album is “Stay”, arranged and written by the two artists with the electronic disco dance guru Fabrice Quagliotti of the legendary french group Rockets.

On the album there are also several narrative voices (in English and Italian) from strong cinematic flavor, mention the ancient Homeric poem and a truly inspired poem of the early Twentieth Century.
The album ends with “Götterdämmerung” (or “The Twilight of the Gods”), a name inspired by Richard Wagner, the “trait d’union” between the Nordic mythology – from which the same Dj Thor has drawn inspiration for his name – and the very similar ancient Mediterranean myths (to which, instead, the Odyssey is inspired).

Several hidden and cultured quotes, many emotional musical visions for this long virtual journey, born during the long Spring 2020 quarantine.

Thor (who currently records with Plaza Mayor Company Ltd) is an international DJ and musician, based in Rimini and Riccione. He has performed with his music in Italy, the United Kingdom, Turkey, the United States, the Principality of Monaco, Germany and Japan.
He is the resident DJ of “Villa delle Rose” in Misano and “Peter Pan Club” in Riccione: two Italian reference clubs on the world scene.
Tony Corizia, bass player and producer, well known in the international music scene, member of the italian rock band “MotelNoire” (an album for Sony Music ) and co-author and bass player for Rockets’ “Kids from Mars”. Over time, among others, he has collaborated with Steve Bush (Stereophonics), Bill Rieflin (R.E.M.), Federico Zampaglione (Tiromancino), Jake la Furia (Club Dogo) just to name a few.
In the past the two artists composed and produced together the music for BATMAN “Dark Tomorrow” (Kemco / DC Comics / Warner USA) in collaboration with Tot Taylor and the Royal Philharmonic Orchestra, at the Abbey Road Studios in London and later in Tokyo.
Together they also started the international project Hit-Aliens in 2004 and released the single “Es la colegiala” (FullFX / Warner Music) with the “cameo” by Chuck D (Public Enemy).

The international producer Alberto Zeppieri played the role of “diplomatic agglomerator” beetwen the two and the several artists who take part in the album adding their featurings.

L’inquiétante trajectoire de la consommation énergétique du numérique

Le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET) a publié en novembre un rapport sur la consommation d’énergie du numérique en France. L’étude recense le parc, liste les consommations et en déduit leur montant global.

Les résultats sont plutôt rassurants. Par rapport à 2008, la consommation numérique au niveau national semble stabilisée.

Les transformations en cours (croissance des usages vidéo, « numérisation de l’économie », « plate-formisation », etc.) ne semblent pas avoir de conséquences sur la dépense énergétique.

Un constat qui s’expliquerait par les gains en efficacité énergétique, et par le fait que la progression de la consommation des smartphones et data centers a été compensée par le déclin des télévisions et des PC.

Ces conclusions, au premier abord optimistes, méritent toutefois un examen plus approfondi.

61 millions de smartphones en France
Avant tout, voici quelques repères donnés par le rapport pour appréhender l’ampleur du parc numérique français. Le pays compte 61 millions de smartphones en service, 64 millions d’ordinateurs, 42 de téléviseurs, 6 millions de tablettes, 30 millions de box… Ces volumes déjà importants sont toutefois à prendre avec des pincettes, les auteurs du rapport estimant avoir fortement sous-évalué les équipements professionnels.

Le rapport prévoit dans les prochaines années une croissance du parc de smartphones (notamment chez les personnes âgées), une baisse de celui des PC, la stabilisation des tablettes et une saturation du temps passé sur écran (qui s’établit aujourd’hui à 41h/semaine).

Le texte suggère néanmoins de rester attentif, notamment sur les nouveaux usages : la vidéo 4K puis 8K, les jeux sur cloud via 5G, la voiture connectée ou autonome, l’installation grandissante de centres de données en France et le stockage de données… Une hausse de 10 % de la vidéo en 4K en 2030 produirait à lui seul une hausse de 10 % de la consommation électrique globale du numérique.

Nous pensons que ces conclusions rassurantes doivent être pour le moins tempérées, pour trois principales raisons.

L’efficacité énergétique, pas éternelle
La première est l’efficacité énergétique. Le célèbre énergéticien Jonathan Koomey a établi en 2011 que la puissance de calcul par joule double tous les 1,57 ans.

Mais cette « loi » de Koomey résulte d’observations sur quelques décennies seulement : une éternité, à l’échelle du marketing. Pourtant, le principe de base du numérique est toujours le même, depuis l’invention du transistor (1947) : utiliser le déplacement des électrons pour mécaniser le traitement de l’information. La cause principale de la réduction de la consommation est la miniaturisation.

Or, il existe un seuil minimal de consommation d’énergie physique pour déplacer un électron, dit « minimum de Landauer ». Un tel minimum théorique ne peut être qu’approché, en termes technologiques. Ce qui signifie que l’efficacité énergétique va ralentir puis s’arrêter. Plus la technologie le côtoiera, plus les progrès seront difficiles : on retrouve en quelque sorte la loi des rendements décroissants établie par Ricardo voici deux siècles, à propos de la productivité de la terre.

La seule manière de surmonter la barrière serait de changer de paradigme technologique : déployer l’ordinateur quantique à grande échelle, dont la puissance de calcul est indépendante de sa consommation énergétique. Mais le saut à accomplir est gigantesque et prendra des décennies, s’il se produit.

Une croissance des données exponentielle
La seconde raison pour laquelle le constat du rapport est à relativiser est la croissance du trafic et de la puissance de calcul appelée.

Selon l’entreprise informatique américaine Cisco, le trafic décuple actuellement tous les 10 ans. Suivant cette « loi », il sera multiplié par 1 000 d’ici 30 ans. Aujourd’hui, un tel débit est impossible : l’infrastructure cuivre-4G ne le permet pas. La 5G et la fibre optique rendraient possible une telle évolution, d’où les débats actuels.

Regarder une vidéo sur un smartphone implique que des machines numériques – téléphone, centres de données – exécutent des instructions pour activer les pixels de l’écran, générant l’image et son changement. Les usages du numérique génèrent ainsi de la puissance de calcul, c’est-à-dire une quantité d’instructions exécutées par les machines. Cette puissance de calcul appelée n’a pas de rapport évident avec le trafic. Un simple SMS peut aussi bien déclencher quelques pixels sur un vieux Nokia ou un supercalculateur, même si bien entendu, la consommation d’énergie ne sera pas la même.

Dans un document datant déjà de quelques années, l’industrie des semi-conducteurs a tracé une autre « loi » : celle de la croissance régulière de la puissance de calcul appelée à l’échelle mondiale. L’étude montre qu’à ce rythme, le numérique aurait besoin, en 2040, de la totalité de l’énergie mondiale produite en 2010.

Ce résultat vaut pour des systèmes pourvus du profil moyen de performance de 2015, date de rédaction du document. L’étude envisage aussi l’hypothèse d’un parc mondial pourvu d’une efficacité énergétique 1000 fois supérieure. L’échéance ne serait décalée que de 10 ans : 2050. Si l’ensemble du parc atteignait la « limite de Landauer », ce qui est impossible, alors c’est en 2070 que la totalité de l’énergie mondiale (en date de 2010) serait consommée par le numérique.

Numérisation sans limites
Le rapport ne dit pas que les usages énergivores ne sont pas quelques pratiques isolées de consommateurs étourdis. Ce sont des investissements industriels colossaux, justifiés par le souci d’utiliser les fantastiques vertus « immatérielles » du numérique.

De toutes parts, on se passionne pour l’IA. L’avenir de l’automobile ne semble plus pouvoir être pensé hors du véhicule autonome. Microsoft envisage un marché de 7 milliards de joueurs en ligne. L’e-sport se développe. L’industrie 4.0 et l’Internet des objets (IdO) sont présentés comme des évolutions irréversibles. Le big data est le pétrole de demain, etc.

Or, donnons quelques chiffres. Strubell, Ganesh & McCallum ont montré, à partir d’un réseau de neurones courant utilisé pour traiter le langage naturel, qu’un entraînement consommait 350 tonnes de CO₂, soit 300 allers-retours New York – San Francisco. En 2016, Intel annonçait que la voiture autonome consommerait 4 petaoctets… par jour, sachant qu’en 2020 une personne génère ou fait transiter 2 GB/jour : 2 millions de fois plus. Le chiffre annoncé en 2020 est plutôt de 1 à 2 TB/heure, soit 5000 fois plus que le trafic individuel.

Une caméra de surveillance enregistre 8 à 15 images/seconde. Si l’image est de 4 Mo, on arrive à 60Mo/s, sans compression, soit 200 Go/heure : c’est tout sauf un détail dans l’écosystème énergétique du numérique. Le rapport EDNA de l’IEA pointe ce risque. La « vidéo volumétrique », à base de caméras 5K, génère un flux de 1 To… toutes les 10 secondes. Intel estime que ce format est « le futur d’Hollywood » !

Le jeu en ligne consomme déjà plus, en Californie, que la puissance appelée par les chauffe-eau électriques, les machines à laver, les machines à laver la vaisselle, les sèche-linge ou les cuisinières électriques.

Plaza Mayor Company présente la bande originale du film de science-fiction espagnol The Platform (El Hoyo)

Plaza Mayor Company présente la bande originale du film de science-fiction espagnol The Platform (El Hoyo). L’album contient la musique composée par Aránzazu Calleja.

La Plateforme est un film de science-fiction espagnol réalisé par Galder Gaztelu-Urrutia avec Iván Massagué, Antonia San Juan, Zorion Eguileor, Emilio Buale et Alexandra Masangkay.

Le film se déroule dans une future dystopie. À l’intérieur d’un système carcéral vertical, les détenus sont assignés à un niveau et contraints de rationner la nourriture à partir d’une plate-forme qui se déplace entre les étages, un système qui favorise les premiers servis et affame les derniers.….
La Plateforme est une allégorie sociale tordue sur l’humanité dans sa forme la plus sombre.
La Plate-forme est une allégorie sociale tordue sur l’humanité à son plus sombre et le plus affamé.
Une prison verticale avec une cellule par niveau. Deux personnes par cellule. Une seule plate-forme alimentaire et deux minutes par jour pour se nourrir de jusqu’à vers le bas. Un cauchemar sans fin piégé dans The Hole.
Un endroit mystérieux, une prison indescriptible, un trou de dépôt. Un nombre inconnu de niveaux. Deux détenus vivant à chaque niveau. Une plate-forme descendante contenant de la nourriture pour tous. Un combat inhumain pour la survie, mais aussi une opportunité de solidarité.

Dans un scenario ou les natures humaines sont lâchées, au bord du précipice de leur vie, on entre dans le monde de tous les possibles. Une prison étrange qui mêle une oppression, un aveuglement et une luxuriance dans la nourriture…. Un monde parallèle qui se réveille et doit s’inventer a chaque instant… Il fallait les cordes d’une contrebasse, le son métallique des cloches basques pour recréer ces souffles de vie. A Aránzazu Calleja a user des cacharros en signe d’avertissement du monde qui bascule comme elle a use de violons qui grincent quand le plat pays s’envole dans des destinations inconnues.

L’allégorie sociale tordue et confondue de l’humanité se défend a l’inhumanité comme un couteau qui se retourne vers l’agresseur et se plante et se plante jusqu’à ce que le sang ne soit plus de couleur ou de rivière, juste un fleuve nauséabond.

Maitrise d’un scenario, maitrise d’une musique complexe, il fallait de l’imagination, du panache et une certaine vertu pour se sortir de cet endroit sombre et complexe.

Une signature a retenir qui devrait écrire et encore écrire des scores sur de capables scenarios sombres comme heureux. Bravo a Aránzazu Calleja.

Hellen Page

Note de la compositrice Aranzazu Calleja:

Tous les processus créatifs définissent dans une large mesure le résultat d’une œuvre. Cette idée est tout à fait logique avec la bande sonore d’El Hoyo, qui a été créé à partir d’une recherche minutieuse de découvertes imprévisibles et des idées qui ont progressivement défini la ligne esthétique de la musique.
La musique fait semblant de plonger le spectateur dans un endroit étrange, dont les règles pour survivre sont compris avec Goreng, le protagoniste.
Confusion, rêverie, étrangeté et le grotesque cèdent la place à la désolation et à la misère humaine et enfin se frayent un chemin vers le ciel (ou l’enfer).

Note du réalisateur, Galder Gaztelu-Urrutia: El Hoyo, à grand effet, emploie plusieurs changements brusques de ton, créant une expérience émotionnelle symboliquement désorientante. Augmentée par une bande-son puissante, l’atmosphère tonale chaotique d’El Hoyo transmet avec succès l’intention tacite de ses personnages richement dessinés

  • 01 – La cocina
  • 02 – EL hoyo
  • 03 – La Plataforma
  • 04 – Calor
  • 05 – Admitido
  • 06 – Samurai Plus
  • 07 – Agallas para qué
  • 08 – Miharu mata
  • 09 – Rutinas
  • 10 – Miharu da de comer a Goreng
  • 11 – Sueño erótico de Miharu
  • 12 – CVA
  • 13 – 200 Nivels
  • 14 – Imoguiri trata de convercer a los de abajo
  • 15 – Pesadilla de Goreng
  • 16 – Contar niveles
  • 17 – Baharat
  • 18 – Ayúdame a baja
  • 19 – Comienza el descenco
  • 20 – El mesías
  • 21 – El símbolo
  • 22 – Desciendiendo a palos
  • 23 – Encuentran cadáveres
  • 24 – Desolación
  • 25 – Nivel 333
  • 26 – Ella es el mensaje
  • 27 – Desciende con la niña
  • 28 – Su viage ha terminado

Music composed and produced by ARÁNZAZU CALLEJA

Violin, hurdy-gurdy ARÁNZAZU CALLEJA
Voice NEREA GONZÁLEZ ESTÉBANEZ

Mixed and mastered by IÑAKI ALONSO at SONORA ESTUDIOS, GASTEIZ
Coordinated by PAKO RUIZ

Transformation numérique forcée – Comment les médias se sont adaptés pendant la crise du Covid-19

Jamais nous n’aurons été aussi proches de nos audiences que pendant le confinement déclenché par le Covid-19. Les fondements de la mission de service public (informer, divertir, éduquer) avaient ainsi soudain toute leur raison d’être, et étaient plébiscités par un public d’habitude moins présent sur nos ondes. D’autant que le besoin d’information n’a jamais été aussi prononcé, et le temps disponible jamais aussi important.

Accélérateur par excellence de la transformation numérique, le coronavirus aura aidé les entreprises – des banques aux écoles en passant par les médias justement -, à franchir le pas nécessaire pour passer du “offline” au “online”. Avec des pays entiers qui basculent soudainement de la mobilité à la sédentarité, de l’open space au “seuls ensemble”, ce “new normal” semble avoir un avantage évident pour les médias (et les services de streaming et réseaux sociaux) : nos audiences furent enfermées avec leur téléviseur, leur smartphone, leur tablette, et certains purent suivre les programmes en direct, non contraints par leur agenda professionnel.

En quelques semaines de confinement, Disney+ a atteint 50 millions d’abonnés à travers le monde avec 2 ans d’avance, et 47,7 millions de Français se sont rassemblés devant la TV chaque jour (+ 12% par rapport à une période normale, on touche même +46% chez les 15-24 ans), et ce pour près d’une heure de plus qu’avant le Covid-19. La part de l’information est passée de 16% à 23% dans les contenus consommés. En ce confinement forcé, la télévision et la radio linéaires tiennent compagnie, le livestreaming permet de suivre en direct le basculement du monde dans une crise jamais connue avant. Les tendances technologiques clés qui façonnent l’économie mondiale se trouvent brusquement accélérées par le Covid-19.

A peine arrivés dans le “Digital first”, les médias se retrouvent face au “Virtual first”. Avec des émissions TV transformées en Instagram Direct, Facebook ou Twitch Live et des journalistes en duplex depuis leur salon, les équipes s’adaptent à la disruption du monde et aux réductions d’effectifs et de moyens, tout en maintenant la “continuité de production”. La créativité naît de la contrainte et a fait émerger de nouveaux formats, plus légers, plus spontanés, et surtout plus interactifs.

Collaboration, échange d’information, partenariats

Pour faire face à la crise, les médias ont rapidement compris l’importance de l’échange d’informations et de bonnes pratiques, voire même de contenus. Côté Ressources Humaines, il a fallu s’adapter très vite : des équipes qui ne se croisent plus jamais, le télétravail pour (presque) tous du jour au lendemain – Zoom, Meet et Teams sont les nouvelles salles de réunion. Règles de distanciation imposées en reportage, montage vidéo à distance via le cloud et des machines virtuelles, mise en commun des équipes, des opérations et des plateaux bousculent les habitudes de travail du journalisme télévisé. Les correspondants étrangers sont bloqués par la fermeture des frontières, mais cela permet aussi d’offrir le regard, l’ouverture sur l’international devenant le miroir de nos propres expériences.

Côté contenus, la grille est revue et séquencée en tranches. Des productions sont arrêtées, les formats trop compliqués à produire suspendus. La priorité numéro une est le maintien, et même le renfort, des rendez-vous d’information. Des émissions en direct sont diffusées “à huis clos” sans public, l’info est sollicitée pour alimenter la grille d’été faute d’événements sportifs. Faute de productions fraîches, on “réchauffe” les archives. Après un premier engouement très fort pour l’info, le divertissement est plébiscité comme échappatoire.

Toute la beaute du monde (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Marc Esposito

Cast: Marc Lavoine, Zoé Félix, Jean Pierre Darroussin…

Music composed by Béatrice Thiriet

Label Plaza Mayor Company Ltd

Abbey Road Studio recording

Les musiques de Beatrice Thiriet sont à l’image de ses films ; tendres, généreux et qui ne s’arrêtent jamais de raconter de belles histoires. Les belles histoires ont évidemment de l’amour à donner et à partager. De l’amour de romans photos ou de romans tout court. Car les pages blanches se remplissent de ses mots délicats.

Beatrice Thiriet remplis de notes délicates, de touches successives, de peintures acides et acryliques les images de Marc Esposito. Un tableau de choix avec des moments passes aux Abbey Road Studios, des panoplies de talents avec les archers d’un London orchestra. La partition devient complète avec les images d’un Marc Lavoine et d’un Zoe Felix et l’inénarrable Jean Pierre Daroussin. Il y a de ces histoires françaises qui n’en finissent pas et ses beautés de paysages à l’autre bout du monde.

Nous avons besoin d’enchantement et qu’un film s’intitule : Toute la beauté du monde… tout est dit, tout est écrit et tout le reste de beauté, de bonté n’a plus qu’à venir.

Hellen Page

C’est l’histoire de Franck et Tina. Franck aime Tina, mais elle ne peut pas l’aimer. L’homme de sa vie vient de mourir et elle fait une dépression nerveuse. Lors d’un voyage en Asie, où Tina tente de redécouvrir son zeste de vie, Franck devient peu à peu indispensable en tant que guide, compagnon de voyage et, bientôt, ami… Tina finira-t-elle par tomber amoureuse de lui ?

Note de la compositrice : Béatrice Thiriet

 J’ai rencontré Mar Esposito quand il réalisait son film « Le coeur des hommes ». C’était une comédie, nous avions imaginé un thème rock’n roll 

et puis il m’a parlé de cette histoire romantique qu’il était en train d’écrire, une histoire d’amour qui se passait à. Bali . 

 ET. 

Un jour il a dit au producteur du film, je veux travailler avec Béatrice Thiriet pour mon film balinais qui s’appellera “Toute la beauté du monde “.

J’ai revu Marc Esposito ; travailler avec vous c’est comme travailler avec Mozart ! j’étais un peu surprise mais il a ajouté très élégamment « écrivez une symphonie je la mettrai dans mon film ». 

 J’ai compris que ce qu’il voulait dire avec d’autres mots c’est qu’il voulait une musique symphonique, mais je l’ai pris au mot et voilà cette symphonie est née et a été enregistré à Abbey Road dans les meilleurs conditions et Marc en a intégré des fragments dans son film. 

C’est un très beau souvenir musical, j’ai mis dans la musique la luxuriance, le calme et la beauté du paysage balinai . 

Le titre de la symphonie est d’ailleurs “Car ici tout n’est que beauté ” 

https://fanlink.to/c5qu

Journalisme : révolte dans les rédactions et tentation de l’activisme #BLM

L’évènement #BlackLivesMatter est en train de tout dominer dans les rédactions en Amérique et rapidement en Europe. Sous la pression des jeunes générations, l’incandescence du mouvement social #BLM y fait émerger actuellement une tentation, voire une revendication, d’activisme, qui dépasse désormais les frontières des Etats-Unis.

Là-bas, le débat fait rage depuis la publication en fin de semaine dernière par le New York Times d’un op-ed d’un sénateur républicain appelant à la fermeté absolue contre les manifestants. La rédaction s’est révoltée, le responsable des pages édito a démissionné. D’autres titres US ont fait partir des cadres dirigeants. Le Washington Post se pose des questions.

La traînée de poudre a immédiatement gagné le Canada. En quelques jours chez eux, la colère des journalistes afro-américains, amérindiens, autochhtones, d’origine asiatique a éclaté pour réclamer une modification des normes et pratiques journalistiques, notamment dans les médias anglophones.

« Ils veulent casser la baraque », nous disait cette semaine une dirigeante de l’info d’un grand groupe de médias.

Car il ne s’agit pas seulement, pour les journalistes des minorités de s’exprimer davantage ou d’avoir plus de visibilité dans les rédactions trop peu inclusives, mais bien de favoriser une couverture activiste et engagée contre l’immoralité. Certains journalistes et animateurs n’hésitent plus à « vider leur sac à l’antenne » des radios ou des télés. Les journalistes posent un genou à terre sur les réseaux sociaux.

Les responsables éditoriaux essaient de comprendre, tentent de lutter contre cette tentation de l’engagement et de changement des règles déontologiques, voire de risque de marginalisation si des prises de position sont prises. Mais tout le monde n’est pas sur cette ligne.

La pdg de CBC/Radio Canada, Catherine Tait, s’est engagée par exemple à ce que 50% des nouvelles recrues de la rédactions de l’audiovisuel public canadien viennent désormais des minorités.

“Au lieu de faire comme d’habitude, les journalistes doivent mettre de côté leur longue histoire d’amour avec l’objectivité et apprendre à se situer par rapport à leur histoire sociale, leurs relations et leurs obligations. Les journalistes doivent reconnaître que ce qu’ils pensent être un fait est profondément lié à qui ils sont et d’où ils viennent au sens large et spécifique du terme.

En outre, les journalistes doivent employer ce que nous appelons un journalisme systémique qui couvre les événements et les questions non pas comme des événements ponctuels, mais comme des intersections de systèmes et de structures sociétales qui ont une histoire. Cela signifie qu’ils doivent enquêter sur des histoires que beaucoup n’ont pas apprises et ne connaissent pas.”, écrivent cette semaine deux professeurs émérites de journalisme au Canada.

Vous l’avez compris, il n’est donc plus question pour les insurgés de présenter « de manière neutre », pire « objective », des faits ou des points de vue opposés, mais bien de prendre position au nom de la morale. L’éditorialisation des reportages n’est pas loin. Aux Etats-Unis, la polarisation de la société, déjà très marquée par l’opposition idéologique des grandes chaînes d’infos, se renforce.

Les jeunes, qui nous reprochent, souvent avec raison, notre mollesse sur les grands sujets de l’époque (climat, racisme, inégalités sociale, genres, …) et nos ratages sur tout ce qui n’est pas « mainstream », sont à la manœuvre. Y compris désormais sur TikTok. Tout simplement car ils sont bien plus confrontés 24/7 dans les réseaux sociaux à l’âpreté des débats. Et Ils n’ont pas tort non plus de nous rappeler que dans les années 30 les grands correspondants de la presse internationale installée à Berlin n’ont pas su alerter le monde.

EHA – Album Paris Rio New York

EHA – Album Paris Rio New York

Label Plaza Mayor Company Ltd

UNE MUSIQUE SANS FRONTIERES, UN ALBUM QUI TRANSCENDE LES GENRES ‘

Dans la course aux étoiles j’ai nommé EHA, un parcours original, symbolique des mondes qui nous entourent. Puissant, énergique et vivifiant comme une claque aux mauvaises pensées. Les cuivres qui pourraient n’être qu’un souvenir d’enfance, reviennent et on ne s’en lasse pas. Du jazz et pas que… EHA développe un tour du monde de musiques et de musiciens talentueux. Cacau de Queiroz, Philippe Coignet, Michel Alibo, Damien Schmitt, Mike Stern, Minimo Gary, Juan Manuel Forero, Mario Contreras, Andy Narrel, Rubinho Antunes, Sulaiman Hakim, Lionel Segui.

Un album envole porte par la guitare magique de Philippe Coignet, un orfèvre qui s’est entoure d’un tour du monde des talents. Mike Stern est venu soutenir ce projet.
Il y a du merveilleux, de l’incandescent et de la décence dans cette respiration inattendue. Dans notre monde asphyxie, il y a quelques étoiles qui se mettent à scintiller. Des perles de nuits, des perles d’envies de changements, de puissances d’arc en ciel de bonheur. On se perdra volontairement dans les chemins sonores qu’emprunte EHA, un mélange de couleur et de passions. Nous avons besoin de ce tourbillon de sons pour réveiller notre imaginaire, EHA l’a fait. Nous avons besoin de plus de tout, d’amour, de dimensions, de visions et EHA l’a conduit.
Ouvrez vos âmes et vos oreilles a ce flux impétueux.
Hellen Page

Pour le troisième album d’EHA, groupe très représentatif de la scène multi-culturelle du Paris des années 2000, le guitariste et compositeur Philippe Coignet a réuni un line up international et exceptionnel : Mike Stern (USA, guitare), Cacau de Queiroz ( Brésil, saxophones et flute), Minino Garay (Argentine, percussions), Michel Alibo (Martinique, basse), Andy Narell (USA, steel pans), Leandro Aconcha (Suisse, claviers), Damien Schmitt (France, batterie), Mario Contreras (Chili, percussions, tiplé), Juan Manuel Forero (Colombie, percussions, voix), Lionel Segui (France, trombone, tuba), Sulaiman Hakim (USA, sax), Rubinho Antunes (Brésil, trompette)

Paris Rio New York est la fusion parfaitement réussie entre World Music, Jazz et Funk, sons électriques et acoustiques, on peut parier qu’une partie des titres de cet album deviendront des standards

‘ PUISSANT, INVENTIF ET SIMPLEMENT BEAU, LE MEILLEUR DU WORLD JAZZ … EXPLOSIF ! ‘

Titres

  • 01 – 1984 – Fanfare
  • 02 – Mars
  • 03 – Missie Didie
  • 04 – Nuits Magnetiques
  • 05 – 1984 – Funky cover
  • 06 – 2 Stars in my Skies
  • 07 – Celeste A
  • 08 – Toronto Layover
  • 09 – Dudatjo
  • 10 – Plain Dance
  • 11 – Queen of my Nights

Dear Internet, les journaux de confinement en ligne se multiplient

Depuis le début du confinement, la tendance est au récit personnel et à la mise en scène en ligne. Les formats se multiplient : les auteurs publient des chroniques régulières dans les médias, les jeunes (et moins jeunes) se filment sur TikTok, d’autres enregistrent leurs propres podcasts, participent à des challenges artistiques ou postent quotidiennement des photos sur leurs comptes Instagram.

Pourquoi se mettre en scène au moment même où l’on est contraint de vivre au ralenti et d’évoluer dans un espace restreint ?

Le journal de confinement permet non seulement de raconter son intériorité & de participer à une expérience psychique collective mais il permet de recréer du lien social en ligne à travers différents outils. Tour d’horizon des différentes tendances en matière de “journaux de confinement”.

Raconter son intériorité & participer à une expérience psychique collective

Jacob Lachat, enseignant et chercheur en littérature française à l’Université de Lausanne (l’Unil), affirme que ces journaux de confinement, quelque soit leur ton – dénonciateur, humoristique, poétique – ont la même fonction que les journaux intimes papier.

Pour Vincent de Gaulejac, sociologue, clinicien & professeur à l’université Paris Diderot, “un journal de confinement est un récit de soi qui permet de sortir du confinement subjectif, (et) de faire quelque chose de ses angoisses personnelles ».

Internet nous a familiarisé avec ce principe de narration personnelle. L’invitation à parler de soi et à se raconter est constante.

“Ce double mouvement narcissique et individualiste caractérise notre société. Il se manifeste à travers l’art, les médias ou toutes les formes de développement personnel”. ajoute-t-il.

Les “journaux de confinement” créent un espace de tendresse nécessaire en ces temps d’isolement.

C’est le cas du “mur de vies confinées”, né sur le dernier post Weibo du docteur Li (décédé du virus le 7 février 2020). Les gens s’y rassemblent virtuellement pour faire le deuil du lanceur d’alerte Covid-19. Les commentaires qu’ils laissent sont de courts récits de vie qui laissent peu de place aux débats ou critiques virulentes.

Le projet artistique This website will self destruct s’inscrit dans une démarche ludique qui incite les internautes à s’exprimer de façon anonyme. Un bouton « Vous ne vous sentez pas bien ? » redirige les utilisateurs anglophones vers des structures de prise en charge mises en place durant le confinement.

La spécificité des journaux de confinement se dessine. La mise en scène de notre individualité permet de rallier une expérience commune d’enfermement.

” En période d’isolement, il ne s’agit pas seulement de raconter sa solitude mais de mettre des mots sur une expérience psychique collective ” explique Olivier Glassey, sociologue spécialiste des usages du numérique à l’Unil.

Recréer du lien social en ligne à travers différents outils

Pour Michael Stora, psychologue et président de l’OMNSH (Observatoire des mondes numériques en sciences humaines), “Les réseaux sont des matrices réconfortantes où l’on retrouve des gens que l’on connaît. Ils agissent comme une bulle où l’on vit avec ses semblables”.

L’audio
Il mêle souvent plusieurs témoignages de vie en confinement.

Dans “Confinement vôtre” (France Culture) des comédiens, philosophes, humoristes, auteures & sportifs prennent la parole pour raconter leur confinement et leur vision du monde qui évolue avec cette crise.

Citons également le podcast Wajdi Mouawad, Directeur du Théâtre national de la Colline qui enregistre quotidiennement 15 minutes de rêverie et de réflexion poétique.

La photographie
Les feeds des réseaux sociaux – et notamment d’Instagram – permettent de collecter des clichés et de constituer des albums photo virtuels qui seront autant de témoignages de la vie quotidienne en confinement.

Le Centre international de la photographie de New York a encouragé les professionnels de la photo et les amateurs à documenter cette nouvelle vie quotidienne sur Instagram. Résultat : 5000 publications sous le hashtag #ICPConcerned.

Les challenges artistiques
Les challenges Instagram sont une vraie tendance en ligne durant cette phase de confinement.

Un exemple de collaboration artistique : la plateforme du New York Times “Art in Isolation”, “An Ongoing Visual Diary in Our Uncertain Times”, qui publie chaque jour une illustration graphique sur le confinement.

Les instagrammeurs s’amusent aussi à reproduire des tableaux célèbres, un challenge très créatif en temps de confinement. A retrouver sous les hashtags #mettwinning, #betweenartandquarantine #gettymuseumchalleng.

MOSQUITO (Original Motion Picture Soundtrack)

MOSQUITO (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Joao Nuno Pinto

Music composed by Justin Melland

Label Plaza Mayor Company Ltd

A Portuguese soldier gets lost in the African jungle, in 1917…

Music Soundtrack on CD Digital & Vinyl Collector Limited Edition

Les musiques électriques ont le défaut d’être éclectiques. Dans un scenario d’une romance de 1917 on aurait pu imaginer des violons et des archers en duo duels, une panoplie d’instruments et de pluriels pour la convention et la forme. C’est une surprise et finalement une agréable surprise de voir un suspens, une histoire se dérouler sous nos yeux avec des synthés, des chuintements. Justin Melland a été choisie pour cette collaboration originale. Un mélange de technique dans un espace-temps qui n’en comptait pas. Un regard angoissant sous un manteau de velours phonétique. C’est le choix judicieux du réalisateur Joao Nuno Pinto. Une histoire romanesque avec des acteurs terriblement vrais. Un road movie dans des contrées perdues pour des âmes qui se sont perdus entre un Don Quichote de trois pommes et des hallucinations de victoires et de guerres qui ne retiendront aucune place dans les mémoires. Mais la musique a été a la hauteur d’un impénitent soldat, a la hauteur d’une face a la vie. C’était ose, vous l’avez réalisé, bravo au réalisateur et bravo au compositeur.

Hellen Page

STATEMENT FROM JUSTIN:

Working with Joao on MOSQUITO has been the greatest highlight of my career.  He is a master auteur and knew exactly what to say to me to inspire my finest work.  The palette I was presented with when starting to work on this amazing film was so rich and inspired, the score nearly wrote itself.  I formulated my analog based, electronic pallet the same way I would an acoustic orchestra.  I thought of the structures like orchestral music, and I blended the textures much the same way I do when writing for more traditional forces.  The thing I love about writing scores, is the process of diving deeply into an instrument to find its expression, to discover what it’s good for and what it “likes” to do.  I let the sound of the instrument itself partially inform how I can write with it.  There is a symbiotic relationship between myself and the instrument that is very inspiring.  When writing the score, I would watch a scene, find the soul of Zacarias in the moment and take that with me into a “material generating discovery session”.  Then I would mold the material into the score for the scene to add depth to the life on the screen.  This is a film composers’ assignment, and it’s one that requires the deepest of emotional and sonic explorations.  Thank you for listening to what I discovered.

Mosquito tell the story of the lonely odyssey, through the inhospitable World War One African landscape, by private Zacarias. A character driven experience, I wanted the audience to be completely immersed in to the soldier’s psych through his entire journey. Justin Melland has this incredible talent for creating emotional audio maps for the characters. Through his music, we dive inside the protagonist mind; experiencing his fears, enduring his obsessions or even feeling euphoric with him. Melland take us do the darkest places with the same at ease that fly us to the brightest sky, his music is powerful and transcendental, in a constant dialectic with the film’s story and visual landscape. Put the volume up, close your eyes and watch the film. 

João Nuno Pinto

DONE DEAL: TENCENT-LED CONSORTIUM COMPLETES $3.4BN ACQUISITION OF 10% OF UNIVERSAL MUSIC GROUP

China-based Tencent Holdings – as the leader of a consortium of backers – is now the proud owner of 10% of Universal Music Group.

UMG parent Vivendi announced the completion of the long-awaited deal today (March 31), exactly three months after the contractual agreement of the acquisition was announced (December 31).

The deal gives Universal Music Group an implied Enterprise Value of €30bn. At last year’s annual exchange rate, that would equate to UMG being worth $33.7bn.

It also means the Tencent-led consortium has acquired its 10% for €3bn, or approximately $3.37bn.

The consortium includes Tencent alongside Tencent Music – in which it is majority owner – plus other financial investors, and can acquire a further 10% in UMG at the same price by January 15, 2021.

In a further important news, Vivendi has confirmed that Tencent Music is acquiring a minority stake in UMG’s Greater China operation for an undisclosed price.

Don’t expect this to be the last we hear about minority stake sales in Universal Music Group, either.

Vivendi said in an update today: “Now that this very significant strategic operation has been completed, Vivendi will pursue the possible sale of additional minority interests in UMG, assisted by several banks which it has mandated.”

It added: “Vivendi is very happy with the arrival of the Tencent-led consortium. It will enable UMG to further develop in the Asian market.”

The company reiterated that an IPO of UMG – which would presumably spin the company out from Vivendi to some degree – is planned, for early 2023 at the latest.

Vivendi said that it “intends to use the proceeds from these different transactions for substantial share buyback operations and acquisitions”.

Universal Music Group, led by CEO & Chairman Sir Lucian Grainge (pictured), saw its overall revenues in 2019 – across recorded music, publishing and other activities – hit €7.16bn ($8.04bn).

A record annual figure for the company under Vivendi ownership, that revenue number was up 14.0% year-on-year at constant currency and perimeter