THE WARDEN (Original Motion Picture Soundtrack)

THE WARDEN (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Nima Javidi

Music composed by Ramin Kousha

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution The Orchard

On a envie de parle de choses autres, serieuses et peu serieuses. Un autre regard, une autre energie. Et il est curieux de voir que des peuples qui ont les pires difficultees se mettent a un surpluss d’imagination, de combativite. Car la vie meme obstruee par les nuages peut s’assembler sous d’autres cieux.

C’est un curieux petit film, fait on l’imagine dans des conditions plus ou moins faciles et qui detonne et etonne les festivals. The Warden signe du directeur Nima Javidi est une ballade dans un univers carceral avec un amateur de musique classique qu’il diffuse aux prisonniers qu’il administre. S’il ne s’agissait un endroit et d’une situation sinistre, cela pourrait une fable comme on aimerait s’en inventer plus souvent. Autour de cette fable une musique extraordinaire d’un jeune prodige Iranien : Ramin Kousha. Un score brillant et ennivrant, une maitrise harmonique et diplomatique des notes dans un contexte troublant. Ramin Kousha vit entre l’Iran et Los Angeles et est sans doute promis a de belles partitions, tant sa maitrise, son langage musical est sonore et perfomant. Il y a ces belles partitions et il y a des partitions qui ne laissent pas insensible et dont on peut se dire que l’on vient d’entendre quelque chose.

Ce quelque chose s’appelle The Warden, avec une tres belle bande son.

Helle Page

A prison is about to be evacuated to make room for an airport expansion project. Colonel Jahed and his officers are busy transferring all inmates to the new facility, but one inmate is missing.

Ramin Kousha is an Iranian-raised, Los Angeles based composer. Classically trained from the age of six Ramin has developed wide technical backgrounds with an expertise in unique artistic approaches including electronic and orchestral. His music is heard in numerous projects covering a variety of formats such as feature films, documentaries, TV series, and video games. Shortly after learning music theory and performing piano in various orchestras, Ramin realized his passion for composing. This eventually led him to study and work for the well-known Iranian classical composer Ahmad Pejman. At the age of 18 he decided to move to the United States to pursue his dream of film scoring. Ramin’s professional career began composing original scores for student films in college which shortly led to writing for features films. Ramin earned his bachelor of arts in music composition from California State University, Northridge.

Track List

  • 01 – Last Day In Jail
  • 02 – Countdown
  • 03 – Time To Leave This Place
  • 04 – Ultimatum
  • 05 – Pieces From The Whole
  • 06 – Looking Everywhere For Him
  • 07 – Gas Attack
  • 08 – Aftermath
  • 09 – Losing Consciousness
  • 10 – Dead End
  • 11 – We Know Everything Now
  • 12 – Suspicion
  • 13 – Light & Darkness
  • 14 – Circles
  • 15 – One More Time
  • 16 – Free Him

Professionnels des médias : relever le défi de la confiance

Mardi 8 octobre, journalistes, éditeurs, producteurs et fondateurs de médias français et internationaux se sont rendus à la Maison de la Radio et aux Echos, à quelques pas de la Tour Eiffel, pour la deuxième édition du Festival Médias en Seine, animés autant par cette ferveur pour leur métier que par les précipitations de la journée. Au menu : une journée de conférences, de master classes et de découvertes innovantes pour débattre, imaginer et co-construire les médias de demain. L’occasion de faire partager un regard nécessairement optimiste sur l’industrie, mais qui se heurte à une tendance de fond – à laquelle les professionnels ont fait référence tout au long de la journée – celui de la méfiance du public vis-à-vis des médias.

La crise de confiance : les chiffres

« On est à la trente-deuxième édition du baromètre de La Croix et la confiance est battue en brèche » affirme le rédacteur en chef François Ernenwein. Cela concerne tous les médias : de la radio qui perçue par 50% des personnes sondées comme étant crédible (-6 points sur un an) jusqu’à Internet, qui comme l’année précédente se situe à 25%.

Fake news, deepfakes, clickbait, autopublication sur les réseaux sociaux, comment faire pour garantir une information vérifiée à l’heure ou les informations les plus falsifiées se trouvent à portée de clic ?

« La confiance est importante mais elle peut également être dangereuse. Nous souhaitons que les gens fassent confiance aux choses dignes de confiance et doutent du reste » explique Rasmus Kleis Nielsen, directeur de l’Institut Reuters pour le journalisme.

Selon le Reuters Digital News Report 2019, 42% des gens interrogés disent pouvoir faire confiance aux informations. En France, seulement 24% des gens interrogés disent pouvoir se fier aux informations.

Penser les facteurs de confiance de manière globale

On aurait tendance à penser que ce sont les pratiques éditoriales qui font pencher la balance dans la relation avec le public. Mais R.K. Nielsen souligne que la relation médias – audience doit être repensée de manière globale. Après avoir interrogé les consommateurs, R.K. Nielsen a regroupé les facteurs de confiance dans 3 catégories :

  • Les pratiques et valeurs éditoriales. On parle ici d’impartialité, de transparence, de précision, et d’indépendance. Mais il faut également mieux communiquer et expliquer les méthodes journalistiques à l’audience, comme le rappelle Albert Moukheiber, docteur en neurosciences. « Il y a un effet du messager. Si je je trouve qu’il y a des conflits d’intérêt avec le messager, c’est perdu d’avance. Il y a tout un travail à faire pour expliquer comment fonctionne le journalisme. »
  • Les valeurs, qu’elles soient sociétales ou politiques. Un média renvoie à des valeurs et des idéaux auxquels les personnes s’identifient… ou pas. Un exemple est le réel écart de confiance dans les médias entre les démocrates et les conservateurs sous l’ère Trump. Peu importe les pratiques éditoriales de certains journaux réputés, les conservateurs voient une presse qui éveille l’hostilité contre un personnage qu’ils aiment.
  • Les identités, aussi bien individuelles que collectives. Un individu pourrait être amené à consulter un média par la recommandation ou le partage d’un article par un ami, ou bien en étant influencé par les habitudes de ses parents. L’effet du réseau (social) sur la consommation d’information est particulièrement prononcé chez les jeunes. En effet, 57% des consommateurs entre 18-24 ans aux États-Unis et au Royaume-Uni ont leur premier contact avec une information via les réseaux sociaux (Digital News Report 2019). Résoudre cette fragmentation reste une question compliquée. « Nous pourrions refléter les valeurs, les aspirations et les idéaux de certaines parties de la population qui se sentent attaquées, mais cela peut impliquer des questions inconfortables » dit R.K. Nielsen.

Edward Snowden et l’« Utopie déchue »: quand Internet est devenu un appareil de surveillance

Le hasard de l’édition fait bien les choses. Deux livres font office de miroir, se renvoyant l’un à l’autre. Miroirs de papier pour la critique de l’univers numérique.

Il y a d’un côté « Mémoires Vives » (Seuil), pas seulement un témoignage mais la pédagogie d’une lente prise de conscience, celle d’un lanceur d’alerte qui bouscula le monde par ses révélations. C’est ainsi que la planète put découvrir l’existence d’un dispositif de surveillance de masse made in USA.  Pas à pas – sans s’épargner – Edward Snowden livre toutes les étapes d’une lucidité décillée aussi attendrissante que rageuse.

Il y a de l’autre côté, l’ouvrage qui fait écho. Autant Snowden est un acteur du « drame » numérique, autant Félix Tréguer avec son « Utopie déchue » en est le théoricien/historien. La tentation de n’apercevoir que la modernité informatique de l’américain, est ici battue en brèche par le membre fondateur de « La Quadrature du Net ».  Ce qui se présente comme une contre-histoire d’Internet, du XVe au XXI siècle est plus que salutaire pour comprendre la portée du geste accompli par l’homme réfugié à Moscou.

« Mémoires Vives » a, de prime abord, quelque chose du récit d’un pirate.

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Ici, le mot est à prendre au sens très répandu, chez les parents, mi fâchés, mi admiratifs, face à l’insolence de leur chère tête blonde. Banlieue de Washington. Papa est garde-côtes, et maman travaille dans une société d’assurances dont les clients sont salariés à…la NSA. Autrement dit, l’agence nationale de la sécurité qui a son siège à Fort Meade. C’est l’un des 17 organismes chargés du renseignement aux États-Unis. Son domaine : espionner tous les échanges d’origine électromagnétique à travers le monde.

Le petit Edward n’apprécie guère l’heure à laquelle on l’envoie au dodo. Alors à l’âge de six ans, il va retarder toutes les horloges du foyer, y compris celle du micro-ondes. Histoire de s’accorder quelques prolongations… COMODORE 64, puis NINTENDO, et surtout « LE » COMPAQ – l’équivalent d’un frère dit Snowden- les machines apportées par le père aiguisent la curiosité d’Edward au fil des ans.

« Ma curiosité était aussi grande qu’internet », précise-t-il. Mais aux yeux de l’enfant, rien que de très normal dans tout cela. Pire, dit-il, « Si vous étiez moi, vous étiez myope, maigre, en avance sur votre âge… et à 10 ans vous vous êtes intéressé à la politique ». Bref, Eddy le petit pirate va bientôt se lancer dans le piratage informatique.


A 13 ans il se crée un emploi du temps calculé, courbes statistiques à l’appui, sur ce qui rapporte ou pas sur le carnet de notes : exercices écrits, interro surprise à l’oral, présence… On ne le voit plus vraiment au lycée mais ses résultats restent dans la bonne moyenne. Stupéfait, un prof salue « la beauté » du stratagème et change sa méthode de notation. « Comme tous mes camarades, confie Snowden, je n’aimais pas les règles, mais j’avais peur de les enfreindre ». La suite a prouvé que cette peur a bel et bien été vaincue.

Déception d’un jeune patriote, édifiant constat de pratiques contraires à ce qu’il croyait être les valeurs du pays, cynisme et mensonges des gouvernants prêts à tout au nom de la sécurité pour mettre en place un appareil légal qui réduit toujours plus les libertés… Le parcours relaté par Snowden sonne, au fil des étapes de sa montée en puissance dans l’agence, comme autant de stations le conduisant vers sa « disparition professionnelle et personnelle ». Un « c’en est trop, il faut parler » qui s’installe peu à peu au risque de sa vie privée, rupture avec le quotidien d’une famille, d’un amour… Au risque de sa liberté… Franchir le miroir c’est ici fréquenter une sorte de mort.

Un événement déclencheur ? Parmi d’autres ce que lui-même appelle une vision de science-fiction. Glaçante.

Edward Snowden a 29 ans Nous en sommes en 2013, l’année même de son « départ ». Le voilà dans son bureau de la banlieue de Washington. Sa mission du jour consiste à tout savoir d’un universitaire indonésien. Ciblé par la NSA, l’homme a d’ores et déjà été mis à nu par le service. En parcourant son dossier, Snowden découvre la vie numérique du « suspect », ses centres d’intérêt, sa correspondance… Un dispositif de « gardiennage virtuel » permet même de savoir si l’inconnu qui n’en est plus un, s’éloigne trop de son domicile. Mais c’est une vidéo familiale qui va attirer toute l’attention d’Edward, l’homme est avec son fils.

« le Père essayait de lire quelque chose mais le gosse passait son temps à gigoter. Le micro interne de l’ordinateur captait son petit rire, et j’étais là à l’écouter … L’enfant s’est redressé…Le père a regardé directement vers la webcam de l’ordinateur. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir le sentiment que c’était moi qu’il regardait. Je me suis soudain rendu compte que je retenais mon souffle… »

Snowden raconte qu’il a fermé brutalement sa session, et s’est précipité vers les toilettes. S’il fallait être convaincu, il l’était définitivement. L’intrusion de son service dans la vie privée de chacun n’était pas un fantasme. Il le savait déjà depuis longtemps. Il était dévasté.

Tout dans cette scène lui rappelait son histoire à lui. Une histoire qui lève le voile, mieux, démystifie le fonctionnement d’un service perçu jusque-là comme le symbole de l’hyper-puissance. L’aspirant Snowden, le futur recruté parle des hôtels misérables qu’il a fréquentés tout au long de sa formation. Un jour, un escalier va même s’effondrer et sa réclamation portée par lui aux autorités lui vaudra un rappel à l’ordre bien senti. Snowden va vivre la condition de nombre d’employés de la NSA : être un « Homo contractus ».

L’État 2.0 sous-traite massivement ses tâches à des sociétés privées, accuse l’auteur. De sorte que l’agent, « loin d’être un fonctionnaire assermenté, est un travailleur temporaire, dont le sentiment patriotique est motivé par le salaire… Le gouvernement fédéral représente moins l’autorité suprême qu’un gros client ». La foi dans la cause en prend ainsi un rude coup aux yeux du jeune homme.

Et pourtant, Il y a bien cette séance d’endoctrinement qui sera l’une des étapes de ce qui peu à peu devient une odyssée. « Elle visait à nous faire comprendre que nous étions l’élite, grince Snowden. Et d’ajouter, « rien ne rend aussi arrogant que le fait de passer sa vie à superviser des machines dépourvues de sens critique… On finit par s’en remettre à sa tribu, plutôt qu’à la loi. »

Voilà pour le cadre selon l’auteur/acteur de l’histoire. Mais il reste à découvrir le personnage de l’ombre, surnommé Frankenstein par Snowden.

Et c’est à Tokyo cette fois que se transporte le récit. Un mystérieux rapport atterrit sur le bureau du jeune administrateur système en place dans la capitale japonaise. Il contenait « les programmes de surveillance les plus secrets de la NSA… Il décrivait des manœuvres si foncièrement criminelles qu’aucun gouvernement ne pouvait le rendre public sans l’avoir expurgé au préalable ». De fait, Snowden a sous les yeux le dispositif de « la collecte de grande ampleur » de la NSA, le Frankenstein de « la surveillance de masse ».

Et défilent les acronymes de la grande machinerie qui observe, écoute, enregistre tout un chacun, du plus petit au plus grand nombre…

« Il y a PRISM qui permet à la NSA de collecter les données auprès de Yahoo, Google, Facebook, Paltalk, You Tube, Skype, AOL, et Apple… » Il y a Upstream Collection, qui grâce à TURBULENCE collecte des données, cette fois sur les infrastructures d’internet. « L’une des armes les plus puissantes de la NSA », affirme Snowden.

L’idée de lancer l’alerte va bientôt s’imposer au jeune homme. Mais comment faire dans ce lieu du virtuel où chaque geste laisse une trace indélébile, pour sortir les documents accusateurs ? Un vieil ordinateur, des cartes SD habituellement réservées pour le stockage des photos, feront l’affaire. Le wistleblower va méthodiquement capturer des images par milliers, et attendre, attendre encore et toujours que les cartes se remplissent peu à peu de ses pièces à conviction. Ultime procédé utilisé, les facettes du fidèle compagnon de Snowden, un Rubikscube, idéal pour héberger les cartes SD… On connait la suite.

A Hong Kong celui qui est alors devenu un défecteur a donné rendez-vous à des journalistes. Non sans malice, Snowden affirme que ces derniers sont souvent prêts à tout pour un scoop, mais qu’ils ne comprennent rien à l’informatique. Or, son scoop, c’est de l’informatique. D’où l’impérieuse nécessité d’être pédagogue. Et c’est d’une chambre d’hôtel que les vagues du grand scandale ont déferlé. Devant la télé Snowden fut le premier spectateur de ce qu’il avait provoqué. Satisfaction mais aussi et surtout angoisse. Désormais, le monde ne pourrait plus dire, comme la célèbre formule le martèle, « on ne savait pas !». Les réactions furent innombrables.

Pour ne parler que d’eux, les services français furent eux aussi effarés par l’ampleur de l’intrusion américaine. De fait, les affirmations du lanceur d’alerte avaient été vérifiées. Un responsable du renseignement partit rencontrer la chefferie de la NSA. On affirma que l’on ne recommencerait plus. Entre amis cela ne se fait pas, leur avait dit l’émissaire français. Ce dernier eut droit à la visite d’un lieu là encore stupéfiant. Une salle énorme, aux murs couverts d’écrans de télévision. « Vous voyez, lui a dit son guide, ici on peut observer le monde… Et où est la France ? interrogea le visiteur… Il eut pour toute réponse : Ah ça…. (silence).

Transformation digitale : comment repenser le système de valeurs dans une économie de la connaissance

La façon dont nous pensons influence les produits que nous concevons. À l’occasion du lancement de la Chaire “Good in Tech” à l’Institut Télécom Paris début septembre, Rahaf Harfoush, auteur et professeur à Science Po Paris nous sensibilise sur la façon dont les outils technologiques façonnent notre avenir.L’occasion pour cette anthropologue du numérique de nous rappeler que nous devons être vigilants et pro-actifs dans un écosystème en pleine mutation.

Des outils qui s’abreuvent de nos données personnelles

90 % des données mondiales ont été créées ces deux dernières années. Aujourd’hui, les entreprises n’utilisent que 12 % des données disponibles. La technologie est présente dans tous les aspects de notre vie quotidienne. Elle modifie notre façon de voyager, de draguer, de nous distraire. Ces applications récoltent des données de plus en plus précises sur nous au fil de nos utilisations : l’état de nos finances, nos heures de sommeil, le nombre de pas effectués par jour, nos performances sportives, et même notre dernier pic d’ovulation.

“Aujourd’hui votre smartphone vous connaît mieux que votre partenaire” déclare Rahaf Harfoush.

Cette intimité digitale donne de plus en plus de pouvoir à l’économie actuelle, mais il y a un coût humain à toute cette technologie. Désormais, les entreprises sont en mesure d’analyser toutes ces données personnelles pour nous cibler dans notre personnalité, nos habitudes de vie et de consommation.

“Nous devons commencer à obtenir de la transparence sur quelle entreprise collecte quel type de données et ce qu’ils en font”, commente Rahaf Harfoush.

Des outils qui véhiculent des systèmes de croyances

“Il est très important pour nous de réaliser que les outils techniques que nous utilisons chaque jour dans notre vie quotidienne véhiculent des systèmes de croyances”, rappelle Rahaf Harfoush.

Les produits développés héritent des biais cognitifs de leurs concepteurs. Ainsi, Marc Zuckerberg a une idée très spécifique du rôle que doit jouer la technologie dans la vie quotidienne des gens. Il ne croit pas à la notion de vie privée. Et cette croyance façonne l’évolution de son algorithme, des produits qu’il fait développer et de sa plateforme mondiale. Le système de croyances du patron de Facebook impacte plus de deux milliards d’utilisateurs. Et cette influence va bien au-delà des utilisateurs Facebook puisqu’elle a des conséquences géopolitiques.

Autre exemple : les filtres Snapchat et leur influence sur la santé mentale des jeunes. “Certains adolescents se rendent dans des centres de chirurgie esthétique et demandent à ressembler à leur selfie Snapchat. Cela montre bien que l’outil technologique lui-même véhicule certaines valeurs”, commente Rahaf Harfoush.

“Tel le chien de Pavlov, quand notre téléphone vibre, nous consultons les likes et messages reçus qui nous fournissent un bon shoot de dopamine. Nous nous entraînons à devenir accros à cette interaction constante avec notre smartphone. Nous sommes en ce sens co-responsables” ajoute Rahaf Harfoush.

Co-construire un système de valeurs centré sur l’humain

“Nous commençons réellement à voir une vraie différence entre le système que nous avons et le système dont nous avons besoin. Il y a une vraie disruption dans la confiance envers les individus qui sont censés protéger l’intérêt public. C’est une situation sans précédent”, alerte Rahaf Harfoush.

Selon l’anthropologue, notre modèle de productivité personnelle est inspiré du modèle de de la société industrielle et militaire. Or, nous vivons aujourd’hui clairement dans une économie de la connaissance. La compétence clef dans cet écosystème est la créativité. Or l’évaluation de la performance individuelle dans les entreprises est toujours inspirée du vieux modèle industriel. On mesure l’efficacité des salariés au nombre de tâches accomplies dans une journée de huit heures. Cela a fonctionné durant un temps. Mais dans une économie de la connaissance, les salariés sont davantage attendus sur l’élaboration de stratégies efficaces, la mise en place de nouvelles idées et la conception de produits originaux. Ces éléments-là ne sont pas mesurables avec des indicateurs de temps.

“Nous ne sommes pas créatif entre 9 h 00 et 18 h 30. Ça n’a aucun sens. D’autant plus que la créativité implique une période “hors du temps”. Pourquoi avons-nous toujours les meilleures idées sous la douche, en faisant la vaisselle ou en promenant notre chien ? Il faut trouver de nouveaux indicateur de performance qui font sens.”

Selon Rahaf Harfoush, nous vivons dans une société où les compétences techniques sont surévaluées par rapport aux connaissances en sciences humaines.“Aujourd’hui nous avons d’excellents ingénieurs qui sont capables de tout coder, mais qui ne savent pas quoi coder”Pour que l’écosystème fonctionne, il faut que productivité et créativité soient entremêlées. Il faut  designer en priorité des outils à partir d’une vision centrée sur l’humain.

“Lorsque nous acceptons les conditions générales d’utilisation d’un produit web sans les lire, nous disons “oui” à la vision de l’avenir de la personne qui a conçu le produit. Cet acte n’est pas anodin”, commente Rahaf Harfoush. Une nécessité : éviter de tomber dans le piège aveugle du progrès et vérifier si nous partageons cette vision du progrès en tant qu’utilisateur.

“L’heure est à la co-création. La dimension humaine doit être au centre de l’innovation aujourd’hui.”, conclut Rahaf.

La notion de “transformation” digitale est erronée, car celle-ci implique un changement qui n’aurait lieu qu’une fois. Il est plus pertinent de parler d’”évolution digitale” puisque le travail n’est jamais accompli. Nous serons amenés à nous adapter constamment à des mutations technologiques. L’attitude préconisée selon l’anthropologue syrienne ?  “Rester curieux et créatif. Tester chaque solution désignée et faire attention à nos biais cognitifs.”

SEND ME T0 THE CLOUDS (Original Motion Picture Soundtrack) Music composed and performed by Wenzi

SEND ME TO THE CLOUDS (Original Motion Picture Soundtrack)

(SONG WO SHANG QIN YUN)

Director Teng Congcong

Music composed and performed by Wenzi

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

Always with the power going directly to people’s heart, music by Teacher Wenzi can move the audience in a breeze. On the basis of his previous music, this time he further tried to adopt more musical elements and commercial directions, including electronic elements, world music and even musical language of cold humor. All these efforts expand his musical dimensions, making the image expression in his music splendid and brilliant, which leads us to endless aftertastes.

Director: Congcong Teng.

Il y a des images de fraicheur, d’insouciance, des décors de nature et puis il y a les réalités de la vie. Send Me To The Clouds est une ballade qui paraitrait insouciante si il n’y avait les problèmes de la maladie, de la solitude et d’une mélancolie envahissante.

C’est ici qu’intervient le talent du compositeur. Hors du temps, magicien du sentiment et passionne des instruments. Wenzi, compositeur chinois qui s’est illustre sur des Soundtrack de films différents, pas facile, peu innocents, comme sur Angels Wear White (Les anges portent du blanc) ou dernièrement sur le film multi récompenses a Tokyo, Berlin, HongKong, Barcelone… : A First Farewell.

Un compositeur dont la sensibilité nous touche, un perfectionniste qui ajoute des sons et des sons d’instruments venus de la Chine profonde. Mais des sons qui joue les enchantements. Sur Send Me To The Clouds, la musique sera omniprésente, mélodique, dramatique, elle sera la légèreté qui accompagne les propos de gravites. Une touche colore dans un univers empli de grisailles. Si ce n’était les paysages, le parcours initiatique pour retrouver un sens a la vie, si ce n’était les rencontres, les élucubrations des personnages… rien ne serait pareil sans une mélodie entêtante, une mélodie qui nous rappelle que toutes choses peut avoir son pareil de légèreté. Et tout d’un coup la vie devient supportable.

Merci pour ce message subliminal qui vient nous rappeler que tout peut devenir insupportable et tellement supportable.

Hellen Page

  • 01 – Title
  • 02 – Into the Haze
  • 03 – All Beings
  • 04 – Melancholy
  • 05 – Let’s Go
  • 06 – Reincarnation
  • 07 – Love
  • 08 – How Far Can A Man See?
  • 09 – Walk into Wonderland
  • 10 – Fear of High
  • 11 – About Willow Catkins
  • 12 – Witty
  • 13 – Catch
  • 14 – Swap Suits
  • 15 – Reconciliation
  • 16 – Pi
  • 17 – Life
  • 18 – How Hard It is to be respected
  • 19 – Mercy
  • 20 – Go To The Cloud (End of the film)

Telegram pourrait lancer sa cryptomonnaie en octobre

On a beaucoup parlé de Facebook Libra cet été mais on avait un peu oublié que l’application de messagerie cryptée Telegram avait aussi un projet dans ses cartons… Ce qui relance les discussions autour de la régulation des cryptomonnaies.

Gram : une deadline au 31 octobre 2019

L’application de messagerie Telegram, réseau social dominant en Russie, pourrait lancer sa propre cryptomonnaie, dénommée Gram, fin octobre, selon The New York Times.

La compagnie travaille sur le sujet depuis 2017. Deux levées de fond avaient permis de réunir 1,7 milliard de dollars. Restée très discrète depuis, les choses devraient s’accélérer, car contractuellement, Telegram est tenu de lancer ses Gram avant le 31 octobre 2019.

Si la deadline n’était pas respectée, Telegram devrait rendre aux investisseurs leur 1,7 milliard.

Les régulateurs sur le qui-vive

Depuis l’annonce de Facebook de lancer sa propre cryptomonnaie, le Libra, la plateforme est dans le collimateur des régulateurs.

Aux États-Unis, le Trésor américain s’est inquiété de la manière dont la cryptomonnaie pourrait être utilisée pour le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent et la Federal Reserve a mis en place un groupe de travail chargé de suivre le projet en coordination avec d’autres banques centrales à travers le monde.

Lors de l’audition par le Sénat américain d’un responsable de Libra, Sherrod Brown, membre de la commission sénatoriale des banques, a déclaré :

“Facebook a démontré scandale après scandale qu’il ne méritait pas notre confiance. Nous serions fous de leur donner une chance de les laisser toucher les comptes bancaires des gens.”

En Europe, le projet Libra fait l’objet d’une enquête anti-trust.

Au G7, les ministres des Finances et gouverneurs de banque centrale se sont mis d’accord pour « agir rapidement » contre des risques « systémiques ».

La particularité du Gram

L’idée de Telegram est de permettre de transférer de l’argent dans le monde et de mettre à disposition de ses 200 à 300 millions utilisateurs des porte-monnaie électroniques.

Comme le Bitcoin, le Gram devrait reposé sur une structure décentralisée et ne serait donc pas contrôlé par Telegram. Son cours ne serait pas adossé à une autre monnaie et suivrait donc la loi (et les spéculations) du marché.

Un rapport de l’agence financière russe Aton paru en mai dévoilait de nombreuses informations sur la blockchain TON sur laquelle Telegram va s’appuyer mais aussi sur l’offre de GRAM, qui serait au lancement d’environ 5 milliards de tokens. Si les prévisions concernant le taux d’inflation à 2%, sont justes, l’offre totale de GRAM devrait atteindre les 10 milliards dans 35 ans.

Une version d’essai des GRAM et de sa blockchain TON est attendue dans deux semaines. Il est fort à parier que Telegram, qui était restée sous le radar jusqu’à présent, doive alors affronter les régulateurs à son tour.

Pendant ce temps, en Chine….

La Chine s’apprête à lancer sa cryptomonnaie souveraine le 11 novembre prochain à l’occasion du Single Day (le Black Friday local), et deviendrait le premier pays à se doter d’une monnaie virtuelle officielle.

Forbes a révélé le 27 août que le lancement sera appuyé par sept institutions : l’Agricultural Bank of China, la Bank of China, Union Pay (son réseau de carte bancaire), l’Industrial and Commercial Bank of China, la China Construction Bank, et les deux géants du numérique Alibaba et Tencent.

Si l’on en croit les 80 brevets déposés – la Chine travaille sur ce projet depuis 2014.

POP BLACK POSTA (Original Motion Picture Soundtrack)

POP BLACK POSTA (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Marco Pollini

Music Composed by Marco Werba

Director Marco Pollini

Music performed by the Bulgarian National Radio

Symphony Orchestra, conducted by Marco Werba

Piano solos: Rea Bisha

Cello solos: Christo Tanev

Mixed by Marco Streccioni at the Stone Recording Studio in Rome. Assistant: Gabriele Conti.

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

Quand la partition se fait légère, juste en note et émotion on peut laisser parler la mélodie, l’enthousiasme ou le désespoir. Marco Werba est un de ces architectes de la peinture moderne, épousant les classiques et la véritable histoire des musiques de films entre mémoire et nouveaute. Il dirige des orchestres de musiciens, ceux du Bulgarian National Orchestra ou de la peinture vivante des studios de Rome. Il faconne les extrêmes dans les films de Dario Argento aux jeunes réalisateurs tel que Marco Pollini. Entre le romantisme ébouriffé et le bouillant, entre le raisonnable et la pensee constructive. Nous avons besoins de ces penseurs aériens et magiques, de ces mélomanes caches qui soulèvent des passions. Nous prions pour que les images laissent une place a l’imagination créatrices. Marco Werba est au point de ces rencontres terribles et planantes. L’archer a la mesure de son regard, le clavier des notes au sens revolte. On écoutera sa nouvelle partition de Pop Black Posta comme un écriture suave et riche. On écoutera encore et encore Marco Werba.

Hellen Page

What would happen if someone spy your mail? This is what a wild and over the lines group of characters will discover in a claustrophobic atmosphere and over the lines. When a reassuring place as a post office turns into a nightmare, the only way to get out of it is to test yourself: secrets kept jealously will pop up while Good and Bad become increasingly difficult to recognize.

Notes from the composer I met director Marco Pollini through writer Debora Scalzo. Marco told me about a thriller in preparation for the title “Pop Black Posta“. The story was captivating: A woman kidnaps some people inside a post office, apparently without a reason. Only at the end the motivations, and the anger that had pushed her to make this gesture, to the extreme consequences, will be understood. Marco Pollini did a great job with the actors and the film manages to communicate fear, anguish, despair but also hope. In previous years I had already had the opportunity to work for captivating thriller movies, such as “Giallo” by Dario Argento, for which I had won three awards, “Colour from the Dark” by Ivan Zuccon, “Jack Attack” by Bryan Norton and Antonio Padovan , “Mr Hush” by David Lee Madison, “The Inflicted” by Matthan Harris and “Native” by John Real (for which I won the italian “Golden Globe”). This was therefore another interesting opportunity to write a film score that could again communicate strong emotions. As you know, there are two schools of thought for thriller soundtracks, the first is based on a symphonic orchestral music, the second on an experimental electronic music. In this film I tried to merge the two schools of thought together, mixing the “Bulgarian National Radio Symphony Orchestra” with disturbing electronic sounds, to wrap the viewer and make him more involved in this compelling storyline. We went with the director to Sofia, together with sound engineer Marco Streccioni and his assistant Gabriele Conti, and we recorded the orchestra with a mix of digital sounds synchronized with the images. Alessia’s theme, for piano and strings, is the cornerstone of this soundtrack and is linked to the protagonist, played by actress Antonia Truppo. In a second moment I asked my collaborator Federico Ricci to write an additional music theme for the final scenes, to enrich the existing musical themes and introduce new thematic material. We recorded all the music in 5.1. at the studio “Stone Recording Studio” in Rome and the final mix of dialogues, music and sound effects was done by Gianfranco Tortora at the studios “Il Suono del Sud”. We worked hard to find a balance between the various components of the soundtrack and the right volume between music and sound effects. Marco Werba

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