THE WARDEN (Original Motion Picture Soundtrack)

THE WARDEN (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Nima Javidi

Music composed by Ramin Kousha

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution The Orchard

On a envie de parle de choses autres, serieuses et peu serieuses. Un autre regard, une autre energie. Et il est curieux de voir que des peuples qui ont les pires difficultees se mettent a un surpluss d’imagination, de combativite. Car la vie meme obstruee par les nuages peut s’assembler sous d’autres cieux.

C’est un curieux petit film, fait on l’imagine dans des conditions plus ou moins faciles et qui detonne et etonne les festivals. The Warden signe du directeur Nima Javidi est une ballade dans un univers carceral avec un amateur de musique classique qu’il diffuse aux prisonniers qu’il administre. S’il ne s’agissait un endroit et d’une situation sinistre, cela pourrait une fable comme on aimerait s’en inventer plus souvent. Autour de cette fable une musique extraordinaire d’un jeune prodige Iranien : Ramin Kousha. Un score brillant et ennivrant, une maitrise harmonique et diplomatique des notes dans un contexte troublant. Ramin Kousha vit entre l’Iran et Los Angeles et est sans doute promis a de belles partitions, tant sa maitrise, son langage musical est sonore et perfomant. Il y a ces belles partitions et il y a des partitions qui ne laissent pas insensible et dont on peut se dire que l’on vient d’entendre quelque chose.

Ce quelque chose s’appelle The Warden, avec une tres belle bande son.

Helle Page

A prison is about to be evacuated to make room for an airport expansion project. Colonel Jahed and his officers are busy transferring all inmates to the new facility, but one inmate is missing.

Ramin Kousha is an Iranian-raised, Los Angeles based composer. Classically trained from the age of six Ramin has developed wide technical backgrounds with an expertise in unique artistic approaches including electronic and orchestral. His music is heard in numerous projects covering a variety of formats such as feature films, documentaries, TV series, and video games. Shortly after learning music theory and performing piano in various orchestras, Ramin realized his passion for composing. This eventually led him to study and work for the well-known Iranian classical composer Ahmad Pejman. At the age of 18 he decided to move to the United States to pursue his dream of film scoring. Ramin’s professional career began composing original scores for student films in college which shortly led to writing for features films. Ramin earned his bachelor of arts in music composition from California State University, Northridge.

Track List

  • 01 – Last Day In Jail
  • 02 – Countdown
  • 03 – Time To Leave This Place
  • 04 – Ultimatum
  • 05 – Pieces From The Whole
  • 06 – Looking Everywhere For Him
  • 07 – Gas Attack
  • 08 – Aftermath
  • 09 – Losing Consciousness
  • 10 – Dead End
  • 11 – We Know Everything Now
  • 12 – Suspicion
  • 13 – Light & Darkness
  • 14 – Circles
  • 15 – One More Time
  • 16 – Free Him

Professionnels des médias : relever le défi de la confiance

Mardi 8 octobre, journalistes, éditeurs, producteurs et fondateurs de médias français et internationaux se sont rendus à la Maison de la Radio et aux Echos, à quelques pas de la Tour Eiffel, pour la deuxième édition du Festival Médias en Seine, animés autant par cette ferveur pour leur métier que par les précipitations de la journée. Au menu : une journée de conférences, de master classes et de découvertes innovantes pour débattre, imaginer et co-construire les médias de demain. L’occasion de faire partager un regard nécessairement optimiste sur l’industrie, mais qui se heurte à une tendance de fond – à laquelle les professionnels ont fait référence tout au long de la journée – celui de la méfiance du public vis-à-vis des médias.

La crise de confiance : les chiffres

« On est à la trente-deuxième édition du baromètre de La Croix et la confiance est battue en brèche » affirme le rédacteur en chef François Ernenwein. Cela concerne tous les médias : de la radio qui perçue par 50% des personnes sondées comme étant crédible (-6 points sur un an) jusqu’à Internet, qui comme l’année précédente se situe à 25%.

Fake news, deepfakes, clickbait, autopublication sur les réseaux sociaux, comment faire pour garantir une information vérifiée à l’heure ou les informations les plus falsifiées se trouvent à portée de clic ?

« La confiance est importante mais elle peut également être dangereuse. Nous souhaitons que les gens fassent confiance aux choses dignes de confiance et doutent du reste » explique Rasmus Kleis Nielsen, directeur de l’Institut Reuters pour le journalisme.

Selon le Reuters Digital News Report 2019, 42% des gens interrogés disent pouvoir faire confiance aux informations. En France, seulement 24% des gens interrogés disent pouvoir se fier aux informations.

Penser les facteurs de confiance de manière globale

On aurait tendance à penser que ce sont les pratiques éditoriales qui font pencher la balance dans la relation avec le public. Mais R.K. Nielsen souligne que la relation médias – audience doit être repensée de manière globale. Après avoir interrogé les consommateurs, R.K. Nielsen a regroupé les facteurs de confiance dans 3 catégories :

  • Les pratiques et valeurs éditoriales. On parle ici d’impartialité, de transparence, de précision, et d’indépendance. Mais il faut également mieux communiquer et expliquer les méthodes journalistiques à l’audience, comme le rappelle Albert Moukheiber, docteur en neurosciences. « Il y a un effet du messager. Si je je trouve qu’il y a des conflits d’intérêt avec le messager, c’est perdu d’avance. Il y a tout un travail à faire pour expliquer comment fonctionne le journalisme. »
  • Les valeurs, qu’elles soient sociétales ou politiques. Un média renvoie à des valeurs et des idéaux auxquels les personnes s’identifient… ou pas. Un exemple est le réel écart de confiance dans les médias entre les démocrates et les conservateurs sous l’ère Trump. Peu importe les pratiques éditoriales de certains journaux réputés, les conservateurs voient une presse qui éveille l’hostilité contre un personnage qu’ils aiment.
  • Les identités, aussi bien individuelles que collectives. Un individu pourrait être amené à consulter un média par la recommandation ou le partage d’un article par un ami, ou bien en étant influencé par les habitudes de ses parents. L’effet du réseau (social) sur la consommation d’information est particulièrement prononcé chez les jeunes. En effet, 57% des consommateurs entre 18-24 ans aux États-Unis et au Royaume-Uni ont leur premier contact avec une information via les réseaux sociaux (Digital News Report 2019). Résoudre cette fragmentation reste une question compliquée. « Nous pourrions refléter les valeurs, les aspirations et les idéaux de certaines parties de la population qui se sentent attaquées, mais cela peut impliquer des questions inconfortables » dit R.K. Nielsen.

BRUNO DESPLAN – Album “CoHitDuÔ”

BRUNO DESPLAN – Album “CoHitDuÔ”

& Isabelle Guidon & Francois-Pierre Camin

Featuring Clotilde Rullaud

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

On parle de jazz mais le terme est large, tellement en globalisant…de Cole Porter aux Moulins de mon Cœur de Michel Legrand. Il vaudrait mieux parler de liberté. Le jazz est une liberté de jouer, d’interprétation. Le jazz peut s’afficher de tellement de manières. Avec la découverte du nouvel album de Bruno Desplan, je préfère parler de la liberté de ton et d’impertinence. Liberté des mots et d’images. CoHitDuo est quand même une sacre image a elle ou lui-même. Enfin cette ballade incessante, deux doigts sur le clavier d’un piano, deux voix qui se fondent et se confondent. On a de quoi faire, un bout de chemin, un bout d’évasion. Rien ne sera plus pareil. Rien ne peut se faire à la méthode de… Mais tout se fait et se défait dans des gammes plus que chromatique. Tout se transforme et se corrige en un sacre mélange d’humeur. C’est peut-être les couleurs de l’arc en ciel, peut être le rayonnement de la création. Ça joue, ca défile des mots comme des idées. Nous aimerons et salueront la liberté de vivre et de survivre aux regles établies.

Nous aimerons Bruno Desplan et son sensible CoHitDuo

Hellen Page

L’album « CoHitDuÔ » est écrit, composé, joué au piano par Bruno Desplan qui fusionne sa voix à celle de Clotilde Rullaud pour former un Quintette atypique avec ses complices le contrebassiste François-Pierre Camin et la percussionniste Isabelle Guidon,  rallié par la flutiste Nadia Feknous. Ensemble, ils concoctent un jazz sensible aux saveurs subtils, épicés de syncopes caribéennes, aux parfums d’harmonies asiatiques sur une poésie mélodique française assaisonnée de dissonances contemporaine ; qui décrit en 14 titres par le mélange des sons et des mots, les sensations sensuels, sensoriels, sentimentales et même sexuelles d’une relation amoureuse de la rencontre à l’union officielle.

  • 01 – L’Yin dans’ Yang
  • 02 – L’emotion sincere
  • 03 – (Renaitr’) sans sens
  • 04 – Partout Toujours
  • 05 – Magnetique reve
  • 06 – CoHitDuo
  • 07 – Rassure-moi !
  • 08 – Casse !!!
  • 09 – Comptine n. 4 : « Je aime toi (poeme exil) »
  • 10 – Fleurs de po-esie
  • 11 – Hymn’Intim’
  • 12 – C’est
  • 13 – Langues des mains
  • 14 – No doute no, No doute no!

Edward Snowden et l’« Utopie déchue »: quand Internet est devenu un appareil de surveillance

Le hasard de l’édition fait bien les choses. Deux livres font office de miroir, se renvoyant l’un à l’autre. Miroirs de papier pour la critique de l’univers numérique.

Il y a d’un côté « Mémoires Vives » (Seuil), pas seulement un témoignage mais la pédagogie d’une lente prise de conscience, celle d’un lanceur d’alerte qui bouscula le monde par ses révélations. C’est ainsi que la planète put découvrir l’existence d’un dispositif de surveillance de masse made in USA.  Pas à pas – sans s’épargner – Edward Snowden livre toutes les étapes d’une lucidité décillée aussi attendrissante que rageuse.

Il y a de l’autre côté, l’ouvrage qui fait écho. Autant Snowden est un acteur du « drame » numérique, autant Félix Tréguer avec son « Utopie déchue » en est le théoricien/historien. La tentation de n’apercevoir que la modernité informatique de l’américain, est ici battue en brèche par le membre fondateur de « La Quadrature du Net ».  Ce qui se présente comme une contre-histoire d’Internet, du XVe au XXI siècle est plus que salutaire pour comprendre la portée du geste accompli par l’homme réfugié à Moscou.

« Mémoires Vives » a, de prime abord, quelque chose du récit d’un pirate.

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Ici, le mot est à prendre au sens très répandu, chez les parents, mi fâchés, mi admiratifs, face à l’insolence de leur chère tête blonde. Banlieue de Washington. Papa est garde-côtes, et maman travaille dans une société d’assurances dont les clients sont salariés à…la NSA. Autrement dit, l’agence nationale de la sécurité qui a son siège à Fort Meade. C’est l’un des 17 organismes chargés du renseignement aux États-Unis. Son domaine : espionner tous les échanges d’origine électromagnétique à travers le monde.

Le petit Edward n’apprécie guère l’heure à laquelle on l’envoie au dodo. Alors à l’âge de six ans, il va retarder toutes les horloges du foyer, y compris celle du micro-ondes. Histoire de s’accorder quelques prolongations… COMODORE 64, puis NINTENDO, et surtout « LE » COMPAQ – l’équivalent d’un frère dit Snowden- les machines apportées par le père aiguisent la curiosité d’Edward au fil des ans.

« Ma curiosité était aussi grande qu’internet », précise-t-il. Mais aux yeux de l’enfant, rien que de très normal dans tout cela. Pire, dit-il, « Si vous étiez moi, vous étiez myope, maigre, en avance sur votre âge… et à 10 ans vous vous êtes intéressé à la politique ». Bref, Eddy le petit pirate va bientôt se lancer dans le piratage informatique.


A 13 ans il se crée un emploi du temps calculé, courbes statistiques à l’appui, sur ce qui rapporte ou pas sur le carnet de notes : exercices écrits, interro surprise à l’oral, présence… On ne le voit plus vraiment au lycée mais ses résultats restent dans la bonne moyenne. Stupéfait, un prof salue « la beauté » du stratagème et change sa méthode de notation. « Comme tous mes camarades, confie Snowden, je n’aimais pas les règles, mais j’avais peur de les enfreindre ». La suite a prouvé que cette peur a bel et bien été vaincue.

Déception d’un jeune patriote, édifiant constat de pratiques contraires à ce qu’il croyait être les valeurs du pays, cynisme et mensonges des gouvernants prêts à tout au nom de la sécurité pour mettre en place un appareil légal qui réduit toujours plus les libertés… Le parcours relaté par Snowden sonne, au fil des étapes de sa montée en puissance dans l’agence, comme autant de stations le conduisant vers sa « disparition professionnelle et personnelle ». Un « c’en est trop, il faut parler » qui s’installe peu à peu au risque de sa vie privée, rupture avec le quotidien d’une famille, d’un amour… Au risque de sa liberté… Franchir le miroir c’est ici fréquenter une sorte de mort.

Un événement déclencheur ? Parmi d’autres ce que lui-même appelle une vision de science-fiction. Glaçante.

Edward Snowden a 29 ans Nous en sommes en 2013, l’année même de son « départ ». Le voilà dans son bureau de la banlieue de Washington. Sa mission du jour consiste à tout savoir d’un universitaire indonésien. Ciblé par la NSA, l’homme a d’ores et déjà été mis à nu par le service. En parcourant son dossier, Snowden découvre la vie numérique du « suspect », ses centres d’intérêt, sa correspondance… Un dispositif de « gardiennage virtuel » permet même de savoir si l’inconnu qui n’en est plus un, s’éloigne trop de son domicile. Mais c’est une vidéo familiale qui va attirer toute l’attention d’Edward, l’homme est avec son fils.

« le Père essayait de lire quelque chose mais le gosse passait son temps à gigoter. Le micro interne de l’ordinateur captait son petit rire, et j’étais là à l’écouter … L’enfant s’est redressé…Le père a regardé directement vers la webcam de l’ordinateur. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir le sentiment que c’était moi qu’il regardait. Je me suis soudain rendu compte que je retenais mon souffle… »

Snowden raconte qu’il a fermé brutalement sa session, et s’est précipité vers les toilettes. S’il fallait être convaincu, il l’était définitivement. L’intrusion de son service dans la vie privée de chacun n’était pas un fantasme. Il le savait déjà depuis longtemps. Il était dévasté.

Tout dans cette scène lui rappelait son histoire à lui. Une histoire qui lève le voile, mieux, démystifie le fonctionnement d’un service perçu jusque-là comme le symbole de l’hyper-puissance. L’aspirant Snowden, le futur recruté parle des hôtels misérables qu’il a fréquentés tout au long de sa formation. Un jour, un escalier va même s’effondrer et sa réclamation portée par lui aux autorités lui vaudra un rappel à l’ordre bien senti. Snowden va vivre la condition de nombre d’employés de la NSA : être un « Homo contractus ».

L’État 2.0 sous-traite massivement ses tâches à des sociétés privées, accuse l’auteur. De sorte que l’agent, « loin d’être un fonctionnaire assermenté, est un travailleur temporaire, dont le sentiment patriotique est motivé par le salaire… Le gouvernement fédéral représente moins l’autorité suprême qu’un gros client ». La foi dans la cause en prend ainsi un rude coup aux yeux du jeune homme.

Et pourtant, Il y a bien cette séance d’endoctrinement qui sera l’une des étapes de ce qui peu à peu devient une odyssée. « Elle visait à nous faire comprendre que nous étions l’élite, grince Snowden. Et d’ajouter, « rien ne rend aussi arrogant que le fait de passer sa vie à superviser des machines dépourvues de sens critique… On finit par s’en remettre à sa tribu, plutôt qu’à la loi. »

Voilà pour le cadre selon l’auteur/acteur de l’histoire. Mais il reste à découvrir le personnage de l’ombre, surnommé Frankenstein par Snowden.

Et c’est à Tokyo cette fois que se transporte le récit. Un mystérieux rapport atterrit sur le bureau du jeune administrateur système en place dans la capitale japonaise. Il contenait « les programmes de surveillance les plus secrets de la NSA… Il décrivait des manœuvres si foncièrement criminelles qu’aucun gouvernement ne pouvait le rendre public sans l’avoir expurgé au préalable ». De fait, Snowden a sous les yeux le dispositif de « la collecte de grande ampleur » de la NSA, le Frankenstein de « la surveillance de masse ».

Et défilent les acronymes de la grande machinerie qui observe, écoute, enregistre tout un chacun, du plus petit au plus grand nombre…

« Il y a PRISM qui permet à la NSA de collecter les données auprès de Yahoo, Google, Facebook, Paltalk, You Tube, Skype, AOL, et Apple… » Il y a Upstream Collection, qui grâce à TURBULENCE collecte des données, cette fois sur les infrastructures d’internet. « L’une des armes les plus puissantes de la NSA », affirme Snowden.

L’idée de lancer l’alerte va bientôt s’imposer au jeune homme. Mais comment faire dans ce lieu du virtuel où chaque geste laisse une trace indélébile, pour sortir les documents accusateurs ? Un vieil ordinateur, des cartes SD habituellement réservées pour le stockage des photos, feront l’affaire. Le wistleblower va méthodiquement capturer des images par milliers, et attendre, attendre encore et toujours que les cartes se remplissent peu à peu de ses pièces à conviction. Ultime procédé utilisé, les facettes du fidèle compagnon de Snowden, un Rubikscube, idéal pour héberger les cartes SD… On connait la suite.

A Hong Kong celui qui est alors devenu un défecteur a donné rendez-vous à des journalistes. Non sans malice, Snowden affirme que ces derniers sont souvent prêts à tout pour un scoop, mais qu’ils ne comprennent rien à l’informatique. Or, son scoop, c’est de l’informatique. D’où l’impérieuse nécessité d’être pédagogue. Et c’est d’une chambre d’hôtel que les vagues du grand scandale ont déferlé. Devant la télé Snowden fut le premier spectateur de ce qu’il avait provoqué. Satisfaction mais aussi et surtout angoisse. Désormais, le monde ne pourrait plus dire, comme la célèbre formule le martèle, « on ne savait pas !». Les réactions furent innombrables.

Pour ne parler que d’eux, les services français furent eux aussi effarés par l’ampleur de l’intrusion américaine. De fait, les affirmations du lanceur d’alerte avaient été vérifiées. Un responsable du renseignement partit rencontrer la chefferie de la NSA. On affirma que l’on ne recommencerait plus. Entre amis cela ne se fait pas, leur avait dit l’émissaire français. Ce dernier eut droit à la visite d’un lieu là encore stupéfiant. Une salle énorme, aux murs couverts d’écrans de télévision. « Vous voyez, lui a dit son guide, ici on peut observer le monde… Et où est la France ? interrogea le visiteur… Il eut pour toute réponse : Ah ça…. (silence).

IOAN STREBA – Album “BALKANS JAZZ”

IOAN STREBA – Album “BALKANS JAZZ”

Ethnic Gipsy Blues

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

Un vent d’Est secoué sous nos températures battues d’océan et de souffle chaud. Un vent d’Est qui s‘époumone en clarinettes, trompettes, tubas… Un vent d’Est a la façon d’un Marco Polo qui chevaucherait les grandes plaines pour nous apporter sa livraison de parfums et de richesses. Ioan Streba chevauche depuis quelques années les planches des meilleurs jazzmans de Bireli Lagrene a Thomas Dutronc ou Didier Lockwood. Grand argentier de la mouvance Gypsy Blues, ce fervent de la culture des Balkans a tant à nous dire, tant à partager. Le bonhomme est à la hauteur de son talent : chaleureux, bon vivant, aimant la vie comme un casaque aime les ciels d’aventure. Voyagez dans ce nouvel album, comme on voyagerait dans un Orient Express aux lents remous et aux velours chatoyants. Voyagez comme si vous preniez un métro en ligne directe pour Budapest ou Saint Petersbourg, car ce sont les brumes imaginaires qui ont le plus beau destin de nos rêves. Il n’y a que le souffle violent qui peut retenir les âmes et les larmes. Il y a de tout cela dans le magnifique album « Balkans Jazz – Gypsy Blues » que nous livre Ioan Streba.

Voyage garantie au pays du talent.

Hellen Page

IOAN STREBA, musicien roumain installe a Paris depuis de nombreuses années, propose avec ce projet original mêlant ses influences musicales gipsy a un jazz très moderne. Or, quoi de mieux que Paris, solidement accompagne par trois musiciens référents de la scène jazz : Philippe Milanta au piano, Bruno Rousselet a la contrebasse et Philippe Soirat a la batterie, pour tente une rencontre entre ces deux univers libres, d’ouest en est ?

La barre est placée haut, et le résultat surprenant, qui n’est pas sans rappeler la clarinette de Buddy de Franco ou d’Eddie Daniels ou des quartets de Desmond, Coltrane ou Gets…

Pour autant, il s’agit d’une musique actuelle, parfaitement originale, dans laquelle le phrase et les structures du blues imprègnent les compositions originales de Ioan, ou inversement !…

Un album riche d’un Quintet festif ou d’un Trio Ethno & Gipsy jazz blues.

Transformation digitale : comment repenser le système de valeurs dans une économie de la connaissance

La façon dont nous pensons influence les produits que nous concevons. À l’occasion du lancement de la Chaire “Good in Tech” à l’Institut Télécom Paris début septembre, Rahaf Harfoush, auteur et professeur à Science Po Paris nous sensibilise sur la façon dont les outils technologiques façonnent notre avenir.L’occasion pour cette anthropologue du numérique de nous rappeler que nous devons être vigilants et pro-actifs dans un écosystème en pleine mutation.

Des outils qui s’abreuvent de nos données personnelles

90 % des données mondiales ont été créées ces deux dernières années. Aujourd’hui, les entreprises n’utilisent que 12 % des données disponibles. La technologie est présente dans tous les aspects de notre vie quotidienne. Elle modifie notre façon de voyager, de draguer, de nous distraire. Ces applications récoltent des données de plus en plus précises sur nous au fil de nos utilisations : l’état de nos finances, nos heures de sommeil, le nombre de pas effectués par jour, nos performances sportives, et même notre dernier pic d’ovulation.

“Aujourd’hui votre smartphone vous connaît mieux que votre partenaire” déclare Rahaf Harfoush.

Cette intimité digitale donne de plus en plus de pouvoir à l’économie actuelle, mais il y a un coût humain à toute cette technologie. Désormais, les entreprises sont en mesure d’analyser toutes ces données personnelles pour nous cibler dans notre personnalité, nos habitudes de vie et de consommation.

“Nous devons commencer à obtenir de la transparence sur quelle entreprise collecte quel type de données et ce qu’ils en font”, commente Rahaf Harfoush.

Des outils qui véhiculent des systèmes de croyances

“Il est très important pour nous de réaliser que les outils techniques que nous utilisons chaque jour dans notre vie quotidienne véhiculent des systèmes de croyances”, rappelle Rahaf Harfoush.

Les produits développés héritent des biais cognitifs de leurs concepteurs. Ainsi, Marc Zuckerberg a une idée très spécifique du rôle que doit jouer la technologie dans la vie quotidienne des gens. Il ne croit pas à la notion de vie privée. Et cette croyance façonne l’évolution de son algorithme, des produits qu’il fait développer et de sa plateforme mondiale. Le système de croyances du patron de Facebook impacte plus de deux milliards d’utilisateurs. Et cette influence va bien au-delà des utilisateurs Facebook puisqu’elle a des conséquences géopolitiques.

Autre exemple : les filtres Snapchat et leur influence sur la santé mentale des jeunes. “Certains adolescents se rendent dans des centres de chirurgie esthétique et demandent à ressembler à leur selfie Snapchat. Cela montre bien que l’outil technologique lui-même véhicule certaines valeurs”, commente Rahaf Harfoush.

“Tel le chien de Pavlov, quand notre téléphone vibre, nous consultons les likes et messages reçus qui nous fournissent un bon shoot de dopamine. Nous nous entraînons à devenir accros à cette interaction constante avec notre smartphone. Nous sommes en ce sens co-responsables” ajoute Rahaf Harfoush.

Co-construire un système de valeurs centré sur l’humain

“Nous commençons réellement à voir une vraie différence entre le système que nous avons et le système dont nous avons besoin. Il y a une vraie disruption dans la confiance envers les individus qui sont censés protéger l’intérêt public. C’est une situation sans précédent”, alerte Rahaf Harfoush.

Selon l’anthropologue, notre modèle de productivité personnelle est inspiré du modèle de de la société industrielle et militaire. Or, nous vivons aujourd’hui clairement dans une économie de la connaissance. La compétence clef dans cet écosystème est la créativité. Or l’évaluation de la performance individuelle dans les entreprises est toujours inspirée du vieux modèle industriel. On mesure l’efficacité des salariés au nombre de tâches accomplies dans une journée de huit heures. Cela a fonctionné durant un temps. Mais dans une économie de la connaissance, les salariés sont davantage attendus sur l’élaboration de stratégies efficaces, la mise en place de nouvelles idées et la conception de produits originaux. Ces éléments-là ne sont pas mesurables avec des indicateurs de temps.

“Nous ne sommes pas créatif entre 9 h 00 et 18 h 30. Ça n’a aucun sens. D’autant plus que la créativité implique une période “hors du temps”. Pourquoi avons-nous toujours les meilleures idées sous la douche, en faisant la vaisselle ou en promenant notre chien ? Il faut trouver de nouveaux indicateur de performance qui font sens.”

Selon Rahaf Harfoush, nous vivons dans une société où les compétences techniques sont surévaluées par rapport aux connaissances en sciences humaines.“Aujourd’hui nous avons d’excellents ingénieurs qui sont capables de tout coder, mais qui ne savent pas quoi coder”Pour que l’écosystème fonctionne, il faut que productivité et créativité soient entremêlées. Il faut  designer en priorité des outils à partir d’une vision centrée sur l’humain.

“Lorsque nous acceptons les conditions générales d’utilisation d’un produit web sans les lire, nous disons “oui” à la vision de l’avenir de la personne qui a conçu le produit. Cet acte n’est pas anodin”, commente Rahaf Harfoush. Une nécessité : éviter de tomber dans le piège aveugle du progrès et vérifier si nous partageons cette vision du progrès en tant qu’utilisateur.

“L’heure est à la co-création. La dimension humaine doit être au centre de l’innovation aujourd’hui.”, conclut Rahaf.

La notion de “transformation” digitale est erronée, car celle-ci implique un changement qui n’aurait lieu qu’une fois. Il est plus pertinent de parler d’”évolution digitale” puisque le travail n’est jamais accompli. Nous serons amenés à nous adapter constamment à des mutations technologiques. L’attitude préconisée selon l’anthropologue syrienne ?  “Rester curieux et créatif. Tester chaque solution désignée et faire attention à nos biais cognitifs.”

OGGI 4UATTRO – La Dolce Vita

OGGI 4UATTRO – Album “La Dolce Vita”

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

Oggi 4uattro, la nouvelle sensation italienne. Des mots, des sons comme s’il en pleuvait. On fait le plein de mélodies, on fait des rêves colorés. Pas que de Venises et des sempiternels gondoliers mais d’une certaine idée de la pop en général et de la pop Italienne en particulier. Quand un peintre siffle une chanson c’est une bonne chanson, combien de chansons se sifflent sur les chantiers et ailleurs aujourd’hui. Retrouver le sens de la mélodie, de la bonne alchimie du magicien des notes et des parfums d’émotions. Giancarlo Nisi, aussi créateur du groupe Milk & Coffee mais un des acteurs de cette chanson populaire italienne, renoue avec ce talent de toucher et pénétrer les cœurs. Un quatuor aux beautés blonde, brune et café au lait et un sens des ritournelles qui nous ont tous chavires un jour de Umberto Tozzi a Toto Cutugno… Il y avait une magie dans ses refrains et ses ritournelles a faire pâlir les Juke boxes, Il y avait une douce folie a s’enivrer de ses parfums qui semblait désuet et pourtant. Et pourtant ca fonctionne toujours, une bonne chanson, un rythme et au bout une émotion. Bravo a cette équipe de Oggi 4utto de trouver le ton juste et de faire tourner encore et encore des mélodies.

Hellen Page

OGGI 4UATTRO (parfois écrit sous la forme “Oggi Quattro” ou “Oggi Quatro”) est une formation vocale européenne (3 voix féminines et 1 voix masculine) qui suit les traces du groupe italien du “Ricchi e Poveri”, des Allemands “Boney M.” et des Suédois “Abba”.

OGGI 4UATTRO a connu un grand succès en Europe à la fin des années 1980, en particulier en France et dans les pays de langue Français, où la chanson « Canter » avait atteint le sommet du hit-parade, au point qu’une version Français avait été faite, intitulée « Beau c’est beau » ». Chantée avec succès par la pop star parisienne Karen Cheryl.

En Italie, le public de la télévision les a rencontrés avec le nom anglais «Milk and Coffee», en tant qu’invités réguliers et les interprètes du thème de clôture de l’émission de télévision “A Tutto Gag” et la participation au 32e Festival de Sanremo avec la chanson finaliste “Quando incontri l’amore”.

Dans les années 90, le groupe a travaillé à l’étranger, participant à des émissions de télévision et des tournées : Argentine, Pérou, Chili, France, Russie, Pologne, République tchèque et la Suisse et la Tunisie.

Maintenant, en reprenant le nom et le modèle original “OGGI 4UATTRO“, Giancarlo Nisi (fondateur et auteur de presque toute la musique) plus actuel que jamais rapporte encore le soi-disant “Ital-Disco”, ou un “Made in Italy” en musique.

Récemment, le nouveau single “Murdeira” a été inclus dans la compilation “Capo Verde, terra d’amore – n. 8” produit par Alberto Zeppieri qui est également l’auteur de toutes les paroles du groupe.

Avec un enthousiasme renouvelé, le groupe OGGI 4UATTRO est prêt et retrace les succès d’Ital-Disco, avec des concerts et des participations à la télévision en Europe et dans le monde.

L’album “LA DOLCE VITA” (THE SWEET LIFE)

L’album est composé d’une douzaine de nouvelles chansons et complété par un remake-medley des succès de l’ère d’Oggi Quattro (aussi pour se rappeler les origines du groupe), ainsi qu’une reprise (mais chantée pour la première fois en italien) tirée du répertoire du « Middle of the Road » Sacramento.

Les atmosphères de l’album sont celles du grand cinéma de Federico Fellini et des années où il y avait un style de vie insouciant et glamour à Rome.

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