La révolte des travailleurs de l’invisible, le nouveau prolétariat précaire de la révolution numérique

Ce sont plusieurs dizaines de milliers de modérateurs et de modératrices qui surveillent les contenus qui transitent sur les réseaux sociaux, employés par des sous-traitants aux noms prometteurs, comme “CCC – Competence Call Center” à Barcelone. Ceux à qui on fait miroiter un travail “valorisant “avec une indépendance dans la gestion du temps en “freelance”, se retrouvent souvent dans une précarité rappelant les débuts de l’industrialisation au 19ème siècle. Plateformes de service à la demande (Deliveroo, Uber…), plateformes de micro-travail (Amazon Mechanical Turk) ou encore plateformes sociales (Facebook, YouTube), toutes sont basées sur la main d’oeuvre de ces nouveaux ouvriers de l’ère numérique.

Antonio Casilli, spécialiste de l’analyse sociologique de ce “Digital Labor” a participé à la conception d’une série de documentaires pour France tv Slash, qui met en lumière l’environnement de ces travailleurs de l’ombre, avec, pour la première fois, un focus sur les pays francophones. Depuis 2009, il coordonne des projets de recherche sur les réseaux sociaux, la santé et la vie privée. Ses recherches, compilées dans deux ouvrages, Digital Labor en 2015 et En attendant les robots en 2019, sont à la base du travail d’enquête qui révèle les coulisses de notre société connectée “comme par magie”.

Le plus grand tour de passe-passe de ces plateformes, c’est d’une part de faire croire aux consommateurs, […], qu’il y a des processus automatiques, qu’il y a des algorithmes partout, alors que très souvent il s’agit de tâches réalisées à la main. Et d’autre part, de faire croire aux travailleurs que ce qu’ils réalisent n’est pas un “vrai travail”, mais plutôt “un job”, ou un “gig” (en anglais), qu’il s’agirait là de quelque chose de transitoire et éphémère, et qui, à terme, va disparaître.”

Derrière la fausse prophétie du grand remplacement des humains par les robots se cachent en effet des millions d’ouvriers qui entraînent les algorithmes, dans des conditions de travail qui bouleversent les catégories sociales héritées de la société salariale.

Invisibles – les travailleurs du clic” se distingue par un angle particulier qui ne se contente pas de “constater et dénoncer“, le quotidien de ces micro-travailleurs, mais qui révèle aussi les liens de leur travail avec la construction de l’Intelligence Artificielle et des algorithmes, ce nouveau “Lumpenproletariat” indispensable au progrès technologique. Selon Antonio Casilli, les travailleurs observés dans la série sont “conscients de leur situation, ils montrent des pistes de solution et des portes de sortie“. Une force de travail qui sort de plus en plus de l’ombre, à l’instar du documentaire “The Cleaners”, projeté cette année à Sundance.

Retour aux débuts de la révolution industrielle ?

Contractualisation vague, rémunération à la pièce, marchandage, tâcheronnage – à observer la situation de ces “forçats” de la révolution numérique, on se croirait dans un roman de Charles Dickens, au début de la révolution industrielle du 19ème siècle, où l’on pouvait exploiter la force de travail dsans cadre législatif. A l’époque déjà, on promettait de “remplacer le travail humain par les machines”, une promesse non tenue, réitérée lors de la 3ème révolution industrielle.

Antonio Casilli constate que, “depuis les années 90, les acquis de notre situation salariale sont [de nouveau] perturbés”. Le statut d’auto-entrepreneur et autres contrats “indépendants”, largement exploités dans la révolution numérique, résultent “dans un rapport de force entre travailleur et patron de nouveau en déséquilibre, en contradiction avec le contrat de travail moderne”. Une situation qui nous ramène à une époque avant le droit de travail, avant le code du travail, et le contrat de travail.

Qui sont ces travailleurs de l’ombre ?

Ils s’appellent Bilel, Zlat, Nathalie, Nomena, Ny Kanto, Amélie, Chris, Édouard et habitent à Lyon, Barcelone, Dublin ou Antananarivo. Les portraits dressés dans les films diffèrent selon le pays d’origine, la situation personnelle, facteurs qui font varier le degré de leur précarité. Jeunes hommes de moins de 30 ans pour les services à la demande, femmes actives avec enfants pour les micro-tâches, des histoires complexes et interdépendantes qui sont au cœur de ce nouveau monde que nous habitons aujourd’hui. Dans les pays émergents, au salaire moyen peu élevé, on paye très peu pour des micro-boulots.

Mais selon Antonio Casilli, ce nouveau prolétariat du digital “se distingue aussi des travailleurs d’usine du début du 19ème par leur volonté de prétendre à une liberté tout en aspirant à un certain niveau de protection”. Tout en cherchant une autonomie dans la gestion de leur temps, ils sont à la recherche d’un statut avec une protection sociale. Pour le chercheur, “leur dignité est doublée d’une forte volonté de sortir de l’isolement”, et de leur quotidien tout sauf libre rempli de pastilles d’alertes, d’emails, doublés de menaces directes d’exclusion de la plateforme ou de réduction du salaire dans le cas où le travail demandé n’est pas fourni, ou que leurs conditions de travail seraient révélées.

On dit que l’IA va remplacer l’humain, mais finalement, elle est plutôt en train de créer de nouveaux jobs bas de gamme pour entrainer les algorithmes 

A l’image du Turc mécanique du 18ème siècle, ce prétendu automate doté de la faculté de jouer aux échecs, et qui cachait en fait dans son intérieur un joueur bien humain, l’Intelligence Artificielle n’est qu’illusion, elle n’est  “rien sans ses millions de tâcherons du clic », qui transitent par Amazon Mechanical Turk. Et il ne s’agit pas de data scientists ou de développeurs, mais d’ouvriers payés quelques centimes (selon leur pays d’origine) pour labeliser des images pour Instagram ou encore des “language analysts” qui écoutent à longueur de journée des conversations privées pour entraîner Siri, loin d’être une “Intelligence artificielle“.

Les données produites par les travailleurs servent à la fois à faire fonctionner le service et à entraîner les algorithmes“, explique Antonio Casilli. Avec chaque course, les chauffeurs d’Uber entraînent l’algorithme des futures voitures autonomes, et nous mêmes d’ailleurs participons à cet écosystème en entraînant plus ou moins volontairement, et gratuitement, les algorithmes à travers la mise à disposition de nos données dans nos différents devices connectés.

Au sommet mondial ChangeNOW, un nouveau standard de technologie écoresponsable

ChangeNOW, le plus grand sommet mondial sur l’innovation environnementale et sociétale, a rassemblé début février à Paris des entrepreneurs, décideurs et directeurs venus de France et du monde entier. Pour cette édition 2020, organisée au Grand Palais, l’ambiance était à la fois optimiste et emplie d’une sensation d’urgence. Selon les dirigeants présents sur place, c’est à l’Europe de relever le défi ultime : établir un nouveau standard d’innovation technologique écoresponsable et engagée, inspirée par les Sustainable Development Goals des Nations Unis. Pour y parvenir, trois étapes clés : prendre position sur les enjeux sociétaux et environnementaux, prototyper de nouvelles solutions, et donner à tous les moyens d’être acteur des changements à fort impact.

Prendre position sur les enjeux sociétaux et environnementaux

« L’Europe est en train de perdre la bataille technologique », affirme André Loesekrug-Pietri, directeur de J.E.D.I. (Joint European Disruptive Initiative). « Où est le leadership européen dans l’IA ? Dans les ordinateurs quantiques ? Les semi-conducteurs ? Les deepfakes ? Le cloud ? » Face à la puissance des États-Unis et de la Chine, il appelle à « une voie européenne », une approche collaborative que l’Europe devrait adopter sur ces sujets. « Nous avons une opportunité incroyable pour définir les grands enjeux sociétaux et les nouvelles frontières où nous pouvons avoir de l’impact. »

Ces enjeux sont à la fois environnementaux, sociétaux et politiques, notamment dans la manière dont la technologie engage directement la société civile. Face à l’essor de la désinformation, il s’agit de prendre des décisions politiques. « Devant des États autoritaires qui instrumentalisent la technologie pour des objectifs politiques puissants […] nos démocraties devront également faire preuve de rapidité, d’audace et d’excellence. » La crise à laquelle notre monde est confronté est autant climatique que démocratique — à l’Europe de prendre les devants.

Prototyper de nouvelles solutions pratiques et durables

Quelles innovations pour répondre à ces enjeux socio-environnementaux ? On en trouve dans les logiciels, la recherche, le cloud computing — et les start-ups françaises. Eneric Lopez, directeur de l’IA chez Microsoft, met en avant les actions de l’entreprise dans les domaines de l’environnement et de l’éthique. « Nous avançons vers 100 % des énergies renouvelables, tout en réduisant nos émissions de carbone et en travaillant sur des nouvelles technologies de captation de carbone. » Microsoft défend son modèle économique qui n’est pas basé sur « …la monétisation des données » mais plutôt sur une technologie qui donne le pouvoir aux gens et aux organisations, quel que soit le secteur.

Jonathan Petit, Data scientist à la société Avanade France, prône une approche du cloud computing basée sur la sobriété et la prise en compte des effets négatifs que produit la technologie. « Nous mesurons l’impact d’un projet, comme la pollution, l’énergie dépensée, pour tester un produit ».

Pour Kat Borlongan, directrice de La French Tech, ces nouvelles solutions nécessitent avant tout un écosystème d’innovation fort pour bien démarrer et faire évoluer des idées. « La France doit devenir un des meilleurs endroits pour le devenir technologique. L’impact et la croissance économique ne doivent pas être considérés comme contradictoires, même si cela a souvent été le cas en France. »

Donner les moyens à tous d’être acteur des changements à fort impact

Un enjeu clé dans le secteur de la technologie reste le manque de diversité et d’inclusion socio-économique, une problématique davantage mise en exergue dans des initiatives responsables et engagées. Kat Borlongan décrit les efforts de la French Tech pour ouvrir le secteur aux talents : « Nous identifions des candidats talentueux de tous horizons et leur mettons à disposition des ressources pour développer leurs projets de création de start-up. »

Thomas Landrain, président du laboratoire et de la plateforme de recherche et d’innovation JOGL, souligne également l’importance de reconnaître que l’on ne peut pas tout résoudre avec une start-up. Néanmoins, on peut donner à chacun la possibilité de s’engager dans la résolution de problèmes locaux et globaux. « Il y a beaucoup de ressources scientifiques disponibles qui devraient être considérées comme des biens communs, car elles peuvent faciliter le développement de nouvelles technologies et la création de prototypes. » Le développement durable technologique, c’est aussi partager et démocratiser les moyens d’agir.

Face aux challenges climatiques actuels et le sentiment croissant de “techlash”, les acteurs de la tech se confrontent au besoin de tracer une nouvelle voie. Les leaders présents à ChangeNOW envisagent une technologie basée sur des valeurs environnementales et démocratiques qui donnerait naissance à des solutions pratiques, durables et inclusives. 500 milliards de dollars sont investis chaque année dans le positive impact, soit 1 des capitaux totaux investis chaque année dans le monde, l’objectif étant de contribuer à sa croissance chaque année. Un objectif qui devrait pousser la tech européenne à agir plus vite et avec plus d’audace.

THE MAJOR LABELS WILL GENERATE OVER $14BN IN 2019, AS WARNER BUCKS TREND OF STREAMING SLOWDOWN

The major record companies are on course to generate over $14bn in total – with approximately $8bn from streaming alone – this calendar year.

That’s according to an MBW forecast based on recent fiscal results from Vivendi/Universal Music Group, Sony Corp and Warner Music Group.

Our number-crunching shows that total recorded music revenues across the ‘Big Three’ in the first nine months of 2019 hit $10.29bn, significantly up on the $9.26bn they posted in the same period of 2018.

Collectively, in the final calendar quarter (Q4) of last year, the three majors generated $3.86bn from recorded music.

The majority of the major labels’ $10.29bn revenues in the first nine months of 2019 were derived from the likes of Spotify: Universal, Sony and Warner generated $6.07bn from streaming platforms in the 9M period to end of September, up by over a billion dollars on the $5.0bn they collectively generated from streaming in the same period of 2018 – a 21.4% YoY rise.

Perhaps the most memorable stat to emerge today: in calendar Q3, the three majors collectively generated an average of $22.9m every day from streaming – a number which suggests that at some point very soon, Universal, Sony and Warner’s labels will be jointly raking in more than a million dollars every hour from Spotify, Apple Music et al.

Alongside these super-positive figures, however, there is a slight cause for… well, if not concern, then certainly conversation.

Because as the world’s biggest streaming territories mature, and the ARPU of certain platforms continues to tumble, one thing looks certain: the majors should prepare themselves for a deceleration in streaming revenue growth in 2019… and beyond (unless emerging markets, or emerging services, can pick up the slack).

So: the collective streaming revenue of all three majors in the first nine months of this year ($6.07bn) was up by $1.07bn on the $5.0bn generated in the same nine months of the prior year (2018).

Yet that $1.07bn figure was down by around $140m on the equivalent 9M year-on-year growth margin the majors saw from streaming services in the same period of 2018 (vs. 2017), which stood at $1.21bn.

Breaking this trend down further:

  • Universal’s YoY recorded music streaming growth in the first nine months of 2019 (vs. 2018), according to MBW’s calculations, was $497m; in the same period of 2018 (vs. 2017) that figure was $114m bigger, at $611m;
  • Sony’s YoY recorded music streaming growth in the same nine months of 2019 was $275m, down by a more modest $25m on the $300m it saw in 9M 2018;
  • Warner bucked the trend (just); in the first nine months of 2019 vs. the same period of 2018, WMG’s recorded music streaming haul grew by $298m; in the first nine months of 2018 vs. the same period of 2017, it grew by exactly the same figure (see below).

If we focus solely on calendar Q3 (the three months to end of September), we can see that Universal and Warner both saw a deceleration in YoY recorded music streaming growth – with UMG’s down from $205m in Q3 2018 to $169m in Q3 2019 and Warner down from $95m in Q3 2018 to $84m in Q3 2019.

Interestingly, looking at Q3 alone, Sony was the only the major to see its labels’ streaming growth accelerate in the period: it collected $110m more in calendar Q3 2019 than it did in the prior year; the equivalent figure in Q3 2018 was up by just $35m

This must mean that one of two things is about to happen: (i) either Goldman is right, meaning that the major record labels will, as a consequence, concede streaming market share to the independent sector in 2019; or (ii) Goldman is not right, in which case the entire industry may follow the major label trend of posting smaller streaming growth this year than it did in 2018. Or both.

The majors, of course, are very aware of these trends, and are looking to the likes of India, China and Africa – not to mention new services from TikTok and others – to kickstart accelerated streaming revenue growth in future years.

And yet, within the recent annual filing of Warner Music Group, the following reference to a worst-case-scenario sticks out – echoing the sentiment, no doubt, across the world’s biggest music rights companies: “If growth in streaming revenues levels off or fails to grow as quickly as it has over the past several years, our recorded music business may experience reduced levels of revenues and operating income.”

JUSTIN BIEBER IN SPOTIFY STREAM-GAMING CONTROVERSY AS HE DIRECTS FANS TO PLAY NEW SINGLE ON REPEAT

Justin Bieber made headlines this weekend for seemingly directing his fans to game Spotify, iTunes and YouTube in order to help send his recent single, Yummy, to No.1 in the US.

A streaming service-gaming guide for fans was reposted to Bieber’s official Instagram account on Thursday night (January 9) and was subsequently flagged by a number of social media users.

As reported by the Verge, the now-deleted post first appeared on fan account, Outlyning (which has 115,000 followers), stating: “Justin really wants that #1 and he is really excited about it as he said yesterday in his livestream. If you don’t want to do any of this it’s totally fine, just ignore the post. ✌️This is tips for the people who actually wants to do an extra effort!”

To amplify the single’s Spotify streams, the guide urged fans to “create a playlist with Yummy on repeat and stream it”.

It further instructed fans to “let it play while you sleep” – but, presumably to avoid Spotify’s fraud detection measures, suggested that they avoid muting the track, and instead play it “at a low volume”.

The post encouraged fans outside the US to use a VPN, and to set their location to the USA so that their streams counted towards the Billboard charts.

https://open.spotify.com/album/3fR2pVYVVVtih1RbthM8Ex?si=I247pNlgT62-7gfKKuqq3g

As noted by the Verge, fan led-strategies to boost singles in the charts in a similar manner are not un-common.

In 2018 for example, over 1,000 Spotify logins were claimed to have been distributed by the BTS fan ‘Army’ to boost US streams for the K-Pop superstars’ album, Love Yourself: Tear.

As detailed in this Complex article, Justin Bieber’s Instagram post follows various other social media-based promotional tactics for the single, which include posting videos simply asking fans to stream and purchase the track to get it to No.1

HIPGNOSIS ACQUIRES CATALOG FROM ARIANA GRANDE COLLABORATOR SAVAN KOTECHA

Hipgnosis Songs Fund has acquired a music catalog from hit songwriter and producer Savan Kotecha.

Savan Kotecha has been awarded nine BMI Awards and 18 ASCAP awards whilst his songs have sold more than 375 million copies globally as he has collaborated – often with Max Martin – on No.1 and platinum hits with Ariana GrandeOne DirectionUsherThe WeekndJustin BieberNicki MinajBritney Spears and Katy Perry.

In addition, his work with The Weeknd includes co-writing the two times Grammy Award nominated US No.1 Can’t Feel My Face which has been certified 7x platinum in the US.

London-based Hipgnosis, led by Merck Mercuriadis (pictured), has acquired 100% of Savan Kotecha’s worldwide copyrights on this catalog which consists of 49 of his songs and includes nine new songs due for release in 2020 by Camila Cabello, Ellie Goulding and Sam Smith.

Today’s news comes only a couple of days after the UK-based company confirmed details of catalog acquisitions from Johnny McDaid, Jack Antonoff and others.

JPMorgan estimates that 80% of Hipgnosis’ £23m revenues in the six months to end of September came from 143 songs, equivalent to just 1.3% of the company’s current catalog of 11,225 compositions.

Savan Kotecha is best known for his work with Ariana Grande, the fourth most streamed artist on Spotify of the 2010s.

Since initially producing Ariana Grande’s second album My Everything, which reached No.1 in the US where it was certified 2x platinum, as well as co-writing the 6x US platinum certified lead single Problem, Savan Kotecha worked as executive producer on her third album, the UK No.1 ‘Dangerous Woman’ as well as collaborating on 13 US or UK Number 1 or platinum certified singles.

The catalog includes four songs co-written by Savan Kotecha from Ariana Grande’s album Sweetener which won the Grammy Award for “Best Pop Vocal Album”, reached No.1 of the album charts in 22 countries including the US and UK going on to be declared by Billboard as the No.1 album of 2018 and one of the top albums of the 2010s and is certified platinum in the US.

These included the album’s first single No Tears Left to Cry which reached No.1 on 14 charts globally and is certified 3x platinum in the US and 2x platinum in the UK having been streamed over 780m times on Spotify alone, as well as the singles God Is A Woman and Breathin.

God Is A Woman, which was nominated for the Grammy Award for “Best Pop Solo Performance”, reached No.1 on four charts globally and is certified 2x platinum in the US and platinum in the UK having been streamed over 510m times on Spotify alone, whilst Breathin reached Top 10 of 18 charts globally and is certified gold in the UK having been streamed over 380m times on Spotify.

The catalog also includes four songs on her fifth album Thank U, Next which has been nominated for Album of the Year and Best Pop Vocal Album at the Grammy Awards and reached No.1 in 15 countries including the US where it is certified platinum.

This included the single Break Up with Your Girlfriend, I’m Bored which reached No.2 in the US and No.1 in the UK where it is certified platinum and has been streamed over 483m times on Spotify alone.

The catalog also includes Camila Cabello’s My Oh My from her new No.1 album Romance, Ellie Goulding’s Close To Me, Diplo and Swae Lee which is gold and platinum globally, James Arthur’s Naked which has been streamed over 300m times on Spotify, Sam Smith’s How Do You Sleep which peaked at No.7 on the UK singles chart and is certified gold in both the US and UK and The Weeknd’s Rockin’ which reached No.4 in the UK R&B chart as well as songs performed by Katy Perry, Justin Timberlake and Gwen Stefani.

Savan Kotecha was represented by Doug Davis at The Davis Firm.

Merck Mercuriadis, Founder of The Family (Music) Limited and Hipgnosis Songs Fund Limited, said: “Savan is a special songwriter with a Midas touch.

“His magical songs have helped propel Ariana Grande into one of the most influential artists of her generation. This is a sensational set of songs and bear out why he’s just been voted Songwriter Of The Year for 2019.

“I’m delighted to welcome Savan into the Hipgnosis family and am very excited to be working with him and Doug Davis.”

Savan Kotecha added: “I’m beyond excited for my songs to join the incredible Hipgnosis catalogue. I know my ‘babies’ will be well taken care of.

“Merck and his team have proven that they are true lovers of music and understand not just the monetary value of songs but the cultural value as well. I can’t wait to see what the future holds!”

Netflix Tests Discounted Subscription Plans in India

Netflix is testing discounted plans in India for some long-term subscribers. The plans are only available to selected new subscribers and not existing ones.

While signing up, new users may be offered a 20% discount on a three-month subscription, a 30% discount on a six-month term and a 50% discount on a 12-month contract. These will be available only in India. Netflix currently offers mobile, basic, standard and premium plans in India.

“We believe that our members may value the flexibility that comes from being able to pay for a few months at once,” a Netflix spokesperson said. “This is a test and we will only introduce it more broadly if people find it useful.”

Netflix chief executive Reed Hastings was in India last week, where he revealed that the streamer is investing $400 million in Indian content in 2019 and 2020. Since its launch in April, Indian animated kids show “Mighty Little Bheem” has been watched by 27 million households worldwide, including in Latin America, Australia, Hastings said.

India has a fiercely competitive OTT market with more than 30 popular services. Dominant players include Disney’s Hotstar, Amazon Prime Video, Zee5, Alt Balaji, MX Player, Eros Now, Viacom18’s Voot and Sony Liv. A recent PwC report projects the Indian OTT market value to reach $1.6 billion by 2023.

Amazon Prime Video has greenlit an untitled, unscripted dance show to be executive produced and featuring power couple Priyanka Chopra Jonas and Nick Jonas. The show is inspired by the Indian pre-wedding tradition known as ‘sangeet’ where the families of the betrothed participate in an evening of song and dance. Casting for the series is currently underway and filming will take place in 2020. Amazon Studios, Dan Cutforth and Jane Lipsitz’s Alfred Street Industries, Chopra Jonas’ Purple Pebble Pictures, and Jonas’ Image 32 are producing.

https://www.instagram.com/plazamayorcompany/?hl=en

FALCO (Original Television Soundtrack) Winner of Best Prime Time Show International Emmy Award

FALCO (Original Television Soundtrack)
Director Ernesto Contreras, Julian de Tavira
Music composed by Andres Sanchez Maher & Gus Reyes
Label Plaza Mayor Company Ltd

Winner of Best Prime Time Show International Emmy Award

Les histoires s’enchainent comme la vie peut passer en images et en couleurs. C’est du roman, c’est du déchirement, c’est de la réconciliation… enfin la vie quoi. Falco est un de ces personnages qui aura perdu une partie et sa vie et aura gagné l’autre partie. Mais gagner après avoir tant perdu, cela n’est pas si évident.

Musique angoissante, musique automnale, musique des fonds de couloir sombre pour exploser au grand jour.

Belle explosion puisque la Tv série Falco vient de gagner les Emmy Awards dans la catégorie des Tv séries.

C’est une très belle récompense, une reconnaissance internationale et un encouragement pour toute l’équipe de production : des réalisateurs aux acteurs et aux acteurs de la musique : Andres Sanchez Maher et son complice Gus Reyes.

Signature d’un très beau score, aux vraies sonorités, aux images tapies dans les notes de velours ou notes assassines. Un score digne d’une grande série. On aime, on aimera.

Hellen Page

It’s 1994 in Mexico City, and Alejandro Falco is a good policeman with a promising future and a young family. However, his perfect world is shattered when he is shot by a mysterious attacker in the line of duty. With a bullet lodged in his head, Falco falls into a coma – for the next 24 years. He awakes in 2018 with no memory of what happened, and to a world he doesn’t recognize – including the internet and mobile phones. But far more devastating is the news that his wife has remarried, and the baby daughter he once knew is now a grown woman.

https://fanlink.to/ceHk

FALCO (Original Television Soundtrack)

  • 01. Mi nombre es Falco – My name is Falco
  • 02. Falco Main Title
  • 03. Crimen Inesperado – Unexpected Crime
  • 04. Familia – Family
  • 05. El Testigo – The Witness
  • 06. En un Instante – In a Flash
  • 07. La Recuperación – The Recovery
  • 08. Volverte a ver – To see you Again
  • 09. Paula – Paula
  • 10. Un Nuevo Mundo – A New Word
  • 11. La Fiesta en Paz – The Party in Peace
  • 12. Bienvenido – Welcome Back
  • 13. Donde Pasa el Tren – Where the Train goes by
  • 14. Beisbol – Baseball
  • 15. La Casa sin Mi – A House Without Me
  • 16. Mi Padre sin Mi – A Father Without Me
  • 17. Preocupada – Worried
  • 18. Ni le Muevan – Don’t even try
  • 19. Cianuro – Cyanide
  • 20. Defenderte – Defend Yourself
  • 21. Anhelo de Otro Tiempo – Longing for Another Time
  • 22. Energia – Energy
  • 23. Respuestas Divinas – Divine Answers
  • 24. El Viaje – The Journey
  • 25. Adios Amigo – Goodbye Friend
  • 26. Las Llaves – The Keys
  • 27. Estaba Armada – She was Armed
  • 28. Sacrificios – Sacrifices
  • 29. Zapatos con Ruedas – Shoes on Wheels
  • 30. Falco Main Title (Unreleased Version)