EHA – Album Paris Rio New York

EHA – Album Paris Rio New York

Label Plaza Mayor Company Ltd

UNE MUSIQUE SANS FRONTIERES, UN ALBUM QUI TRANSCENDE LES GENRES ‘

Dans la course aux étoiles j’ai nommé EHA, un parcours original, symbolique des mondes qui nous entourent. Puissant, énergique et vivifiant comme une claque aux mauvaises pensées. Les cuivres qui pourraient n’être qu’un souvenir d’enfance, reviennent et on ne s’en lasse pas. Du jazz et pas que… EHA développe un tour du monde de musiques et de musiciens talentueux. Cacau de Queiroz, Philippe Coignet, Michel Alibo, Damien Schmitt, Mike Stern, Minimo Gary, Juan Manuel Forero, Mario Contreras, Andy Narrel, Rubinho Antunes, Sulaiman Hakim, Lionel Segui.

Un album envole porte par la guitare magique de Philippe Coignet, un orfèvre qui s’est entoure d’un tour du monde des talents. Mike Stern est venu soutenir ce projet.
Il y a du merveilleux, de l’incandescent et de la décence dans cette respiration inattendue. Dans notre monde asphyxie, il y a quelques étoiles qui se mettent à scintiller. Des perles de nuits, des perles d’envies de changements, de puissances d’arc en ciel de bonheur. On se perdra volontairement dans les chemins sonores qu’emprunte EHA, un mélange de couleur et de passions. Nous avons besoin de ce tourbillon de sons pour réveiller notre imaginaire, EHA l’a fait. Nous avons besoin de plus de tout, d’amour, de dimensions, de visions et EHA l’a conduit.
Ouvrez vos âmes et vos oreilles a ce flux impétueux.
Hellen Page

Pour le troisième album d’EHA, groupe très représentatif de la scène multi-culturelle du Paris des années 2000, le guitariste et compositeur Philippe Coignet a réuni un line up international et exceptionnel : Mike Stern (USA, guitare), Cacau de Queiroz ( Brésil, saxophones et flute), Minino Garay (Argentine, percussions), Michel Alibo (Martinique, basse), Andy Narell (USA, steel pans), Leandro Aconcha (Suisse, claviers), Damien Schmitt (France, batterie), Mario Contreras (Chili, percussions, tiplé), Juan Manuel Forero (Colombie, percussions, voix), Lionel Segui (France, trombone, tuba), Sulaiman Hakim (USA, sax), Rubinho Antunes (Brésil, trompette)

Paris Rio New York est la fusion parfaitement réussie entre World Music, Jazz et Funk, sons électriques et acoustiques, on peut parier qu’une partie des titres de cet album deviendront des standards

‘ PUISSANT, INVENTIF ET SIMPLEMENT BEAU, LE MEILLEUR DU WORLD JAZZ … EXPLOSIF ! ‘

Titres

  • 01 – 1984 – Fanfare
  • 02 – Mars
  • 03 – Missie Didie
  • 04 – Nuits Magnetiques
  • 05 – 1984 – Funky cover
  • 06 – 2 Stars in my Skies
  • 07 – Celeste A
  • 08 – Toronto Layover
  • 09 – Dudatjo
  • 10 – Plain Dance
  • 11 – Queen of my Nights

Dear Internet, les journaux de confinement en ligne se multiplient

Depuis le début du confinement, la tendance est au récit personnel et à la mise en scène en ligne. Les formats se multiplient : les auteurs publient des chroniques régulières dans les médias, les jeunes (et moins jeunes) se filment sur TikTok, d’autres enregistrent leurs propres podcasts, participent à des challenges artistiques ou postent quotidiennement des photos sur leurs comptes Instagram.

Pourquoi se mettre en scène au moment même où l’on est contraint de vivre au ralenti et d’évoluer dans un espace restreint ?

Le journal de confinement permet non seulement de raconter son intériorité & de participer à une expérience psychique collective mais il permet de recréer du lien social en ligne à travers différents outils. Tour d’horizon des différentes tendances en matière de “journaux de confinement”.

Raconter son intériorité & participer à une expérience psychique collective

Jacob Lachat, enseignant et chercheur en littérature française à l’Université de Lausanne (l’Unil), affirme que ces journaux de confinement, quelque soit leur ton – dénonciateur, humoristique, poétique – ont la même fonction que les journaux intimes papier.

Pour Vincent de Gaulejac, sociologue, clinicien & professeur à l’université Paris Diderot, “un journal de confinement est un récit de soi qui permet de sortir du confinement subjectif, (et) de faire quelque chose de ses angoisses personnelles ».

Internet nous a familiarisé avec ce principe de narration personnelle. L’invitation à parler de soi et à se raconter est constante.

“Ce double mouvement narcissique et individualiste caractérise notre société. Il se manifeste à travers l’art, les médias ou toutes les formes de développement personnel”. ajoute-t-il.

Les “journaux de confinement” créent un espace de tendresse nécessaire en ces temps d’isolement.

C’est le cas du “mur de vies confinées”, né sur le dernier post Weibo du docteur Li (décédé du virus le 7 février 2020). Les gens s’y rassemblent virtuellement pour faire le deuil du lanceur d’alerte Covid-19. Les commentaires qu’ils laissent sont de courts récits de vie qui laissent peu de place aux débats ou critiques virulentes.

Le projet artistique This website will self destruct s’inscrit dans une démarche ludique qui incite les internautes à s’exprimer de façon anonyme. Un bouton « Vous ne vous sentez pas bien ? » redirige les utilisateurs anglophones vers des structures de prise en charge mises en place durant le confinement.

La spécificité des journaux de confinement se dessine. La mise en scène de notre individualité permet de rallier une expérience commune d’enfermement.

” En période d’isolement, il ne s’agit pas seulement de raconter sa solitude mais de mettre des mots sur une expérience psychique collective ” explique Olivier Glassey, sociologue spécialiste des usages du numérique à l’Unil.

Recréer du lien social en ligne à travers différents outils

Pour Michael Stora, psychologue et président de l’OMNSH (Observatoire des mondes numériques en sciences humaines), “Les réseaux sont des matrices réconfortantes où l’on retrouve des gens que l’on connaît. Ils agissent comme une bulle où l’on vit avec ses semblables”.

L’audio
Il mêle souvent plusieurs témoignages de vie en confinement.

Dans “Confinement vôtre” (France Culture) des comédiens, philosophes, humoristes, auteures & sportifs prennent la parole pour raconter leur confinement et leur vision du monde qui évolue avec cette crise.

Citons également le podcast Wajdi Mouawad, Directeur du Théâtre national de la Colline qui enregistre quotidiennement 15 minutes de rêverie et de réflexion poétique.

La photographie
Les feeds des réseaux sociaux – et notamment d’Instagram – permettent de collecter des clichés et de constituer des albums photo virtuels qui seront autant de témoignages de la vie quotidienne en confinement.

Le Centre international de la photographie de New York a encouragé les professionnels de la photo et les amateurs à documenter cette nouvelle vie quotidienne sur Instagram. Résultat : 5000 publications sous le hashtag #ICPConcerned.

Les challenges artistiques
Les challenges Instagram sont une vraie tendance en ligne durant cette phase de confinement.

Un exemple de collaboration artistique : la plateforme du New York Times “Art in Isolation”, “An Ongoing Visual Diary in Our Uncertain Times”, qui publie chaque jour une illustration graphique sur le confinement.

Les instagrammeurs s’amusent aussi à reproduire des tableaux célèbres, un challenge très créatif en temps de confinement. A retrouver sous les hashtags #mettwinning, #betweenartandquarantine #gettymuseumchalleng.

MOSQUITO (Original Motion Picture Soundtrack)

MOSQUITO (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Joao Nuno Pinto

Music composed by Justin Melland

Label Plaza Mayor Company Ltd

A Portuguese soldier gets lost in the African jungle, in 1917…

Music Soundtrack on CD Digital & Vinyl Collector Limited Edition

Les musiques électriques ont le défaut d’être éclectiques. Dans un scenario d’une romance de 1917 on aurait pu imaginer des violons et des archers en duo duels, une panoplie d’instruments et de pluriels pour la convention et la forme. C’est une surprise et finalement une agréable surprise de voir un suspens, une histoire se dérouler sous nos yeux avec des synthés, des chuintements. Justin Melland a été choisie pour cette collaboration originale. Un mélange de technique dans un espace-temps qui n’en comptait pas. Un regard angoissant sous un manteau de velours phonétique. C’est le choix judicieux du réalisateur Joao Nuno Pinto. Une histoire romanesque avec des acteurs terriblement vrais. Un road movie dans des contrées perdues pour des âmes qui se sont perdus entre un Don Quichote de trois pommes et des hallucinations de victoires et de guerres qui ne retiendront aucune place dans les mémoires. Mais la musique a été a la hauteur d’un impénitent soldat, a la hauteur d’une face a la vie. C’était ose, vous l’avez réalisé, bravo au réalisateur et bravo au compositeur.

Hellen Page

STATEMENT FROM JUSTIN:

Working with Joao on MOSQUITO has been the greatest highlight of my career.  He is a master auteur and knew exactly what to say to me to inspire my finest work.  The palette I was presented with when starting to work on this amazing film was so rich and inspired, the score nearly wrote itself.  I formulated my analog based, electronic pallet the same way I would an acoustic orchestra.  I thought of the structures like orchestral music, and I blended the textures much the same way I do when writing for more traditional forces.  The thing I love about writing scores, is the process of diving deeply into an instrument to find its expression, to discover what it’s good for and what it “likes” to do.  I let the sound of the instrument itself partially inform how I can write with it.  There is a symbiotic relationship between myself and the instrument that is very inspiring.  When writing the score, I would watch a scene, find the soul of Zacarias in the moment and take that with me into a “material generating discovery session”.  Then I would mold the material into the score for the scene to add depth to the life on the screen.  This is a film composers’ assignment, and it’s one that requires the deepest of emotional and sonic explorations.  Thank you for listening to what I discovered.

Mosquito tell the story of the lonely odyssey, through the inhospitable World War One African landscape, by private Zacarias. A character driven experience, I wanted the audience to be completely immersed in to the soldier’s psych through his entire journey. Justin Melland has this incredible talent for creating emotional audio maps for the characters. Through his music, we dive inside the protagonist mind; experiencing his fears, enduring his obsessions or even feeling euphoric with him. Melland take us do the darkest places with the same at ease that fly us to the brightest sky, his music is powerful and transcendental, in a constant dialectic with the film’s story and visual landscape. Put the volume up, close your eyes and watch the film. 

João Nuno Pinto

DONE DEAL: TENCENT-LED CONSORTIUM COMPLETES $3.4BN ACQUISITION OF 10% OF UNIVERSAL MUSIC GROUP

China-based Tencent Holdings – as the leader of a consortium of backers – is now the proud owner of 10% of Universal Music Group.

UMG parent Vivendi announced the completion of the long-awaited deal today (March 31), exactly three months after the contractual agreement of the acquisition was announced (December 31).

The deal gives Universal Music Group an implied Enterprise Value of €30bn. At last year’s annual exchange rate, that would equate to UMG being worth $33.7bn.

It also means the Tencent-led consortium has acquired its 10% for €3bn, or approximately $3.37bn.

The consortium includes Tencent alongside Tencent Music – in which it is majority owner – plus other financial investors, and can acquire a further 10% in UMG at the same price by January 15, 2021.

In a further important news, Vivendi has confirmed that Tencent Music is acquiring a minority stake in UMG’s Greater China operation for an undisclosed price.

Don’t expect this to be the last we hear about minority stake sales in Universal Music Group, either.

Vivendi said in an update today: “Now that this very significant strategic operation has been completed, Vivendi will pursue the possible sale of additional minority interests in UMG, assisted by several banks which it has mandated.”

It added: “Vivendi is very happy with the arrival of the Tencent-led consortium. It will enable UMG to further develop in the Asian market.”

The company reiterated that an IPO of UMG – which would presumably spin the company out from Vivendi to some degree – is planned, for early 2023 at the latest.

Vivendi said that it “intends to use the proceeds from these different transactions for substantial share buyback operations and acquisitions”.

Universal Music Group, led by CEO & Chairman Sir Lucian Grainge (pictured), saw its overall revenues in 2019 – across recorded music, publishing and other activities – hit €7.16bn ($8.04bn).

A record annual figure for the company under Vivendi ownership, that revenue number was up 14.0% year-on-year at constant currency and perimeter

CHRISTOPHE KITTLER – Album “PLACES”

CHRISTOPHE KITTLER – Album “PLACES”

Des places et des musiques…

Label Plaza Mayor Company Ltd

Les places, petites places de nos mémoires, grandes places des espaces de nos villes et rivages… On a tous en souvenirs des endroits heureux ou malheureux, mais endroits ou nous avons laisse les empreintes de nous et de notre vie. Pourquoi pas en faire un disque, comme on pourrait en faire un roman. Extravagances ou juste petite histoire courte du quotidien. Passionnément et tendrement un retour sur l’instant que les meilleurs appareils photographiques ne sauraient capter. Un mélange de mélancolie comme les poètes enveloppes de leurs manteaux pourraient en offrir. Christophe Kittler emmitouflé dans ses mélodies de bord de mer a pu retracer pour nous les notes de ses ambiances. Un rien romanesque, un rien chevaleresque ce sont toutes les routes que nous avons empruntées un jour. Cela fait un paysage musical, comme un paysage tout court. Partons le temps d’un voyage sur ces places-là.

Hellen Page

“Une flânerie contemplative, romantique, parfois mélancolique sur les chemins de mots choisis… 

Pour découvrir l’univers de Christophe Kittler, il faut partir du monde sensible de sa musique et déguster ses œuvres sur toutes les plateformes musicales.
Son amour du travail bien fait, de la lecture, l’ont amené à jouer avec notre belle langue française, et quoi de mieux que la poésie pour faire flirter sens et sonorités.
Seul un musicien dans l’âme arrive à ce point à nous faire pénétrer dans un champ poétique où chaque mot a été minutieusement élu.”

Prolongement de l’univers poétique de Christophe Kittler et de son recueil de poésie “Des rires aux fenêtres”, le nouvel album “places” nous propose un monde sensible de musiques instrumentales, une flânerie contemplative, romantique, de bords de mers, d’iles et d’océans aux horizons reposants…

  • 01 – Cabourg
  • 02 – Virginie
  • 03 – Re
  • 04 – Canet
  • 05 – D’Yeu
  • 06 – Pernmarch
  • 07 – Bormes
  • 08 – Ville d’hiver
  • 09 – Point du Raz
sdr

L’inquiétante trajectoire de la consommation énergétique du numérique

Le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET) a publié en novembre un rapport sur la consommation d’énergie du numérique en France. L’étude recense le parc, liste les consommations et en déduit leur montant global.

Les résultats sont plutôt rassurants. Par rapport à 2008, la consommation numérique au niveau national semble stabilisée.

Les transformations en cours (croissance des usages vidéo, « numérisation de l’économie », « plate-formisation », etc.) ne semblent pas avoir de conséquences sur la dépense énergétique.

Un constat qui s’expliquerait par les gains en efficacité énergétique, et par le fait que la progression de la consommation des smartphones et data centers a été compensée par le déclin des télévisions et des PC.

Ces conclusions, au premier abord optimistes, méritent toutefois un examen plus approfondi.

61 millions de smartphones en France
Avant tout, voici quelques repères donnés par le rapport pour appréhender l’ampleur du parc numérique français. Le pays compte 61 millions de smartphones en service, 64 millions d’ordinateurs, 42 de téléviseurs, 6 millions de tablettes, 30 millions de box… Ces volumes déjà importants sont toutefois à prendre avec des pincettes, les auteurs du rapport estimant avoir fortement sous-évalué les équipements professionnels.

Le rapport prévoit dans les prochaines années une croissance du parc de smartphones (notamment chez les personnes âgées), une baisse de celui des PC, la stabilisation des tablettes et une saturation du temps passé sur écran (qui s’établit aujourd’hui à 41h/semaine).

Le texte suggère néanmoins de rester attentif, notamment sur les nouveaux usages : la vidéo 4K puis 8K, les jeux sur cloud via 5G, la voiture connectée ou autonome, l’installation grandissante de centres de données en France et le stockage de données… Une hausse de 10 % de la vidéo en 4K en 2030 produirait à lui seul une hausse de 10 % de la consommation électrique globale du numérique.

Nous pensons que ces conclusions rassurantes doivent être pour le moins tempérées, pour trois principales raisons

L’efficacité énergétique, pas éternelle
La première est l’efficacité énergétique. Le célèbre énergéticien Jonathan Koomey a établi en 2011 que la puissance de calcul par joule double tous les 1,57 ans.

Mais cette « loi » de Koomey résulte d’observations sur quelques décennies seulement : une éternité, à l’échelle du marketing. Pourtant, le principe de base du numérique est toujours le même, depuis l’invention du transistor (1947) : utiliser le déplacement des électrons pour mécaniser le traitement de l’information. La cause principale de la réduction de la consommation est la miniaturisation.

Or, il existe un seuil minimal de consommation d’énergie physique pour déplacer un électron, dit « minimum de Landauer ». Un tel minimum théorique ne peut être qu’approché, en termes technologiques. Ce qui signifie que l’efficacité énergétique va ralentir puis s’arrêter. Plus la technologie le côtoiera, plus les progrès seront difficiles : on retrouve en quelque sorte la loi des rendements décroissants établie par Ricardo voici deux siècles, à propos de la productivité de la terre.

La seule manière de surmonter la barrière serait de changer de paradigme technologique : déployer l’ordinateur quantique à grande échelle, dont la puissance de calcul est indépendante de sa consommation énergétique. Mais le saut à accomplir est gigantesque et prendra des décennies, s’il se produit.

Une croissance des données exponentielle
La seconde raison pour laquelle le constat du rapport est à relativiser est la croissance du trafic et de la puissance de calcul appelée.

Selon l’entreprise informatique américaine Cisco, le trafic décuple actuellement tous les 10 ans. Suivant cette « loi », il sera multiplié par 1 000 d’ici 30 ans. Aujourd’hui, un tel débit est impossible : l’infrastructure cuivre-4G ne le permet pas. La 5G et la fibre optique rendraient possible une telle évolution, d’où les débats actuels.

Regarder une vidéo sur un smartphone implique que des machines numériques – téléphone, centres de données – exécutent des instructions pour activer les pixels de l’écran, générant l’image et son changement. Les usages du numérique génèrent ainsi de la puissance de calcul, c’est-à-dire une quantité d’instructions exécutées par les machines. Cette puissance de calcul appelée n’a pas de rapport évident avec le trafic. Un simple SMS peut aussi bien déclencher quelques pixels sur un vieux Nokia ou un supercalculateur, même si bien entendu, la consommation d’énergie ne sera pas la même.

Dans un document datant déjà de quelques années, l’industrie des semi-conducteurs a tracé une autre « loi » : celle de la croissance régulière de la puissance de calcul appelée à l’échelle mondiale. L’étude montre qu’à ce rythme, le numérique aurait besoin, en 2040, de la totalité de l’énergie mondiale produite en 2010.

Ce résultat vaut pour des systèmes pourvus du profil moyen de performance de 2015, date de rédaction du document. L’étude envisage aussi l’hypothèse d’un parc mondial pourvu d’une efficacité énergétique 1000 fois supérieure. L’échéance ne serait décalée que de 10 ans : 2050. Si l’ensemble du parc atteignait la « limite de Landauer », ce qui est impossible, alors c’est en 2070 que la totalité de l’énergie mondiale (en date de 2010) serait consommée par le numérique.

Numérisation sans limites
Le rapport ne dit pas que les usages énergivores ne sont pas quelques pratiques isolées de consommateurs étourdis. Ce sont des investissements industriels colossaux, justifiés par le souci d’utiliser les fantastiques vertus « immatérielles » du numérique.

De toutes parts, on se passionne pour l’IA. L’avenir de l’automobile ne semble plus pouvoir être pensé hors du véhicule autonome. Microsoft envisage un marché de 7 milliards de joueurs en ligne. L’e-sport se développe. L’industrie 4.0 et l’Internet des objets (IdO) sont présentés comme des évolutions irréversibles. Le big data est le pétrole de demain, etc.

Or, donnons quelques chiffres. Strubell, Ganesh & McCallum ont montré, à partir d’un réseau de neurones courant utilisé pour traiter le langage naturel, qu’un entraînement consommait 350 tonnes de CO₂, soit 300 allers-retours New York – San Francisco. En 2016, Intel annonçait que la voiture autonome consommerait 4 petaoctets… par jour, sachant qu’en 2020 une personne génère ou fait transiter 2 GB/jour : 2 millions de fois plus. Le chiffre annoncé en 2020 est plutôt de 1 à 2 TB/heure, soit 5000 fois plus que le trafic individuel.

Une caméra de surveillance enregistre 8 à 15 images/seconde. Si l’image est de 4 Mo, on arrive à 60Mo/s, sans compression, soit 200 Go/heure : c’est tout sauf un détail dans l’écosystème énergétique du numérique. Le rapport EDNA de l’IEA pointe ce risque. La « vidéo volumétrique », à base de caméras 5K, génère un flux de 1 To… toutes les 10 secondes. Intel estime que ce format est « le futur d’Hollywood » !

Le jeu en ligne consomme déjà plus, en Californie, que la puissance appelée par les chauffe-eau électriques, les machines à laver, les machines à laver la vaisselle, les sèche-linge ou les cuisinières électriques.

MASAE GIMBAYASHI – Album « Je te veux »

MASAE GIMBAYASHI – Album « Je te veux »

Classic variations

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

On parle et reparle avec plaisir de la poétesse du piano en nommant Masae Gimbashi.

Car un piano peuple de notes, on le savait déjà, mais peuple des temps magiques et des temps nostalgiques d’un Japon médiéval et d’un Japon mélancolique, c’est déjà plus surprenant.

Fille d’un authentique poète, elle a l’âme de ces dames nonchalantes qui aiment les choses bien faites. Comme une gamme appuyée, comme un amour des belles… C’est un autre regard, une façon tendre et contemplative de ce monde. C’est un morceau d’Erik Satie, une improvisation qui s’improvise toujours entre deux titres. Il y a le son des virtuoses qui dans la discrétion affutent leur arme comme leur touche délicat. Et il y a ces épicuriens du son, qui donnent du velours a l’espace-temps. Une des raisons de se pencher sur le berceau de la création est cette insouciance et ténébreuse inspiration.

L’inspiration nous vient a l’écoute et au regard de l’autre.

L’autre sera Masae dans son magnétique opus : Je Te Veux.

Hellen Page

«Dans cet album l’improvisation est intégrée entre Satie et Gershwin, signe de sa musicalité unique cultivée dans le jazz. La musique du passé et son “maintenant” s’illuminent comme un miroir. La sélection de la musique, et bien sûr la performance elle-même sont parfaites. L’excellence de l’enregistrement qui capture le son du piano augmente sans aucun doute sa valeur.» – Shin-ichi Numabé critique musical, Japon

CD Digital & CD Physical Digipack

Masaé GImbayashi

Masaé se produit en Europe et au Japon, Etats-Unis, invitée aux Festivals comme Normandie Impressionniste, Festival Albert Roussel, Bray normand jazz festival, 150e anniversaire d’amitiés franco-japonaise, 150e d’ouverture du port d’Yokohama, Festival des clochers… Lauréat des concours nationaux et internationaux, élève de Jay Gottlieb et Victoria Melki, Serge Petitgirard.

Elle a enregistré 5 albums solo chez Plaza Mayor Company Ltd (le dernier fin février 2020 ‘Je te veux’ ) et 1 album de Trio Waziniak (intrication) ‘Motian’s traces’. Membre du jury du concours de piano «Pianoopen» à Mérignac en 2009, Les Clés d’Or concours international, et l’ambassadrice du concours les Clés d’or à Tokyo.
«Éblouissant concert – Elle explore à merveille la variété et la richesse de l’instrument. Un pur bonheur pour le public qui la rappelle encore et encore. (Le Dauphiné Libéré, France)»
«Une nouvelle phase de la musique pour le piano a été montrée (Chopin, Japon)»

Musique et poesie est la signature de Masae Gimbayashi.