Professionnels des médias : relever le défi de la confiance

Mardi 8 octobre, journalistes, éditeurs, producteurs et fondateurs de médias français et internationaux se sont rendus à la Maison de la Radio et aux Echos, à quelques pas de la Tour Eiffel, pour la deuxième édition du Festival Médias en Seine, animés autant par cette ferveur pour leur métier que par les précipitations de la journée. Au menu : une journée de conférences, de master classes et de découvertes innovantes pour débattre, imaginer et co-construire les médias de demain. L’occasion de faire partager un regard nécessairement optimiste sur l’industrie, mais qui se heurte à une tendance de fond – à laquelle les professionnels ont fait référence tout au long de la journée – celui de la méfiance du public vis-à-vis des médias.

La crise de confiance : les chiffres

« On est à la trente-deuxième édition du baromètre de La Croix et la confiance est battue en brèche » affirme le rédacteur en chef François Ernenwein. Cela concerne tous les médias : de la radio qui perçue par 50% des personnes sondées comme étant crédible (-6 points sur un an) jusqu’à Internet, qui comme l’année précédente se situe à 25%.

Fake news, deepfakes, clickbait, autopublication sur les réseaux sociaux, comment faire pour garantir une information vérifiée à l’heure ou les informations les plus falsifiées se trouvent à portée de clic ?

« La confiance est importante mais elle peut également être dangereuse. Nous souhaitons que les gens fassent confiance aux choses dignes de confiance et doutent du reste » explique Rasmus Kleis Nielsen, directeur de l’Institut Reuters pour le journalisme.

Selon le Reuters Digital News Report 2019, 42% des gens interrogés disent pouvoir faire confiance aux informations. En France, seulement 24% des gens interrogés disent pouvoir se fier aux informations.

Penser les facteurs de confiance de manière globale

On aurait tendance à penser que ce sont les pratiques éditoriales qui font pencher la balance dans la relation avec le public. Mais R.K. Nielsen souligne que la relation médias – audience doit être repensée de manière globale. Après avoir interrogé les consommateurs, R.K. Nielsen a regroupé les facteurs de confiance dans 3 catégories :

  • Les pratiques et valeurs éditoriales. On parle ici d’impartialité, de transparence, de précision, et d’indépendance. Mais il faut également mieux communiquer et expliquer les méthodes journalistiques à l’audience, comme le rappelle Albert Moukheiber, docteur en neurosciences. « Il y a un effet du messager. Si je je trouve qu’il y a des conflits d’intérêt avec le messager, c’est perdu d’avance. Il y a tout un travail à faire pour expliquer comment fonctionne le journalisme. »
  • Les valeurs, qu’elles soient sociétales ou politiques. Un média renvoie à des valeurs et des idéaux auxquels les personnes s’identifient… ou pas. Un exemple est le réel écart de confiance dans les médias entre les démocrates et les conservateurs sous l’ère Trump. Peu importe les pratiques éditoriales de certains journaux réputés, les conservateurs voient une presse qui éveille l’hostilité contre un personnage qu’ils aiment.
  • Les identités, aussi bien individuelles que collectives. Un individu pourrait être amené à consulter un média par la recommandation ou le partage d’un article par un ami, ou bien en étant influencé par les habitudes de ses parents. L’effet du réseau (social) sur la consommation d’information est particulièrement prononcé chez les jeunes. En effet, 57% des consommateurs entre 18-24 ans aux États-Unis et au Royaume-Uni ont leur premier contact avec une information via les réseaux sociaux (Digital News Report 2019). Résoudre cette fragmentation reste une question compliquée. « Nous pourrions refléter les valeurs, les aspirations et les idéaux de certaines parties de la population qui se sentent attaquées, mais cela peut impliquer des questions inconfortables » dit R.K. Nielsen.

Edward Snowden et l’« Utopie déchue »: quand Internet est devenu un appareil de surveillance

Le hasard de l’édition fait bien les choses. Deux livres font office de miroir, se renvoyant l’un à l’autre. Miroirs de papier pour la critique de l’univers numérique.

Il y a d’un côté « Mémoires Vives » (Seuil), pas seulement un témoignage mais la pédagogie d’une lente prise de conscience, celle d’un lanceur d’alerte qui bouscula le monde par ses révélations. C’est ainsi que la planète put découvrir l’existence d’un dispositif de surveillance de masse made in USA.  Pas à pas – sans s’épargner – Edward Snowden livre toutes les étapes d’une lucidité décillée aussi attendrissante que rageuse.

Il y a de l’autre côté, l’ouvrage qui fait écho. Autant Snowden est un acteur du « drame » numérique, autant Félix Tréguer avec son « Utopie déchue » en est le théoricien/historien. La tentation de n’apercevoir que la modernité informatique de l’américain, est ici battue en brèche par le membre fondateur de « La Quadrature du Net ».  Ce qui se présente comme une contre-histoire d’Internet, du XVe au XXI siècle est plus que salutaire pour comprendre la portée du geste accompli par l’homme réfugié à Moscou.

« Mémoires Vives » a, de prime abord, quelque chose du récit d’un pirate.

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Ici, le mot est à prendre au sens très répandu, chez les parents, mi fâchés, mi admiratifs, face à l’insolence de leur chère tête blonde. Banlieue de Washington. Papa est garde-côtes, et maman travaille dans une société d’assurances dont les clients sont salariés à…la NSA. Autrement dit, l’agence nationale de la sécurité qui a son siège à Fort Meade. C’est l’un des 17 organismes chargés du renseignement aux États-Unis. Son domaine : espionner tous les échanges d’origine électromagnétique à travers le monde.

Le petit Edward n’apprécie guère l’heure à laquelle on l’envoie au dodo. Alors à l’âge de six ans, il va retarder toutes les horloges du foyer, y compris celle du micro-ondes. Histoire de s’accorder quelques prolongations… COMODORE 64, puis NINTENDO, et surtout « LE » COMPAQ – l’équivalent d’un frère dit Snowden- les machines apportées par le père aiguisent la curiosité d’Edward au fil des ans.

« Ma curiosité était aussi grande qu’internet », précise-t-il. Mais aux yeux de l’enfant, rien que de très normal dans tout cela. Pire, dit-il, « Si vous étiez moi, vous étiez myope, maigre, en avance sur votre âge… et à 10 ans vous vous êtes intéressé à la politique ». Bref, Eddy le petit pirate va bientôt se lancer dans le piratage informatique.


A 13 ans il se crée un emploi du temps calculé, courbes statistiques à l’appui, sur ce qui rapporte ou pas sur le carnet de notes : exercices écrits, interro surprise à l’oral, présence… On ne le voit plus vraiment au lycée mais ses résultats restent dans la bonne moyenne. Stupéfait, un prof salue « la beauté » du stratagème et change sa méthode de notation. « Comme tous mes camarades, confie Snowden, je n’aimais pas les règles, mais j’avais peur de les enfreindre ». La suite a prouvé que cette peur a bel et bien été vaincue.

Déception d’un jeune patriote, édifiant constat de pratiques contraires à ce qu’il croyait être les valeurs du pays, cynisme et mensonges des gouvernants prêts à tout au nom de la sécurité pour mettre en place un appareil légal qui réduit toujours plus les libertés… Le parcours relaté par Snowden sonne, au fil des étapes de sa montée en puissance dans l’agence, comme autant de stations le conduisant vers sa « disparition professionnelle et personnelle ». Un « c’en est trop, il faut parler » qui s’installe peu à peu au risque de sa vie privée, rupture avec le quotidien d’une famille, d’un amour… Au risque de sa liberté… Franchir le miroir c’est ici fréquenter une sorte de mort.

Un événement déclencheur ? Parmi d’autres ce que lui-même appelle une vision de science-fiction. Glaçante.

Edward Snowden a 29 ans Nous en sommes en 2013, l’année même de son « départ ». Le voilà dans son bureau de la banlieue de Washington. Sa mission du jour consiste à tout savoir d’un universitaire indonésien. Ciblé par la NSA, l’homme a d’ores et déjà été mis à nu par le service. En parcourant son dossier, Snowden découvre la vie numérique du « suspect », ses centres d’intérêt, sa correspondance… Un dispositif de « gardiennage virtuel » permet même de savoir si l’inconnu qui n’en est plus un, s’éloigne trop de son domicile. Mais c’est une vidéo familiale qui va attirer toute l’attention d’Edward, l’homme est avec son fils.

« le Père essayait de lire quelque chose mais le gosse passait son temps à gigoter. Le micro interne de l’ordinateur captait son petit rire, et j’étais là à l’écouter … L’enfant s’est redressé…Le père a regardé directement vers la webcam de l’ordinateur. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir le sentiment que c’était moi qu’il regardait. Je me suis soudain rendu compte que je retenais mon souffle… »

Snowden raconte qu’il a fermé brutalement sa session, et s’est précipité vers les toilettes. S’il fallait être convaincu, il l’était définitivement. L’intrusion de son service dans la vie privée de chacun n’était pas un fantasme. Il le savait déjà depuis longtemps. Il était dévasté.

Tout dans cette scène lui rappelait son histoire à lui. Une histoire qui lève le voile, mieux, démystifie le fonctionnement d’un service perçu jusque-là comme le symbole de l’hyper-puissance. L’aspirant Snowden, le futur recruté parle des hôtels misérables qu’il a fréquentés tout au long de sa formation. Un jour, un escalier va même s’effondrer et sa réclamation portée par lui aux autorités lui vaudra un rappel à l’ordre bien senti. Snowden va vivre la condition de nombre d’employés de la NSA : être un « Homo contractus ».

L’État 2.0 sous-traite massivement ses tâches à des sociétés privées, accuse l’auteur. De sorte que l’agent, « loin d’être un fonctionnaire assermenté, est un travailleur temporaire, dont le sentiment patriotique est motivé par le salaire… Le gouvernement fédéral représente moins l’autorité suprême qu’un gros client ». La foi dans la cause en prend ainsi un rude coup aux yeux du jeune homme.

Et pourtant, Il y a bien cette séance d’endoctrinement qui sera l’une des étapes de ce qui peu à peu devient une odyssée. « Elle visait à nous faire comprendre que nous étions l’élite, grince Snowden. Et d’ajouter, « rien ne rend aussi arrogant que le fait de passer sa vie à superviser des machines dépourvues de sens critique… On finit par s’en remettre à sa tribu, plutôt qu’à la loi. »

Voilà pour le cadre selon l’auteur/acteur de l’histoire. Mais il reste à découvrir le personnage de l’ombre, surnommé Frankenstein par Snowden.

Et c’est à Tokyo cette fois que se transporte le récit. Un mystérieux rapport atterrit sur le bureau du jeune administrateur système en place dans la capitale japonaise. Il contenait « les programmes de surveillance les plus secrets de la NSA… Il décrivait des manœuvres si foncièrement criminelles qu’aucun gouvernement ne pouvait le rendre public sans l’avoir expurgé au préalable ». De fait, Snowden a sous les yeux le dispositif de « la collecte de grande ampleur » de la NSA, le Frankenstein de « la surveillance de masse ».

Et défilent les acronymes de la grande machinerie qui observe, écoute, enregistre tout un chacun, du plus petit au plus grand nombre…

« Il y a PRISM qui permet à la NSA de collecter les données auprès de Yahoo, Google, Facebook, Paltalk, You Tube, Skype, AOL, et Apple… » Il y a Upstream Collection, qui grâce à TURBULENCE collecte des données, cette fois sur les infrastructures d’internet. « L’une des armes les plus puissantes de la NSA », affirme Snowden.

L’idée de lancer l’alerte va bientôt s’imposer au jeune homme. Mais comment faire dans ce lieu du virtuel où chaque geste laisse une trace indélébile, pour sortir les documents accusateurs ? Un vieil ordinateur, des cartes SD habituellement réservées pour le stockage des photos, feront l’affaire. Le wistleblower va méthodiquement capturer des images par milliers, et attendre, attendre encore et toujours que les cartes se remplissent peu à peu de ses pièces à conviction. Ultime procédé utilisé, les facettes du fidèle compagnon de Snowden, un Rubikscube, idéal pour héberger les cartes SD… On connait la suite.

A Hong Kong celui qui est alors devenu un défecteur a donné rendez-vous à des journalistes. Non sans malice, Snowden affirme que ces derniers sont souvent prêts à tout pour un scoop, mais qu’ils ne comprennent rien à l’informatique. Or, son scoop, c’est de l’informatique. D’où l’impérieuse nécessité d’être pédagogue. Et c’est d’une chambre d’hôtel que les vagues du grand scandale ont déferlé. Devant la télé Snowden fut le premier spectateur de ce qu’il avait provoqué. Satisfaction mais aussi et surtout angoisse. Désormais, le monde ne pourrait plus dire, comme la célèbre formule le martèle, « on ne savait pas !». Les réactions furent innombrables.

Pour ne parler que d’eux, les services français furent eux aussi effarés par l’ampleur de l’intrusion américaine. De fait, les affirmations du lanceur d’alerte avaient été vérifiées. Un responsable du renseignement partit rencontrer la chefferie de la NSA. On affirma que l’on ne recommencerait plus. Entre amis cela ne se fait pas, leur avait dit l’émissaire français. Ce dernier eut droit à la visite d’un lieu là encore stupéfiant. Une salle énorme, aux murs couverts d’écrans de télévision. « Vous voyez, lui a dit son guide, ici on peut observer le monde… Et où est la France ? interrogea le visiteur… Il eut pour toute réponse : Ah ça…. (silence).

Battre Netflix, c’est possible. La TV publique finlandaise l’a fait !

HELSINKI – La dernière fois que nous avions échangé — il y a un peu moins de deux ans — Netflix était devenu la 1ère chaîne de télé en Finlande. Aujourd’hui, les dirigeants de l’audiovisuel public finnois l’affirment haut et fort : Yle Areena est bien désormais la première plateforme de vidéos à la demande des habitants de ce pays nordique à la pointe des nouveaux usages numériques. Un quart d’entre eux y vont même chaque jour !

En Suède, la situation est quasiment la même « nous sommes aujourd’hui au coude à coude avec Netflix, loin devant toutes les autres TV, grâce à un bond cette année de 60% du visionnage sur notre player ; comme Netflix d’ailleurs ! », a indiqué la patronne de la SVT, Hanna Stjärne, lors de la conférence annuelle des TV et radios publiques mondiales.

La SVT pourrait même bien se retrouver d’ici peu l’unique groupe de TV de Suède après la vente probable de la grande chaîne privée concurrente (sûrement à un telco), a indiqué sa DG. Une situation bien étrange. Qui va avec de fortes responsabilités.

A Helsinki, la clé de la réussite de Yle – même si Netflix reste en tête pour les 15-30 ans– a été la transformation d’Areena d’un site de « catch-up » (visionnage TV en différé) à un vrai site de destination vidéo, a expliqué Gunilla Ohls, directrice de la stratégie de Yle, assorti évidemment d’un allongement des droits d’exploitation des contenus en ligne (de 3 à 5 ans dont un an d’exclusivité).

Ce qu’elle omet de rappeler c’est aussi l’intégration numérique drastique entamée chez Yle dès 2012, les importantes économies consenties pour y investir, l’utilisation réelle et croissante des données pour améliorer les contenus. Chez Yle, l’expertise des conseillers de programmes ne suffit plus. Pour le public de moins de 45 ans, la priorité est désormais aux données.

Yle a aussi subi une forte réduction de ses effectifs passés de plus de 5.000 personnes à environ 3.000 en quelques années ; le passage des populistes au pouvoir à Helsinki ayant ratiboisé la taxe TV.

Mais les résultats sont spectaculaires : Yle touche chaque semaine 94% des Finlandais. Et chaque jour 78% d’entre eux. Son seul player vidéo/audio Areena, gratuit, sans pub, et qui se développe donc très vite, en atteint 60% chaque semaine (49% des 15-44 ans) et 25% quotidiennement.

Pas de news sur Areena mais de plus en plus de podcasts. L’appli dédiée à l’info + l’info TV permet, de son côté, de toucher aujourd’hui 70% de la population.

Un autre défi est celui d’une plus grande liberté à donner (ou pas) à la plateforme Areena, qui, pour l’instant, travaille très étroitement avec les équipes traditionnelles de la TV et de la radio.

Aujourd’hui Yle ne vend plus rien d’exclusif à Netflix. Et ses relations aux réseaux sociaux changent constamment. La prudence est désormais de mise.

En Suède, la priorité est à la proximité avec le public pour accentuer le recentrage du groupe sur l’audience. Par des entrevues physiques (les fameux cafés « Fika » dans tous les pays) et via les données. La SVT a même créé une direction data mise au même niveau que les autres grandes directions du groupe.

La coopération avec les autres TV nordiques se renforce encore

Un des secrets de la réussite nordiques c’est aussi la coopération très ancienne entre les acteurs publics régionaux. L’association Nordvision, qui existe depuis 1959, accélère actuellement pour partager entre ses membres les fameuses grandes fictions nordiques.

POP BLACK POSTA (Original Motion Picture Soundtrack)

POP BLACK POSTA (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Marco Pollini

Music Composed by Marco Werba

Director Marco Pollini

Music performed by the Bulgarian National Radio

Symphony Orchestra, conducted by Marco Werba

Piano solos: Rea Bisha

Cello solos: Christo Tanev

Mixed by Marco Streccioni at the Stone Recording Studio in Rome. Assistant: Gabriele Conti.

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

Quand la partition se fait légère, juste en note et émotion on peut laisser parler la mélodie, l’enthousiasme ou le désespoir. Marco Werba est un de ces architectes de la peinture moderne, épousant les classiques et la véritable histoire des musiques de films entre mémoire et nouveaute. Il dirige des orchestres de musiciens, ceux du Bulgarian National Orchestra ou de la peinture vivante des studios de Rome. Il faconne les extrêmes dans les films de Dario Argento aux jeunes réalisateurs tel que Marco Pollini. Entre le romantisme ébouriffé et le bouillant, entre le raisonnable et la pensee constructive. Nous avons besoins de ces penseurs aériens et magiques, de ces mélomanes caches qui soulèvent des passions. Nous prions pour que les images laissent une place a l’imagination créatrices. Marco Werba est au point de ces rencontres terribles et planantes. L’archer a la mesure de son regard, le clavier des notes au sens revolte. On écoutera sa nouvelle partition de Pop Black Posta comme un écriture suave et riche. On écoutera encore et encore Marco Werba.

Hellen Page

What would happen if someone spy your mail? This is what a wild and over the lines group of characters will discover in a claustrophobic atmosphere and over the lines. When a reassuring place as a post office turns into a nightmare, the only way to get out of it is to test yourself: secrets kept jealously will pop up while Good and Bad become increasingly difficult to recognize.

Notes from the composer I met director Marco Pollini through writer Debora Scalzo. Marco told me about a thriller in preparation for the title “Pop Black Posta“. The story was captivating: A woman kidnaps some people inside a post office, apparently without a reason. Only at the end the motivations, and the anger that had pushed her to make this gesture, to the extreme consequences, will be understood. Marco Pollini did a great job with the actors and the film manages to communicate fear, anguish, despair but also hope. In previous years I had already had the opportunity to work for captivating thriller movies, such as “Giallo” by Dario Argento, for which I had won three awards, “Colour from the Dark” by Ivan Zuccon, “Jack Attack” by Bryan Norton and Antonio Padovan , “Mr Hush” by David Lee Madison, “The Inflicted” by Matthan Harris and “Native” by John Real (for which I won the italian “Golden Globe”). This was therefore another interesting opportunity to write a film score that could again communicate strong emotions. As you know, there are two schools of thought for thriller soundtracks, the first is based on a symphonic orchestral music, the second on an experimental electronic music. In this film I tried to merge the two schools of thought together, mixing the “Bulgarian National Radio Symphony Orchestra” with disturbing electronic sounds, to wrap the viewer and make him more involved in this compelling storyline. We went with the director to Sofia, together with sound engineer Marco Streccioni and his assistant Gabriele Conti, and we recorded the orchestra with a mix of digital sounds synchronized with the images. Alessia’s theme, for piano and strings, is the cornerstone of this soundtrack and is linked to the protagonist, played by actress Antonia Truppo. In a second moment I asked my collaborator Federico Ricci to write an additional music theme for the final scenes, to enrich the existing musical themes and introduce new thematic material. We recorded all the music in 5.1. at the studio “Stone Recording Studio” in Rome and the final mix of dialogues, music and sound effects was done by Gianfranco Tortora at the studios “Il Suono del Sud”. We worked hard to find a balance between the various components of the soundtrack and the right volume between music and sound effects. Marco Werba

https://music.apple.com/us/album/pop-black-posta-original-motion-picture-soundtrack/1465102172

Réseaux sociaux et médias à l’ère des algorithmes : une expérimentation sans fin ?

Depuis l’émergence des réseaux sociaux, des algorithmes publicitaires dictent notre accès à l’information et aux différents types de contenu présents sur Facebook, Twitter ou encore Instagram. Entre les changements d’algorithme et des intérêts économiques divergents, la relation entre médias sociaux et médias traditionnels est aussi symbiotique que paradoxale. Edgerank, l’algorithme créé spécifiquement par et pour Facebook, change régulièrement de priorités. Vidéos live mises en avant (2017), avant de prioriser les groupes et les communautés (2018) ou encore les posts de notre entourage (famille et amis proches…) depuis mai dernier.

Comment fonctionnent les algorithmes des réseaux sociaux ?

Les algorithmes des réseaux sociaux (Facebook, Twitter…) ont été créés pour s’assurer que seul le contenu pertinent et intéressant aux yeux des utilisateurs n’atterrissait sur leurs fils d’actualité personnalisés.

En analysant nos réactions personnelles (le nombre de likes que nous pouvons donner sur une période de temps donnée, le nombre de commentaires que nous postons ou encore les statuts et liens que nous pouvons partager ou sauvegarder, entre autres…) ainsi que les réactions similaires de notre réseau, EdgeRank est capable de déterminer les posts les plus aptes à nous faire réagir et donc, sur du plus long terme, à nous faire rester sur sa plateforme.

Comme l’explique Antoine Bonino, doctorant en sciences de l’information et de la communication au CELSA – Sorbonne Université, les algorithmes de ces plateformes doivent “inciter les usagers à “participer” à la pratique communicationnelle proposée par la plateforme. Ils doivent les inciter à lire et à manipuler les contenus exposés afin, ultimement, de requalifier les usages enregistrés et les incorporer à une ingénierie publicitaire relativement sophistiquée.”

Pourquoi ces changements d’algorithme ?

Ces changements sont ancrés dans une dynamique de recherche ou d’optimisation de leur business model. Pour les réseaux sociaux, l’algorithme parfait optimise l’implication des utilisateurs et pousse les advertisers à dépenser plus.

Camille Saint-Paul, présidente de 5e Rue et maître de conférences à Science Po, explique :”On le sait, sans publicité, seuls 8 à 10% des contenus que vous postez (sur Facebook, NDLR) seront in fine visibles par la timeline de votre audience. Les annonceurs et les médias sont ainsi obligés de payer pour être vus.”

Elle ajoute : “L’usage quasi-forcé de la publicité a de fait multiplié les mécontentements, notamment les internautes qui refusent les publicités intrusives. Autre motif de mécontentement de ces internautes : l’usage de leurs données comportementales pour ces stratégies de targeting, qu’a révélé l’affaire Cambridge Analytica”.

Des inquiétudes majeures des citoyens pour la protection de leur vie privée qui ont d’ailleurs mené à une audience du Congrès après des soupçons d’ingérences russes lors des élections présidentielles américaines de 2016.

Ce scandale serait d’ailleurs à l’origine de la dernière récente “réécriture algorithmique” de Facebook. Il s’agirait en effet d’une “manoeuvre éditoriale visant à mitiger le feu des récents scandales qui brûle la crédibilité de la plateforme”, interprète Antoine Bonino.

Des changements obligatoires au sein des rédactions

Ces changements d’algorithmes ont d’ailleurs valu à de nombreux médias, dépendants de ces plateformes, à repenser leur utilisation et à pivoter leur priorité sur d’autres types de contenu.

BuzzFeed s’est vu obligé de licencier de nombreux employés au Royaume-Uni et de fermer sa branche française. Vox Media a fermé une cinquantaine de postes dédiés à la vidéo sur les réseaux sociaux. Mic.com a été vendu pour 5 millions de dollars (alors que le média avait levé plus de 60 millions de dollars à son lancement), après avoir laissé partir la quasi-totalité de ses équipes (près de 100 personnes), focalisées quasiment exclusivement sur la vidéo.

Depuis les changements d’algorithme de janvier 2018, un des plus impactants pour les médias, les publications des médias ont perdu 9.4% de réactions et d’interactions sur leurs updates en moyenne selon le rapport Private Sector News, Social Media Distribution,and Algorithm Change du Reuters Institute for the Study of Journalism de septembre 2019.

“Les professionnels savent que la plateforme n’est pas la panacée publicitaire qu’elle prétend être et que leurs intérêts à y publier sont limités, mais simultanément, ils sont tenus de produire des contenus dédiés s’ils espèrent tirer parti des suppléments de visibilité qu’elle ne cesse de promettre”, complète Antoine Bonino.

Si, aux premiers jours de Facebook, les annonceurs et les médias traditionnels semblaient fascinés par les opportunités d’exposition offertes par le réseau social, l’usage leur a appris à tempérer leurs espoirs.

“La méfiance progressivement acquise par les professionnels est étroitement liée aux irrégularités des “performances” enregistrées par leurs propres pages, aux anomalies observées au niveau des “résultats” de leurs campagnes publicitaires, etc.”, ajoute-t-il.

Les médias doivent-ils stopper leur utilisation des réseaux sociaux ?

Selon Camille Saint-Paul, ces plateformes constituent encore et toujours des “points de contact essentiels vers l’internaute”. Elle ajoute que “les médias n’ont de choix que de composer avec eux”, mais sans forcément “dépendre d’eux.”

Cela implique aussi pour les médias de “ne pas mettre tous les œufs dans le même panier” et ne pas céder aux sirènes du “tout social media” ajoute la présidente de 5e Rue. C’est toute la réflexion en cours sur les modèles payants qui impliquent de créer du contenu de forte qualité et ciblé. Cela semble d’ores et déjà fonctionner pour des médias comme Mediapart, en France, ou The Guardian, en Angleterre.

Cette opinion est également partagée par le Reuters Institute qui, dans son rapport Journalism, Media, and Technology Trends and Predictions 2019 , montre que l’objectif premier de plus de la moitié (52%) des “Digital Leaders” interrogés est désormais l’abonnement payant.

Pour la première fois, le modèle d’abonnement dépasse le display advertising en terme d’objectifs de revenus pour les rédactions. Ces modèles payants apportent en effet de nombreux avantages aux médias.

Ben Whitelaw, chef du développement des audiences pour The Times, explique, “qu’un des grands avantages d’un modèle focalisé sur des abonnements payants est sa résilience face aux changements de ces plateformes. C’est si rafraîchissant d’être capable de ne pas avoir à organiser des réunions d’urgence à chaque fois que nous entendons parler un nouveau changement d’algorithme de Facebook ou de Google.”

Que ce soit par manque de ressources ou par manque de nombre de lecteurs, la viabilité du modèle économique de l’abonnement ne semble toutefois profiter qu’aux poids lourds de l’industrie tels que le Times ou The Guardian.


Podcasts : l’écosystème se structure

Dernier volet du cycle MAIN Conférences, la conférence sur les podcasts organisée à la SACD cette semaine fait l’état des lieux d’un écosystème en pleine effervescence et en voie de structuration. Dans ce moment charnière, les acteurs historiques radiophoniques et les plateformes de streaming s’interrogent sur l’écriture des podcasts, leur distribution et la juste rémunération des auteurs.

L’audio en ligne : un usage qui devient courant

Rodolphe Desprès, Responsable département internet de Médiamétrie, présente une etude entierement consacree a l’audio. Si la Radio FM reste le premier média d’écoute de contenus sonores, se développe le “streaming” (écoute sans téléchargement) et l  “podcast”, qui peuvent être soit le “replay” d’une émission déjà diffusée, soit un contenu “natif ” c’est-à-dire produit pour le web.

Au delà de cet usage disruptif de la radio, l’écoute de l’audio en ligne est devenue un usage courant sur le web au même titre que la lecture d’articles de presse ou le visionnage de vidéos. La preuve en est : le podcast a désormais son propre festival : le Paris Podcast Festival.

L’effervescence des podcasts natifs

Les acteurs historiques comme Radio France se sont lancés dans la production de podcasts natifs (France Inter, France Culture, Rtl, Europe 1)  ainsi que la presse (Elle, Slate, Le Parisien) et des acteurs indépendants (Binge Audio, Louie Media, Nouvelles ecoutes, Boxsons).

A l’origine exclusivement musicales, les plateformes de streaming(Deezer Spotify) se sont également mise à distribuer et à co-produire de l’audio parlé . Dans le même temps, de nouveaux acteurs (Sybel, Majelan) proposent dès leur lancement une offre de podcasts sélectionnée et leur propre production. Preuve de cet écosystème en pleine effervescence, le classement podcast Itunes France comporte désormais des podcasts natifs dans son top 10.

Un ton unique

Le podcast natif permet une écriture plus décalée, plus libre et plus longue. Féminisme, sexe, identité raciale ou de genre, développement personnel, entrepreneuriat, le podcast natif délivré de toute contrainte de format adopte le ton de la communauté à laquelle il s’adresse.

Il y a ce ton très particulier que l’on va chercher quand on fait des co-productions avec des marques Média comme So Foot par exemple.” explique Frederic Antelme de Deezer.

Les auteurs de fiction exploitent cette liberté de ton. Klaire fait Grr, autrice et membre de la SACD a ainsi produit une comedie feuilletonnante sur les déboires amoureux d’une jeune femme qui a reçu le Prix Italia de la meilleure fiction radio en 2018.

Les supports d’écoute

Les podcasts natifs sont consommés à 48% via des applications de podcasts. 41% d’écoute se font sur le site ou l’application de l’éditeur.

La découverte des podcasts via les enceintes connectées est aujourd’hui encore anecdotique en France. Les avis divergent sur la nécessité d’y être présent.

“Je crois davantage à l’intégration dans les voitures connectées qu’aux enceintes connectées” déclare Mathieu Gallet de Majelan.

Quand Virginie MaireFondatrice de Sybel fait le choix d’y être.

45% de la consommation de podcasts se fait à domicile. Nous souhaitons donc être présents sur cet outil d’écoute propice à la maison.”

WALKING WITH ELEPHANTS (Original Motion Picture Soundtrack)

WALKING WITH ELEPHANTS (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Robbie Moffat

Music composed and performed by

Pascal Isnard, William Marcx, Leila Macavoy

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd

The Orchard

SCREENING ON CANNES FESTIVAL

Ca chaloupe, ca tangue comme un ballet d’elephants. Le theme chante par Leila Macavoix est d’une sensualite a peine teinte des cordes harmoniques de ses comperes Pascal Isnard et Williams Marx. Il fallait du rythme et de l’emportement pour decrire ce temps hors norme des mamiferes africains qui forcent le respect. Un autre regard sur ces especes qui parcourent savannes dans les herbes rousses. Un autre temps espace sur lequel s’est arrete Robbie Moffat, un scottish de realisateur qui deploie ses ailes ici, comme dans d’autres scenarios, avec l’insouciance des gens d’ame et de foi. Les documentaires sont des pieces de la mémoire et celui-ci se conservera dans les videotheques et dans les interstices et labyrinthe des ecrans de tv. Un documentaire qui commente la violence des hommes face a une nature desemparee. L’action vient du jour et du ciel, le script vient de la force et du vent. Une fresque, une parenthese dans le monde du quotidien, un arc et des fleches, un soldat sans batailles… Des images brillantes, un parcours de forcat et une musique qui va nous accompagner tout le long. Fleuve, regards, chemin de brousse, ciel rouge, elephanteaux, troupeaux et tout d’un coup on se decouvre humain et impuissant face aux forces de la foret. On simplement humain un peu deboussole. Et la musique eternelle revient et revient et ca chaloupe et ca tangue….

Hellen Page

Walking with Elephants is about the last great herds of elephants in Africa.

With a population of barely 350 000 Savanah elephants left, the biggest of the planet’s land animals face extinction within our life time. Half of these elephants during the dry season are densely populated in northern Botswana as they are protected by the government there. However, across the border into Namibia, Angola, Zambia and Zimbabwe – where many of the elephants return to in the wet season, their future is fraught. In Kenya and Tanzania and South Africa, nearly all of the surviving elephants are enclosed in game reserves and no longer roam the wilderness that once saw them travel up to one hundred miles a day…

There was once a time when the African elephant roamed most of the African continent.

It was estimated that around 7-10 million elephants exited in the 1930’s.

Walking with Elephants (Original Motion Picture Soundtrack)