Transformation digitale : comment repenser le système de valeurs dans une économie de la connaissance

La façon dont nous pensons influence les produits que nous concevons. À l’occasion du lancement de la Chaire “Good in Tech” à l’Institut Télécom Paris début septembre, Rahaf Harfoush, auteur et professeur à Science Po Paris nous sensibilise sur la façon dont les outils technologiques façonnent notre avenir.L’occasion pour cette anthropologue du numérique de nous rappeler que nous devons être vigilants et pro-actifs dans un écosystème en pleine mutation.

Des outils qui s’abreuvent de nos données personnelles

90 % des données mondiales ont été créées ces deux dernières années. Aujourd’hui, les entreprises n’utilisent que 12 % des données disponibles. La technologie est présente dans tous les aspects de notre vie quotidienne. Elle modifie notre façon de voyager, de draguer, de nous distraire. Ces applications récoltent des données de plus en plus précises sur nous au fil de nos utilisations : l’état de nos finances, nos heures de sommeil, le nombre de pas effectués par jour, nos performances sportives, et même notre dernier pic d’ovulation.

“Aujourd’hui votre smartphone vous connaît mieux que votre partenaire” déclare Rahaf Harfoush.

Cette intimité digitale donne de plus en plus de pouvoir à l’économie actuelle, mais il y a un coût humain à toute cette technologie. Désormais, les entreprises sont en mesure d’analyser toutes ces données personnelles pour nous cibler dans notre personnalité, nos habitudes de vie et de consommation.

“Nous devons commencer à obtenir de la transparence sur quelle entreprise collecte quel type de données et ce qu’ils en font”, commente Rahaf Harfoush.

Des outils qui véhiculent des systèmes de croyances

“Il est très important pour nous de réaliser que les outils techniques que nous utilisons chaque jour dans notre vie quotidienne véhiculent des systèmes de croyances”, rappelle Rahaf Harfoush.

Les produits développés héritent des biais cognitifs de leurs concepteurs. Ainsi, Marc Zuckerberg a une idée très spécifique du rôle que doit jouer la technologie dans la vie quotidienne des gens. Il ne croit pas à la notion de vie privée. Et cette croyance façonne l’évolution de son algorithme, des produits qu’il fait développer et de sa plateforme mondiale. Le système de croyances du patron de Facebook impacte plus de deux milliards d’utilisateurs. Et cette influence va bien au-delà des utilisateurs Facebook puisqu’elle a des conséquences géopolitiques.

Autre exemple : les filtres Snapchat et leur influence sur la santé mentale des jeunes. “Certains adolescents se rendent dans des centres de chirurgie esthétique et demandent à ressembler à leur selfie Snapchat. Cela montre bien que l’outil technologique lui-même véhicule certaines valeurs”, commente Rahaf Harfoush.

“Tel le chien de Pavlov, quand notre téléphone vibre, nous consultons les likes et messages reçus qui nous fournissent un bon shoot de dopamine. Nous nous entraînons à devenir accros à cette interaction constante avec notre smartphone. Nous sommes en ce sens co-responsables” ajoute Rahaf Harfoush.

Co-construire un système de valeurs centré sur l’humain

“Nous commençons réellement à voir une vraie différence entre le système que nous avons et le système dont nous avons besoin. Il y a une vraie disruption dans la confiance envers les individus qui sont censés protéger l’intérêt public. C’est une situation sans précédent”, alerte Rahaf Harfoush.

Selon l’anthropologue, notre modèle de productivité personnelle est inspiré du modèle de de la société industrielle et militaire. Or, nous vivons aujourd’hui clairement dans une économie de la connaissance. La compétence clef dans cet écosystème est la créativité. Or l’évaluation de la performance individuelle dans les entreprises est toujours inspirée du vieux modèle industriel. On mesure l’efficacité des salariés au nombre de tâches accomplies dans une journée de huit heures. Cela a fonctionné durant un temps. Mais dans une économie de la connaissance, les salariés sont davantage attendus sur l’élaboration de stratégies efficaces, la mise en place de nouvelles idées et la conception de produits originaux. Ces éléments-là ne sont pas mesurables avec des indicateurs de temps.

“Nous ne sommes pas créatif entre 9 h 00 et 18 h 30. Ça n’a aucun sens. D’autant plus que la créativité implique une période “hors du temps”. Pourquoi avons-nous toujours les meilleures idées sous la douche, en faisant la vaisselle ou en promenant notre chien ? Il faut trouver de nouveaux indicateur de performance qui font sens.”

Selon Rahaf Harfoush, nous vivons dans une société où les compétences techniques sont surévaluées par rapport aux connaissances en sciences humaines.“Aujourd’hui nous avons d’excellents ingénieurs qui sont capables de tout coder, mais qui ne savent pas quoi coder”Pour que l’écosystème fonctionne, il faut que productivité et créativité soient entremêlées. Il faut  designer en priorité des outils à partir d’une vision centrée sur l’humain.

“Lorsque nous acceptons les conditions générales d’utilisation d’un produit web sans les lire, nous disons “oui” à la vision de l’avenir de la personne qui a conçu le produit. Cet acte n’est pas anodin”, commente Rahaf Harfoush. Une nécessité : éviter de tomber dans le piège aveugle du progrès et vérifier si nous partageons cette vision du progrès en tant qu’utilisateur.

“L’heure est à la co-création. La dimension humaine doit être au centre de l’innovation aujourd’hui.”, conclut Rahaf.

La notion de “transformation” digitale est erronée, car celle-ci implique un changement qui n’aurait lieu qu’une fois. Il est plus pertinent de parler d’”évolution digitale” puisque le travail n’est jamais accompli. Nous serons amenés à nous adapter constamment à des mutations technologiques. L’attitude préconisée selon l’anthropologue syrienne ?  “Rester curieux et créatif. Tester chaque solution désignée et faire attention à nos biais cognitifs.”

Telegram pourrait lancer sa cryptomonnaie en octobre

On a beaucoup parlé de Facebook Libra cet été mais on avait un peu oublié que l’application de messagerie cryptée Telegram avait aussi un projet dans ses cartons… Ce qui relance les discussions autour de la régulation des cryptomonnaies.

Gram : une deadline au 31 octobre 2019

L’application de messagerie Telegram, réseau social dominant en Russie, pourrait lancer sa propre cryptomonnaie, dénommée Gram, fin octobre, selon The New York Times.

La compagnie travaille sur le sujet depuis 2017. Deux levées de fond avaient permis de réunir 1,7 milliard de dollars. Restée très discrète depuis, les choses devraient s’accélérer, car contractuellement, Telegram est tenu de lancer ses Gram avant le 31 octobre 2019.

Si la deadline n’était pas respectée, Telegram devrait rendre aux investisseurs leur 1,7 milliard.

Les régulateurs sur le qui-vive

Depuis l’annonce de Facebook de lancer sa propre cryptomonnaie, le Libra, la plateforme est dans le collimateur des régulateurs.

Aux États-Unis, le Trésor américain s’est inquiété de la manière dont la cryptomonnaie pourrait être utilisée pour le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent et la Federal Reserve a mis en place un groupe de travail chargé de suivre le projet en coordination avec d’autres banques centrales à travers le monde.

Lors de l’audition par le Sénat américain d’un responsable de Libra, Sherrod Brown, membre de la commission sénatoriale des banques, a déclaré :

“Facebook a démontré scandale après scandale qu’il ne méritait pas notre confiance. Nous serions fous de leur donner une chance de les laisser toucher les comptes bancaires des gens.”

En Europe, le projet Libra fait l’objet d’une enquête anti-trust.

Au G7, les ministres des Finances et gouverneurs de banque centrale se sont mis d’accord pour « agir rapidement » contre des risques « systémiques ».

La particularité du Gram

L’idée de Telegram est de permettre de transférer de l’argent dans le monde et de mettre à disposition de ses 200 à 300 millions utilisateurs des porte-monnaie électroniques.

Comme le Bitcoin, le Gram devrait reposé sur une structure décentralisée et ne serait donc pas contrôlé par Telegram. Son cours ne serait pas adossé à une autre monnaie et suivrait donc la loi (et les spéculations) du marché.

Un rapport de l’agence financière russe Aton paru en mai dévoilait de nombreuses informations sur la blockchain TON sur laquelle Telegram va s’appuyer mais aussi sur l’offre de GRAM, qui serait au lancement d’environ 5 milliards de tokens. Si les prévisions concernant le taux d’inflation à 2%, sont justes, l’offre totale de GRAM devrait atteindre les 10 milliards dans 35 ans.

Une version d’essai des GRAM et de sa blockchain TON est attendue dans deux semaines. Il est fort à parier que Telegram, qui était restée sous le radar jusqu’à présent, doive alors affronter les régulateurs à son tour.

Pendant ce temps, en Chine….

La Chine s’apprête à lancer sa cryptomonnaie souveraine le 11 novembre prochain à l’occasion du Single Day (le Black Friday local), et deviendrait le premier pays à se doter d’une monnaie virtuelle officielle.

Forbes a révélé le 27 août que le lancement sera appuyé par sept institutions : l’Agricultural Bank of China, la Bank of China, Union Pay (son réseau de carte bancaire), l’Industrial and Commercial Bank of China, la China Construction Bank, et les deux géants du numérique Alibaba et Tencent.

Si l’on en croit les 80 brevets déposés – la Chine travaille sur ce projet depuis 2014.

Réseaux sociaux et médias à l’ère des algorithmes : une expérimentation sans fin ?

Depuis l’émergence des réseaux sociaux, des algorithmes publicitaires dictent notre accès à l’information et aux différents types de contenu présents sur Facebook, Twitter ou encore Instagram. Entre les changements d’algorithme et des intérêts économiques divergents, la relation entre médias sociaux et médias traditionnels est aussi symbiotique que paradoxale. Edgerank, l’algorithme créé spécifiquement par et pour Facebook, change régulièrement de priorités. Vidéos live mises en avant (2017), avant de prioriser les groupes et les communautés (2018) ou encore les posts de notre entourage (famille et amis proches…) depuis mai dernier.

Comment fonctionnent les algorithmes des réseaux sociaux ?

Les algorithmes des réseaux sociaux (Facebook, Twitter…) ont été créés pour s’assurer que seul le contenu pertinent et intéressant aux yeux des utilisateurs n’atterrissait sur leurs fils d’actualité personnalisés.

En analysant nos réactions personnelles (le nombre de likes que nous pouvons donner sur une période de temps donnée, le nombre de commentaires que nous postons ou encore les statuts et liens que nous pouvons partager ou sauvegarder, entre autres…) ainsi que les réactions similaires de notre réseau, EdgeRank est capable de déterminer les posts les plus aptes à nous faire réagir et donc, sur du plus long terme, à nous faire rester sur sa plateforme.

Comme l’explique Antoine Bonino, doctorant en sciences de l’information et de la communication au CELSA – Sorbonne Université, les algorithmes de ces plateformes doivent “inciter les usagers à “participer” à la pratique communicationnelle proposée par la plateforme. Ils doivent les inciter à lire et à manipuler les contenus exposés afin, ultimement, de requalifier les usages enregistrés et les incorporer à une ingénierie publicitaire relativement sophistiquée.”

Pourquoi ces changements d’algorithme ?

Ces changements sont ancrés dans une dynamique de recherche ou d’optimisation de leur business model. Pour les réseaux sociaux, l’algorithme parfait optimise l’implication des utilisateurs et pousse les advertisers à dépenser plus.

Camille Saint-Paul, présidente de 5e Rue et maître de conférences à Science Po, explique :”On le sait, sans publicité, seuls 8 à 10% des contenus que vous postez (sur Facebook, NDLR) seront in fine visibles par la timeline de votre audience. Les annonceurs et les médias sont ainsi obligés de payer pour être vus.”

Elle ajoute : “L’usage quasi-forcé de la publicité a de fait multiplié les mécontentements, notamment les internautes qui refusent les publicités intrusives. Autre motif de mécontentement de ces internautes : l’usage de leurs données comportementales pour ces stratégies de targeting, qu’a révélé l’affaire Cambridge Analytica”.

Des inquiétudes majeures des citoyens pour la protection de leur vie privée qui ont d’ailleurs mené à une audience du Congrès après des soupçons d’ingérences russes lors des élections présidentielles américaines de 2016.

Ce scandale serait d’ailleurs à l’origine de la dernière récente “réécriture algorithmique” de Facebook. Il s’agirait en effet d’une “manoeuvre éditoriale visant à mitiger le feu des récents scandales qui brûle la crédibilité de la plateforme”, interprète Antoine Bonino.

Des changements obligatoires au sein des rédactions

Ces changements d’algorithmes ont d’ailleurs valu à de nombreux médias, dépendants de ces plateformes, à repenser leur utilisation et à pivoter leur priorité sur d’autres types de contenu.

BuzzFeed s’est vu obligé de licencier de nombreux employés au Royaume-Uni et de fermer sa branche française. Vox Media a fermé une cinquantaine de postes dédiés à la vidéo sur les réseaux sociaux. Mic.com a été vendu pour 5 millions de dollars (alors que le média avait levé plus de 60 millions de dollars à son lancement), après avoir laissé partir la quasi-totalité de ses équipes (près de 100 personnes), focalisées quasiment exclusivement sur la vidéo.

Depuis les changements d’algorithme de janvier 2018, un des plus impactants pour les médias, les publications des médias ont perdu 9.4% de réactions et d’interactions sur leurs updates en moyenne selon le rapport Private Sector News, Social Media Distribution,and Algorithm Change du Reuters Institute for the Study of Journalism de septembre 2019.

“Les professionnels savent que la plateforme n’est pas la panacée publicitaire qu’elle prétend être et que leurs intérêts à y publier sont limités, mais simultanément, ils sont tenus de produire des contenus dédiés s’ils espèrent tirer parti des suppléments de visibilité qu’elle ne cesse de promettre”, complète Antoine Bonino.

Si, aux premiers jours de Facebook, les annonceurs et les médias traditionnels semblaient fascinés par les opportunités d’exposition offertes par le réseau social, l’usage leur a appris à tempérer leurs espoirs.

“La méfiance progressivement acquise par les professionnels est étroitement liée aux irrégularités des “performances” enregistrées par leurs propres pages, aux anomalies observées au niveau des “résultats” de leurs campagnes publicitaires, etc.”, ajoute-t-il.

Les médias doivent-ils stopper leur utilisation des réseaux sociaux ?

Selon Camille Saint-Paul, ces plateformes constituent encore et toujours des “points de contact essentiels vers l’internaute”. Elle ajoute que “les médias n’ont de choix que de composer avec eux”, mais sans forcément “dépendre d’eux.”

Cela implique aussi pour les médias de “ne pas mettre tous les œufs dans le même panier” et ne pas céder aux sirènes du “tout social media” ajoute la présidente de 5e Rue. C’est toute la réflexion en cours sur les modèles payants qui impliquent de créer du contenu de forte qualité et ciblé. Cela semble d’ores et déjà fonctionner pour des médias comme Mediapart, en France, ou The Guardian, en Angleterre.

Cette opinion est également partagée par le Reuters Institute qui, dans son rapport Journalism, Media, and Technology Trends and Predictions 2019 , montre que l’objectif premier de plus de la moitié (52%) des “Digital Leaders” interrogés est désormais l’abonnement payant.

Pour la première fois, le modèle d’abonnement dépasse le display advertising en terme d’objectifs de revenus pour les rédactions. Ces modèles payants apportent en effet de nombreux avantages aux médias.

Ben Whitelaw, chef du développement des audiences pour The Times, explique, “qu’un des grands avantages d’un modèle focalisé sur des abonnements payants est sa résilience face aux changements de ces plateformes. C’est si rafraîchissant d’être capable de ne pas avoir à organiser des réunions d’urgence à chaque fois que nous entendons parler un nouveau changement d’algorithme de Facebook ou de Google.”

Que ce soit par manque de ressources ou par manque de nombre de lecteurs, la viabilité du modèle économique de l’abonnement ne semble toutefois profiter qu’aux poids lourds de l’industrie tels que le Times ou The Guardian.


Podcasts : l’écosystème se structure

Dernier volet du cycle MAIN Conférences, la conférence sur les podcasts organisée à la SACD cette semaine fait l’état des lieux d’un écosystème en pleine effervescence et en voie de structuration. Dans ce moment charnière, les acteurs historiques radiophoniques et les plateformes de streaming s’interrogent sur l’écriture des podcasts, leur distribution et la juste rémunération des auteurs.

L’audio en ligne : un usage qui devient courant

Rodolphe Desprès, Responsable département internet de Médiamétrie, présente une etude entierement consacree a l’audio. Si la Radio FM reste le premier média d’écoute de contenus sonores, se développe le “streaming” (écoute sans téléchargement) et l  “podcast”, qui peuvent être soit le “replay” d’une émission déjà diffusée, soit un contenu “natif ” c’est-à-dire produit pour le web.

Au delà de cet usage disruptif de la radio, l’écoute de l’audio en ligne est devenue un usage courant sur le web au même titre que la lecture d’articles de presse ou le visionnage de vidéos. La preuve en est : le podcast a désormais son propre festival : le Paris Podcast Festival.

L’effervescence des podcasts natifs

Les acteurs historiques comme Radio France se sont lancés dans la production de podcasts natifs (France Inter, France Culture, Rtl, Europe 1)  ainsi que la presse (Elle, Slate, Le Parisien) et des acteurs indépendants (Binge Audio, Louie Media, Nouvelles ecoutes, Boxsons).

A l’origine exclusivement musicales, les plateformes de streaming(Deezer Spotify) se sont également mise à distribuer et à co-produire de l’audio parlé . Dans le même temps, de nouveaux acteurs (Sybel, Majelan) proposent dès leur lancement une offre de podcasts sélectionnée et leur propre production. Preuve de cet écosystème en pleine effervescence, le classement podcast Itunes France comporte désormais des podcasts natifs dans son top 10.

Un ton unique

Le podcast natif permet une écriture plus décalée, plus libre et plus longue. Féminisme, sexe, identité raciale ou de genre, développement personnel, entrepreneuriat, le podcast natif délivré de toute contrainte de format adopte le ton de la communauté à laquelle il s’adresse.

Il y a ce ton très particulier que l’on va chercher quand on fait des co-productions avec des marques Média comme So Foot par exemple.” explique Frederic Antelme de Deezer.

Les auteurs de fiction exploitent cette liberté de ton. Klaire fait Grr, autrice et membre de la SACD a ainsi produit une comedie feuilletonnante sur les déboires amoureux d’une jeune femme qui a reçu le Prix Italia de la meilleure fiction radio en 2018.

Les supports d’écoute

Les podcasts natifs sont consommés à 48% via des applications de podcasts. 41% d’écoute se font sur le site ou l’application de l’éditeur.

La découverte des podcasts via les enceintes connectées est aujourd’hui encore anecdotique en France. Les avis divergent sur la nécessité d’y être présent.

“Je crois davantage à l’intégration dans les voitures connectées qu’aux enceintes connectées” déclare Mathieu Gallet de Majelan.

Quand Virginie MaireFondatrice de Sybel fait le choix d’y être.

45% de la consommation de podcasts se fait à domicile. Nous souhaitons donc être présents sur cet outil d’écoute propice à la maison.”

Chaos chez YouTube

La plateforme vidéo a défrayé la chronique cette semaine.

Accuse d’etre “une porte ouverte” aux pedophiles ou encore d’encourager le harcelement homophoble.

YouTube a repondu tant bien que mal en interdisant finalement aux mineurs le livre streaming s’ils ne sont pas accompagnes et en demonetisant une chaine en raison “d’actes continuels flagrants”. YouTube a egalement renforce ses regles d’utilisation et interdira desormais totalement les videos negationnistes ou faisant l’apologie du nazisme. Mais le nettoyage est loin d’etre parfaits. Des pistes pour que regulateurs et medias sociaux trouvent une solutions.

GAFA – En mars dernier, la sénatrice démocrate Elizabeth Warren proposait de demanterler les GAFA car « ils réduisent la concurrence et sapent la démocratie ».  La jsutice americaine et a la FTC se penchent desomais sur le sujet et preparent une gigantesques enquete dans le cadre de la loi antitrust. Inquiet, le marché a pénalisé les géants de la tech provoquant une chute du cours de leurs action en bourse.  Face à cette guerre annoncée, les Gafa ont recrute une armee de lobbyiste pour preparer leur defense.

APPLE – Lors de sa conférence mondiale des développeurs,  Apple a annonce la mise en place de “Sign in with Apple” permettant de se connecter aux sites et application tiers avec son login Apple. Apple souhait l’imposer si les login Facebook et Googles sont egalement proposes.   Ont également été annoncé à cette occasion la fin d’Itunes, la sortie du nouveau Mac Pro ou encore l’arrivee du mode nuit sur Ios 13.

 

Deuxième Album de Lillabox In The Moment

La magie opérait déjà dans la rencontre improbable d’un violoncelle et d’une guitare. Déjà un premier voyage onirique, talentueux nous avait transportait dans un Faidherbe Street. Les tours de magie ne se suffise pas une fois. Pour que le rêve continu, nous avons besoin de toujours d’horizons nouveaux, de mots, d’images qui surprennent nos lenteurs quotidiennes. Une voix douce et colorée comme une palette de peintre de grandes vallées. Une voix faite de miel et d’acidulée comme un caramel fondant sur des montagnes de pierres. Cette voix est venue se glisser dans les frasques énervées de l’archer et dans le frottement imagée d’une guitare fébrile. Lillabox réunit et retrouve et agrandit nous donne ses pulsations secondes, ce mystère d’écosystème qui se rencontre pour formaer un unisson parallèle. Lillabox a du charme comme un matin d’hiver qui pousse la porte, comme un soleil qui se lève a peine. Lillabox a la force d’espérer qui nous libéré de nos petits tracas.

Je me force a vous espérer encore et encore cher Lillabox, In the Moment c’est le nom du nouvel album pour every and every moment.

Hellen Page

Lillabox a le plaisir de vous présenter son deuxième album signé chez Plaza Mayor Company Ltd et produit dans son studio à Paris.

Après un premier album world music, Lillabox se réinvente en prenant un virage artistique orienté trip hop, tout en conservant la créativité du duo acoustique guitare/violoncelle.

Les percussions du premier album “Faidherbe Street“, ont laissé place à un univers électronique puissant, tantôt ambiant, tantôt dynamique accompagné d’une voix féminine profonde et envoûtante… La chanteuse Maïna, soeur du guitariste Alexandre, lui a transmis très jeune sa passion de la musique, et a naturellement rejoint le duo dans son exploration musicale.

Après quelques répétitions, l’enthousiasme de ce nouveau trio est si fort qu’il décide de collaborer en vue d’un nouveau projet. Cet opus réalisé avec frénésie, plaisir et énergie pendant près de deux ans, a permis au trio d’atteindre son niveau exigence.

https://open.spotify.com/album/0CcwN5vgLTGOS2gwP2efT4?si=wRUJlDQVTFqwUBPDDyVTVg

En français comme en anglais, Maïna se livre dans des textes intimes et traverse l’album avec énergie et authenticité. Certains arrangements rappelleront l’influence de groupes tels que Portishead ou Massive Attack, Mylène Farmer…

https://fanlink.to/bGsR

In the moment“, titre phare de ce deuxième album, reflète tout particulièrement l’ambiance créative et effervescente de ce nouveau trio !

l’étau se resserre autour de Facebook

Les régulateurs du monde entier encerclent Facebook. Après des années de demi-mesures, qui n’ont pas empêché les scandales à la chaîne, leur objectif numéro 1 est désormais de changer le comportement du réseau social. Reste à savoir comment. Aux Etats-Unis, on tient Marc Zuckerberg personnellement pour responsable et souhaite lui infliger des sanctions financières. Le Canada entend égalementl’attaquer en justicepour atteinte à la vie privée. L’Etat de New-York vaouvrir une enquête sur l’exploitation des adresses emails par la plateforme.

Facebook s’attend à une amende de 5 milliards $ de la FTC et provisionne 3 mds sur des revenus qui ont augmentéde 26% au 1er trimestre – et qui font encore monter son action !Si on voulait vraiment faire mal au géant américain, il faudrait ajouter un ou deux zéros à la facture. Pour faire face au durcissement des positions des décideurs publics, la plateforme se dote de compétences politiques : la nouvelle directrice juridique de Facebook est l’ancienne juriste en chef du département d’Etat de Donald Trump, également co-auteure du Patriot Act. Elle va travailler au sommet de Facebook avec Joel Kaplan, directeur des Affaires Publiques, lobbyste en chef et conservateur, très proche du nouveau juge controversé Kavanaugh de la Cour Suprême, et Nick Clegg, directeur de la Communication, ex vice Premier ministre du gouvernement britannique conservateur de David Cameron.

https://www.amazon.fr/Faidherbe-Street-USA-Lillabox/dp/B01FQ3W6F2/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=lillabox&qid=1556503899&s=music&sr=1-1-catcorr