THE LIFE AHEAD (La vita davanti a se) avec Sophia Loren, musique de Gabriel Yared

THE LIFE AHEAD (La vita davanti a se)
(Original Motion Picture Soundtrack)
A Film by Edoardo Ponti
With Sophia Loren & Ibrahima Gueye
Original Soundtrack Composed by Gabriel Yared
Label Plaza Mayor Company Ltd

Plaza Mayor Company Ltd présente la bande originale du drame The Life Ahead (La vita davanti a sé). L’album est composé par Gabriel Yared.

The Life Ahead est réalisé par Edoardo Ponti avec Sophia Loren, Ibrahima Gueye, Renato Carpentieri, Diego Iosif Pirvu, Massimiliano Rossi, Abril Zamora et Babak Karimi.

Dans les Pouilles, contre toute attente, une survivante de l’Holocauste qui s’occupe d’enfants se lie d’amitié avec un gamin des rues désabusé ayant tenté de la dévaliser…

THE LIFE AHEAD ou le titre original italien LA VITA DAVANTI A SE, est un film émouvant, qui ramène Sophia Loren à l’écran, le film qui est marqué par la musique originale de Gabriel Yared, est magnifique à regarder, la photographie créant une aura chaleureuse et éclatante pour une grande partie de la durée des films. Loren est comme toujours magnifique à regarder et dans ce rôle difficile où elle dépeint le personnage, Madame Rosa. Réalisé par Edoardo Ponti, oui c’est vrai Ponti, le fils de Sophia et de Carlo Ponti. La partition musicale est un accompagnement parfaitement gracieux et poignant à ce conte très émotionnel, ce n’est pas seulement sur la poignante et les propriétés thématiques subtiles cependant, il y a une poignée de beat up beat plus contemporain pistes infusées de hip hop dispersés partout, mais ce sont les poèmes musicaux romantiques et touchants qui impressionnent et attirent. Yared, est un compositeur si sous-estimé, mais à cette occasion, je pense qu’il va peut-être obtenir l’avis et le crédit qu’il mérite si richement, sa partition est de soutien, mais n’envahit jamais la ligne de l’histoire ou éclipse l’action à l’écran, recommandé. Les bandes sonores de jeux semblent dominer le marché des sorties de la fin de cette année, ce qui n’est pas une mauvaise chose parce que cela signifie que les partitions orchestrales /instrumentales atteignent une génération plus jeune. La maitrise mélodique, harmonique et culturelle est l’approche de Gabriel Yared dans chacune de ses partitions. On a ici un score fin délicat, mais on a aussi une page d’histoire et d’harmonie avec les premières notes de musique klezmer, de musique juive…. Essentielles pour comprendre l’histoire qui se joue sous nos yeux.
Hellen Page

Texte de Gabriel Yared sur le film:

« J’ai commencé mon travail sur The Life Ahead peu de temps après qu’il a été tourné, mais il n’était pas encore entièrement édité ou terminé. Edoardo Ponti (réalisateur) est venu me voir à Paris en décembre 2019 pour discuter de ce qu’il cherchait en termes de musique. J’ai regardé le film et j’ai adoré tout de suite. Il a une douceur douce et la mélancolie, qui est très unique.

J’ai d’abord commencé à travailler sur mes thèmes, que j’ai partagés avec Edoardo, puis je les ai progressivement adaptés à des scènes spécifiques. Le thème le plus important était la « chanson hébraïque », qu’Edoardo appelle l’ADN du film. C’est une pièce que Madame Rosa écoute dans sa cave, lui rappelant ses parents et ses souvenirs d’enfance à Auschwitz.

Malheureusement, en raison des mesures de santé pandémique Covid-19, nous avons dû travailler à distance, moi à Paris et Edoardo à Los Angeles. Presque tous les jours, je lui envoyais mes conclusions et nous parlions de tout ensemble. Edoardo est très particulier avec ses choix, et tout comme moi, il a une persévérance presque obsessionnelle. Cela a donné lieu à une collaboration très productive, impliquée et raffinée. The Life Ahead est un film fantastique mettant en vedette Sophia Loren (la mère d’Edoardo), et je suis sûr que tout le monde le trouvera très émouvant, profondément redoutable et actuel.

Gabriel Yared

Paris, Octobre 2020

TRACKLIST

01 Madame Rosa – 04:00

02 People Call Me Momo – 00:56

03 Police Raid – 02:05

04 Momo Sketches – 01:04

05 Olive Tree Grove – 01:33

06 Picking Up Drugs – 01:23

07 Hospital Breakout – 01:40

08 Illness – 02:04

09 Helping Rosa – 01:41

10 Momo Cries – 02:25

11 Momo and Rosa – 05:48

12 Drug Dealing Montage (Bonus Track) – 01:18

Length: 26:11

Original Music Composed by Gabriel Yared

Amazon et la publication d’une tribune

Dans une tribune publiée lundi 16 novembre sur le site de franceinfo, 120 responsables d’ONG, d’associations, de syndicats, de partis politiques, ainsi que des écrivains, des libraires ou des élus, font le constat d’une “crise sans précédent qui a une nouvelle fois révélé les profondes inégalités de notre société”. Ils demandent l’instauration d'”une taxe exceptionnelle sur les ventes d’Amazon” et “les autres profiteurs de la crise” sanitaire, soulignant “l’urgence de stopper l’expansion du géant du e-commerce”.

La démarche de franceinfo n’a pas vraiment été comprise par certains des auditeurs ; ils ont écrit à la médiatrice des antennes de Radio France, Emmanuelle Daviet. L’occasion aujourd’hui dans ce rendez-vous de faire le point sur cette question de la publication de tribunes par la rédaction de franceinfo. Avec le directeur adjoint de la rédaction, Matthieu Mondoloni.

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Emmanuelle Daviet
franceinfo
Radio France
Mis à jour le 21/11/2020 | 12:30
publié le 21/11/2020 | 12:30

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Un centre de distribution Amazon, le 25 avril 2020, à Las Vegas, dans le Nevada.Un centre de distribution Amazon, le 25 avril 2020, à Las Vegas, dans le Nevada. (DAVID BECKER / AFP)
Dans une tribune publiée lundi 16 novembre sur le site de franceinfo, 120 responsables d’ONG, d’associations, de syndicats, de partis politiques, ainsi que des écrivains, des libraires ou des élus, font le constat d’une “crise sans précédent qui a une nouvelle fois révélé les profondes inégalités de notre société”. Ils demandent l’instauration d'”une taxe exceptionnelle sur les ventes d’Amazon” et “les autres profiteurs de la crise” sanitaire, soulignant “l’urgence de stopper l’expansion du géant du e-commerce”.

La démarche de franceinfo n’a pas vraiment été comprise par certains des auditeurs ; ils ont écrit à la médiatrice des antennes de Radio France, Emmanuelle Daviet. L’occasion aujourd’hui dans ce rendez-vous de faire le point sur cette question de la publication de tribunes par la rédaction de franceinfo. Avec le directeur adjoint de la rédaction, Matthieu Mondoloni.

Emmanuelle Daviet : Quelle est la ligne éditoriale de franceinfo pour publier une tribune ?

Matthieu Mondoloni : Il s’agit de savoir si une tribune est pertinente éditorialement. C’est-à-dire que nous, ce qui nous intéresse, c’est : est-ce qu’elle participe à un débat qui est dans l’air du temps, et auquel nous-mêmes nous consacrons un certain nombre de sujets. Cette tribune est un éclairage, elle ne reflète évidemment jamais la position de franceinfo, puisque nous sommes dans une position de neutralité habituelle, fidèles à la ligne éditoriale de notre chaîne. Mais c’est vraiment la pertinence éditoriale de cette tribune qui va retenir notre attention.

C’est le cas effectivement de cette tribune co-signée par 120 personnes, 120 organismes, sur Amazon. On a choisi de la publier parce que je le répète, elle nous semblait dans l’air du temps, dans un débat qui est en train de monter. On voit encore que, dans les jours qui ont suivi la publication de cette tribune, cela a fait débat, ça a fait réagir Amazon, mais aussi les autres grands distributeurs, la grande distribution de façon générale, mais aussi les petits commerçants. C’est la ligne qui nous conduit à publier, ou non, une tribune. On n’en fait pas énormément d’ailleurs, si vous regardez sur le site de franceinfo.fr, il n’y en a pas tant que ça. Mais c’est vraiment ce qui définit pour nous, la nécessité ou pas, l’acceptation ou pas de publier cette tribune, c’est le point de vue éditorial qui nous semble pertinent.

Emmanuelle Daviet : Comment s’opère la sélection ? Qui décide ? Est-ce que ce sont des signataires qui viennent vous trouver ?

Matthieu Mondoloni : Oui effectivement. Généralement, ce sont des tribunes, et là pour le coup, on en reçoit beaucoup plus qu’on en publie. Mais ce sont des signataires qui nous envoient les tribunes par mail, qui s’adressent en général à la direction de la rédaction. Pour celle d’Amazon, c’est moi qui ai eu la première version qui m’a été envoyée. Donc, on lit attentivement ce que contient le texte de cette tribune, pour savoir si cela s’insère dans une logique éditoriale qui est la nôtre, si cela va faire débat, si ça peut faire réagir. Et on regarde évidemment qui signe cette tribune ; est-ce que ce sont des gens qui représentent aujourd’hui quelque chose. On ne va pas publier une tribune qui est signée par cinq personnes, dont personne n’a jamais entendu parler.

Mais là en l’occurrence, ce qui nous semblait intéressant, au-delà des signataires habituels de ce genre de tribune anti-amazon, c’est que c’était plus largement relayé par des libraires, par des petits commerçants, qui eux aussi, avaient apposé la signature en-dessous de cette tribune. On s’est dit que là, effectivement, il y avait une logique éditoriale à la publier, à la mettre en avant. Mais on a aussi publié des tribunes en faveur de l’apprentissage des jeunes, on a publié des tribunes du syndicat de la magistrature, dans le débat qui était celui qui l’opposait à Eric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux. On a publié une tribune sur l’Union des Gauches, les partis de gauche qui appelaient à se fédérer pour la prochaine élection présidentielle.

Ce ne sont pas pour nous des choix partisans. Ce sont évidemment des tribunes partisanes, c’est une évidence, mais c’est pour cela qu’on appelle ça “tribune”. On n’ouvre pas l’antenne, on n’ouvre pas le site internet à n’importe qui, uniquement à des gens qui ont quelque chose à dire, pour, derrière, pouvoir faire réagir les adversaires, les opposants. On se sert de cette tribune pour susciter le débat.

Vous avez indiqué que vous recevez plus de tribunes que vous n’en publiez. Alors précisément, quel type de tribune refusez-vous de publier, hormis celles qui sont signées par des personnes inconnues ?

Des tribunes qui franchissent, ce que je vais appeler moi, “la ligne rouge éditoriale de franceinfo”. Il y a des propos que nous ne relayons pas, que ce soit dans les reportages que nous réalisons, dans les invités que nous avons en studio, des propos qui peuvent être discriminants, propos racistes évidemment, xénophobes etc. Nous ne les retenons pas, nous expliquons aux personnes qui nous les envoient pourquoi elles ne seront pas retenues. Mais je le répète encore une fois, on en publie très, très peu finalement sur le site de franceinfo. Je faisais tout à l’heure le catalogue, dans les derniers mois, on a dû en publier cinq ou six, et même sur l’année écoulée.

«DE CHARLIE HEBDO AU BATACLAN» : LE DOCUMENTAIRE SUR LES ATTENTATS DE 2015 À NE PAS MANQUER SUR C8

Le documentaire événement «De Charlie Hebdo au Bataclan, les derniers secrets des attentats de 2015», à découvrir le 4 novembre à 21H15 sur C8, revient sur la pire vague d’attaques terroristes en France.
Bande Originale du Documentaire composee par Maximilien Mathevon
Produit et Edite par Plaza Mayor Company Ltd

On connait le sérieux des enquêtes menées par Jerome Korkikian : de Police Secours a aujourd’hui « De Charlie Hebdo au Bataclan », on entre par la petite porte d’une enquête douloureuse mais bien réelle.
Jerome Korkikian s’entoure de la complicité musicale de Maximilien Mathevon. Un duo qui fonctionne bien, même très bien et qui au cours de multiples reportages et enquêtes ont su trouver les mots et notes justes.
Nous avions besoin d’éclaircissement, de précisions et de la passion affirmée de la vérité.
Nous ne sommes pas là pour juger des positions des satires attardées de quelques soixante hui tard qui se drapent de la liberté d’expression au sein d’une rédaction aujourd’hui recale de Charlie Hebdo.
Nous sommes là pour ressentir le drame et la souffrance d’une jeunesse fauchée par les ires de la bêtise et de la naïveté.
Il fallait que des vies passent a trépas pour soulever l’émotion.
Et soulever aussi l’indignation de gouvernements successifs aussi lâche et désarmés les uns que les autres.
On en viendra a bout au terme de ces explications détaillées.
Puissent elles guider vers des résolutions meilleures et donc des jours meilleurs.
Hellen Page

Ce film signé Jérôme Korkikian, et présenté par Carole Rousseau, plonge les téléspectateurs dans les coulisses de ces attentats perpétrés par des djihadistes d’Al-Qaida et de Daesh présentés comme une réponse aux provocations faites à l’islam et à son prophète, mais aussi comme un acte de vengeance vis-à-vis de l’engagement de la France contre ces groupes terroristes à l’étranger. Si la menace terroriste était connue, et redoutée, par les services de police et de renseignement, il n’a pas été possible de la déjouer.

Comment se sont déroulés les événements et quelle a été la réaction du pouvoir face à cette extrême violence ? Comment les forces de police se sont organisées pour chacune de leurs interventions ? Le documentaire «De Charlie Hebdo au Bataclan, les derniers secrets des attentats de 2015», donne la parole à celles et ceux qui se trouvaient aux premières loges de ces tragédies, notamment l’ancien président de la République, François Hollande, la maire de Paris, Anne Hidalgo, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le procureur de la République François Moulins, ainsi que le général Denis Favier et Jean-Michel Fauvergne, le patron du RAID. Plusieurs victimes viennent également apporter leur témoignage bouleversant de l’horreur face au fanatisme religieux.

HOW STATIC & BEN EL’S NEW SINGLE FITS WITH SABAN MUSIC GROUP’S STRATEGY OF ‘THINKING GLOBALLY’

Ambitious new global music group, Saban, continues to move through the gears with the release today (October 30) of the latest single by Static & Ben El – Shake Ya Boom Boom – in collaboration with Black Eyed Peas.

Static & Ben El were behind Further Up, the debut release on the Saban Music Group, which is backed to the tune of $500m by entertainment mogul Haim Saban.

That track, launched in January this year, has clocked up nearly 40 million views on YouTube and 80 million streams across various platforms, was No. 1 on Billboard’s Latin Airplay Chart and hit the Top 10 on Vevo’s US chart.

Shake Ya Boom Boom is accompanied by a video shot in a vertical/smart-phone style with TikTok, YouTube, and Boomerang Instagram clips of Static & Ben El, as well as members of Black Eyed Peas and several influencers, all with a combined total reach of 50m fans on social media.

Here Gustavo Lopez, CEO of Saban Music Group, talks about the new track, the duo’s global potential, the impact of collaborations and the importance of laser focus…

Static & Ben El are established superstars in Israel, with international reach – their YouTube videos are approaching 600m combined views.

Haim Saban quickly recognized their worldwide potential and signed them.

Static & Ben El were signed prior to the formal launch of Saban Music Group and it can be said that they were one of the catalysts for its formation.

Static & Ben El were getting ready to go on tour in the states when COVID happened. So, instead they used the time to focus on making music. We didn’t want the pandemic to slow down the process of getting music out; we wanted to release Shake Ya Boom Boom as soon as possible, and our challenge was how to make a video during these times.

The guys got on a Zoom call to talk creative and will.i.am had the idea to shoot it remotely, and include 25 influencers.

As Static & Ben El continue to grow their fanbase outside of Israel, we have had the opportunity to collaborate with international superstars. They have been taking the right angle towards stardom, they have already collaborated with J Balvin, Pitbull, Flip Dinero and have more superstar collab surprises on the way.

SMG is a startup and from day one we said what makes us different is our approach and our 360/50/50 model. We will only sign a select number of artists so that our team can be laser-focused and committed to their success.

Our roster currently consists of mainstream as well as Latin artists, all with international appeal. We are aggressively recording and collaborating and working with some of the biggest artists in the world to help bring our artists to global audiences.

PADRE CONFIOLI – Album I Messagi di Medjugorje

“Medjugorje Project” is a record work to celebrate the thirtieth anniversary of the apparitions in Medjugorje.
There are thirty songs with the original texts taken from the messages of the Madonna.
The lyrics of the songs are assembled by reducing the messages of a year (on the 25th day of each month) into a song, plus some small additions of personal messages to the various visionaries of Medjugorje.
They are three music CDs with 10 songs each, for a period of thirty years…
The Queen of Peace be with us!
Giuseppe Cionfoli, aka Padre Cionfoli!

Un temps de prière, un temps de réflexion… Pas nouveau mais salutaire en certaine période comme la nôtre. La voix du Padre Giuseppe Cionfoli rempli son message de douceur et des points cardinaux qui nous amené a vivre les uns avec les autres. Un message de la Madonne Medjugorje. Message qui revient chaque année lors de pèlerinage et manifestations religieuse en Mars. Pour nous préparer au message de Medjugorje en Mars prochain, le Padre Giuseppe Cionfoli nous conduit sur chemin de prière et de réflexion en 3 albums. Le premier album vient de sortir, un sortira début de Décembre et un autre début Mars.

Ainsi le triptyque spirituel aura forme son vœu et son cheminement intérieur.

En paroles, en recueillement, en invitation à la prière : La pregheira…. Ces thèmes fort en chanson qui pourraient être des pop song, devrait nous amener à une sagesse personnelle. Régulièrement ces chants ont concouru dans les Festivals de Pop songs comme San Remo. Un moment ou les genres se confondent et finalement ou la profondeur des mots côtoie la légèreté de notre espèce.

Un moment d’existence a approfondir.

Hellen Page

Short Presentation – “Padre” CIONFOLI

GIUSEPPE “Father” CIONFOLI is a “songwriter of God” by vocation.

Wearing his friar’s habit, he was chosen in 1981 by the television show “Domenica in” to participate in a competition of new voices. The song performed was “Nella goccia entra il mare” which spoke of the concrete experience that the Christian makes of God when he allows him to enter his own small drop of himself letting himself be filled.

Cionfoli’s success was immediate, so much so that he was called the “Minstrel of God”.

Participation in the Sanremo Festival, 1982 edition, was a must, with “Solo Grazie”: a song to life. Of that edition of the Sanremo festival “Father” Cionfoli was the moral winner, so much so that in a short time “Solo Grazie” arrived at the top of the charts of the best-selling records in Italy and in the world. Cionfoli in that period devoted a lot of space to preaching, participating in meetings for young people and prayer-meetings organized by parishes, dioceses or groups of Catholic inspiration for charity purposes.

There are also numerous tours abroad (Canada, Australia, the United States and Europe). One of the most exciting experiences of that year was the concert held in the Bari stadium, which was also attended by Mother Teresa of Calcutta.

In 1983 he participated in his second Sanremo festival with the song “Shalom”, invoking peace.

Also to be remembered: his participation in the Sanremo 1994 festival with “Squadra Italia” (in a song on the fundamental values of the family) and his passion for art with the creation of paintings and sculptures inspired by Padre Pio.
Witnesses of his works were Federico Fellini, Alberto Sordi and Mike Bongiorno. Some sculptures are exhibited in various Italian cities.

TWITCH, STILL UNLICENSED BY MAJORS, LAUNCHES RIGHTS-CLEARED MUSIC VIA DEALS WITH INDIE DISTRIBUTORS AND LABELS

Well, it’s licensed now… but not by the major record companies.

Instead, Twitch has struck licensing deals with a clutch of global distributors that work with indie artists, in addition to a handful of indie labels from around the world.

The repertoire of these distributors – including more than a million tracks by those independent acts – will now be available, fully rights-cleared to be used by Twitch streamers.

Twitch announced today (September 30), that it’s been developing a new creator tool for the past year called Soundtrack by Twitch, offering rights-cleared music for livestreams via partnerships with a number of labels and distributors.

At launch, Soundtrack will have more than a million tracks available from over 30 music companies, including the likes of UnitedMasters, DistroKid, CDBaby, Anjunabeats, SoundCloud, EMPIRE, Future Classic and Nuclear Blast.

All independent businesses – which obviously means no deals with Sony, Universal or Warner.

It also appears not to be licensed by independent label agency Merlin, whose members include indie label giants likes Beggars Group, Kobalt’s AWAL and Secretly Group.

The Soundtrack beta, which launches today and rolls out to all Twitch streamers over the next few weeks, features genre-focused Stations and Playlists of regularly updated curated tracks.

The Playlists and Stations are curated by Twitch music curation staff, as well as “select streamers and industry partners” and Twitch states that its in-house curation team will be adding new Playlists and Stations regularly.

Artists include Above & Beyond, mxmtoon, Porter Robinson, RAC, SwuM, and many others.

Other musicians, labels and publishers can visit this help page to learn how to get their music in Soundtrack.

According to Twitch, music from Soundtrack will be separated into its own audio channel so that music can be played during livestreams “without worrying about your archives being muted or receiving strikes against your Twitch channel”.

The “strikes” Twitch is referring to are copyright infringement notices, which multiple prominent Twitch users reported to have received from Twitch earlier this year for unlicensed music used in clips posted on their channels.

The company then threatened to terminate the accounts of “repeat infringers” and claimed that it was taking this action against its users because it had received “a sudden influx of DMCA takedown requests for clips with background music from 2017-19”.

This happened because of Twitch being legally required to comply with Digital Millennium Copyright Act (DMCA) takedown requests served by rights-holders (like record labels) or an entity representing rightsholders like the RIAA, in order to be protected under US safe harbor laws – and thus, like YouTube, not be liable for infringing user generated content.

It will obviously need to continue complying with takedown requests for music it hasn’t licensed.

INGROOVES HAS BUILT ITS OWN AI MUSIC MARKETING TECHNOLOGY – AND BEEN GRANTED A PATENT FOR IT

Just ask Spotify: earlier this month, discovered that the music streaming platform had been granted a patent in the US for a new karaoke-like feature that allows users to “overlay a music track with their own vocals”.

That came after Spotify successfully filed another US patent, for a TikTok-esque fuction that would allow users to create “video moments” accompanied by music within the Spotify app.

Today we discover that another large-scale music company has secured what it describes as a “game-changer” patent in the US.

That company is Ingrooves Music Group, the Universal-owned music marketing services and distribution firm that works with a host of successful indie labels and artists.

The patent – which you can read in full through here – is for AI-powered marketing technology.

According to Ingrooves, it exclusively secures the company the rights for a proprietary method of using artificial intelligence to “detect significant shifts in audience engagement and identify high-value streaming audiences”.

In other words, Ingrooves’ invention identifies audiences who have a high likelihood of deepening their engagement and becoming long-term fans of individual artists.

Ingrooves can then advise its clients about their marketing strategies accordingly.

The tech relies on aggregate reporting data that contains no personally identifying information, ensuring that it is fully compliant with GDPR and CCPA rules.

“For the entire music industry, the biggest problem everyone has is how do you efficiently and effectively market in a world where over 60 million tracks are available at all times to consumers, and the principal relationship with the consumer is controlled by other companies, namely, the DSPs,” said Ingrooves CEO, Bob Roback, speaking to MBW.

“Core to [solving] that challenge for us was to focus on a strategy around not just gathering enormous amounts of data and trying to present them beautifully in an aggregated dashboard, but really try to move to the stage where we could actually help our clients make better decisions.”

“There’s value in a patent portfolio, but we’re not trying to invent for the sake of invention”, added Roback.

“We are trying to solve a very real business problem, so I can sit with an independent label head, artist manager and say, ‘By working with our platform, and insights and team, you are able to make much better decisions, spend your money more wisely, and respond to marketing opportunities more quickly’… The patent is formal recognition that this is an innovative and protectable approach that we’ve taken.”

Ingrooves has already started to integrate the new tech within its ‘Trends Now’ platform, which is described as “an algorithmic newsfeed of essential activity happening across a labels’ or artists’ music and fans”.

Additionally, later this year, Ingrooves plans to embed the freshly-patented technology into a new, proprietary ad-buying solution within the company’s Dispatch marketing platform, which was upgraded last month.

Edinburgh TV Festival 2020 : une révolution provoquée par la pandémie et #BlackLivesMatter

Deux événements ont ébranlé cette année la TV britannique “intrinsèquement snob” (Ben Frow) : une pandémie sans précédent depuis le début de la télévision, et le mouvement Black Lives Matter. Dans une industrie, où l’apogée de la diversité était pendant longtemps atteint par le juste équilibre entre les diplômés d’Oxford et de Cambridge, les voix fortes qui réclament un passage à l’acte pour une télé plus inclusive ont de quoi bouleverser les vieilles habitudes. 

Une révolution d’autant plus inévitable qu’elle se joue sur fond de concurrence avec les services de streaming omniprésents (YouTube et Netflix sont parmi les principaux sponsors de ce festival en ligne qui scelle chaque année la rentrée des chaînes de TV britanniques). Eux, offrent aux talents de tout origine un espace d’expression libre, et ce en pleine pandémie qui exacerbe les inégalités dans l’industrie TV.

Comment attirer les talents et refléter l’ensemble de la société dans une époque où la TV a encore la capacité de rassembler ? Pendant 4 jours, 3.000 délégués se sont retrouvés devant leurs écrans respectifs pour 46 sessions qui explorent, débattent et dissèquent le spectre de l’industrie de la télévision avec les principaux talents et cadres de l’industrie, autour de la diversité et la transformation numérique accélérée par le coronavirus. 

Une TV de service public plus importante que jamais 

Le directeur général sortant de la BBC, Tony Hall, est monté sur le podium virtuel pour une défense passionnée du service public, indispensable à la démocratie. La pandémie fut l’occasion de (re)créer le lien avec les téléspectateurs, avec 94 % des Britanniques qui ont regardé la BBC, dont 87% des 16-34 ans. En quelques semaines de pandémie, l’écoute de la télévision a augmenté de près de 50 % par rapport à l’année précédente.

Pendant cette période, environ 24% du temps passé en ligne, en vidéo et en audio, par l’adulte moyen en une semaine, était consacré à la BBC. Pour Netflix c’était environ 4 %“. La BBC était aussi la première source d’une information vérifiée impartiale (“la clé de voûte du journalisme” selon Tony Hall), avec un indicateur de confiance des plus élevés y compris à l’international. 

Mais ces très bons chiffres ne cachent pas l’importance d’une révolution profonde du plus grand service public européen. En effet, mis en cause par les partisans comme par les opposants du Brexit, la BBC doit désormais défendre l’existence même de la redevance, sous pression politique.

Une piste évoquée par Tony Hall : “En 2018, les services publics de radiodiffusion ont fourni plus de 32.000 heures de contenu original fabriqué au Royaume-Uni contre seulement  221 heures pour les grands streamers“.

Tony Hall va même plus loin, en déclarant que la BBC doit se déplacer encore davantage vers les régions pour refléter plus de points de vue, avec 70% des équipes de la BBC qui pourrait se retrouver à l’extérieur de Londres. L’enjeu principal sera que les contenus proposés par la BBC, et les autres médias de service public,  soient capables de répondre aux questions sociétales brûlantes de cette année 2020 si particulière pour rester pertinents face aux géants Netflix, Amazon Prime Video et Disney +. 

L’impact Black Lives Matter, une politique “Pas de diversité, pas de commande”

L’assassinat de George Floyd a déclenché des protestations mondiales qui ont relancé un nouveau débat sur la diversité à la télévision. Un besoin de réflexion et d’action encore plus mis en évidence par l’utilisation récente du mot “N…” sur les écrans de la BBC. Le premier panel du festival virtuel posait la question : “La TV a-t-elle besoin de responsables de programme noirs”, question déjà posée il y a 12 ans. Cette année, la réponse est définitivement “oui”, et elle devra être suivie d’actions concrètes.

Les discussions autour de la diversité et de l’inclusion étaient en tête du programme d’Edinburgh 2020, mais l’action était également mis en avant, avec, entre autres, le duo de diffuseurs britanniques ITV et Channel 4 qui ont tous deux dévoilé des plans pour mieux représenter leur audience, avec notamment un “Black Takeover day”. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de “l’engagement continu de C4, en tant qu’organisation antiraciste, d’améliorer la représentation des Noirs à l’écran et hors écran et de favoriser un changement à long terme”, a expliqué le directeur des programmes Ian Katz.

DJ THOR &TONY CORIZIA Albums “Odyssey (Ancient Beats & Myths)”

DJ THOR & TONY CORIZIA

Album “Odyssey (Ancient Beats & Myths)

Featuring Ian Anderson, Remo Anzovino, Jerusa Barros, Stefano Bollani, Cesaria Evora, Giusy Ferreri, Bruno Lauzi, Dorota Miskievcz, Gianni Morandi, Fabrice Quagliotti, Massino Ranieri

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution The Orchard – Sergent Major Company Ltd

Cd Digital & Cd Physical

Extrait “ONDA SU ONDA » created by Paole Conte

Le temps s’écoule plus lentement et trépidant comme des perles de pluies. Une musique fluide, du tempo a fuir et des ses mélodiques qui nous reviennent en mémoire perdue et maintenant retrouves.
Onda su Onda, la voix de Paole Conte, quelle merveille, Cesaria Evoria et un swing imperturbable, Massino Ranieri,… et tant d’autres…quelle belle histoire de ressusciter ses immenses vestiges de la chanson. De redonner couleur et force a des images et des pensées que nous avons dépensée a une époque et qui reprennent la dimension de leurs espoirs ici sur des tempos fin. Remo Anzovino encore une touche spéciale, italienne, mélodique et vocale comme un San Remo la nuit, un virage de la Baie des Anges, une langueur des plages de Rimini.
Les tempos acidulés, les platines accrochées ont finalement du bon. Un prolongement de nos voyages intérieurs, un regard électronique certes, mais tellement solidaires du temps qui vient et que l’on ne peut arrêter.
DJ Thor & Tony Corizia sont des allies parfait de ce moment que l’on voudrait éternité.
A écouter absolument leur Album « Odyssey (Ancient Beats & Myths)
Hellen Page

The sound of Dj Thor meets that of bassist and international producer Tony Corizia in a new 18-track concept album titled “Odyssey (Ancient Beats & Myths)”.
The two well-known artists – who are not new to major musical projects together – this time, inspired by Homer’s Odyssey, musically address the theme of travel.
During the long quarantine period, isolated in their own studios and connected to each other only through the internet, they have made together, note after note, this long album of an almost 80-minute lenght.
A current original and very visionary sound path where they explore different places, emotions and cultures through music, virtually as in Ulysses’ journey, without moving physically but only in a musical sense that recreates those emotions and sensations.
The themes of sea and nature strongly return throughout the album.
Refined electronic atmospheres, unique ethnic sounds typical of Anatolia along with instruments such as the duduk and forays into chill out music, afrohouse and progressive house with an inevitable touch of pop and jazz that turn some of the tracks into possible radio hits.

Virtually coming out from the Mediterranean Sea and sailing beyond the Pillars of Hercules to Capo Verde, whose music inspires part of this journey, as in the case of Gianni Morandi and Cesaria Evora, who duet together in a classic Cape Verdean, or Giusy Ferreri who sings Creole along with the sensual voice of Jerusa Barros in a brand new remixed track.
International taste in the arrangements and lots of Italian music revisited in a very modern and experimental key: the voice of Massimo Ranieri in an electronic tango with an r’n’b groove, the unmistakable voice of Bruno Lauzi in an electro swing version of “Onda su Onda”.
High level chill out in “Daleko” with pianist and composer Stefano Bollani, the flute of the legendary Ian Anderson of Jethro Tull and Tinkara that intertwine in a classic house piece.
Some tracks are steeped in mystery, inspired by the oldest places in the eastern Mediterranean and with very modern arrangements, typical of the Burning Man Festival.
Another very interesting song on the album is “Stay”, arranged and written by the two artists with the electronic disco dance guru Fabrice Quagliotti of the legendary french group Rockets.

On the album there are also several narrative voices (in English and Italian) from strong cinematic flavor, mention the ancient Homeric poem and a truly inspired poem of the early Twentieth Century.
The album ends with “Götterdämmerung” (or “The Twilight of the Gods”), a name inspired by Richard Wagner, the “trait d’union” between the Nordic mythology – from which the same Dj Thor has drawn inspiration for his name – and the very similar ancient Mediterranean myths (to which, instead, the Odyssey is inspired).

Several hidden and cultured quotes, many emotional musical visions for this long virtual journey, born during the long Spring 2020 quarantine.

Thor (who currently records with Plaza Mayor Company Ltd) is an international DJ and musician, based in Rimini and Riccione. He has performed with his music in Italy, the United Kingdom, Turkey, the United States, the Principality of Monaco, Germany and Japan.
He is the resident DJ of “Villa delle Rose” in Misano and “Peter Pan Club” in Riccione: two Italian reference clubs on the world scene.
Tony Corizia, bass player and producer, well known in the international music scene, member of the italian rock band “MotelNoire” (an album for Sony Music ) and co-author and bass player for Rockets’ “Kids from Mars”. Over time, among others, he has collaborated with Steve Bush (Stereophonics), Bill Rieflin (R.E.M.), Federico Zampaglione (Tiromancino), Jake la Furia (Club Dogo) just to name a few.
In the past the two artists composed and produced together the music for BATMAN “Dark Tomorrow” (Kemco / DC Comics / Warner USA) in collaboration with Tot Taylor and the Royal Philharmonic Orchestra, at the Abbey Road Studios in London and later in Tokyo.
Together they also started the international project Hit-Aliens in 2004 and released the single “Es la colegiala” (FullFX / Warner Music) with the “cameo” by Chuck D (Public Enemy).

The international producer Alberto Zeppieri played the role of “diplomatic agglomerator” beetwen the two and the several artists who take part in the album adding their featurings.

L’inquiétante trajectoire de la consommation énergétique du numérique

Le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET) a publié en novembre un rapport sur la consommation d’énergie du numérique en France. L’étude recense le parc, liste les consommations et en déduit leur montant global.

Les résultats sont plutôt rassurants. Par rapport à 2008, la consommation numérique au niveau national semble stabilisée.

Les transformations en cours (croissance des usages vidéo, « numérisation de l’économie », « plate-formisation », etc.) ne semblent pas avoir de conséquences sur la dépense énergétique.

Un constat qui s’expliquerait par les gains en efficacité énergétique, et par le fait que la progression de la consommation des smartphones et data centers a été compensée par le déclin des télévisions et des PC.

Ces conclusions, au premier abord optimistes, méritent toutefois un examen plus approfondi.

61 millions de smartphones en France
Avant tout, voici quelques repères donnés par le rapport pour appréhender l’ampleur du parc numérique français. Le pays compte 61 millions de smartphones en service, 64 millions d’ordinateurs, 42 de téléviseurs, 6 millions de tablettes, 30 millions de box… Ces volumes déjà importants sont toutefois à prendre avec des pincettes, les auteurs du rapport estimant avoir fortement sous-évalué les équipements professionnels.

Le rapport prévoit dans les prochaines années une croissance du parc de smartphones (notamment chez les personnes âgées), une baisse de celui des PC, la stabilisation des tablettes et une saturation du temps passé sur écran (qui s’établit aujourd’hui à 41h/semaine).

Le texte suggère néanmoins de rester attentif, notamment sur les nouveaux usages : la vidéo 4K puis 8K, les jeux sur cloud via 5G, la voiture connectée ou autonome, l’installation grandissante de centres de données en France et le stockage de données… Une hausse de 10 % de la vidéo en 4K en 2030 produirait à lui seul une hausse de 10 % de la consommation électrique globale du numérique.

Nous pensons que ces conclusions rassurantes doivent être pour le moins tempérées, pour trois principales raisons.

L’efficacité énergétique, pas éternelle
La première est l’efficacité énergétique. Le célèbre énergéticien Jonathan Koomey a établi en 2011 que la puissance de calcul par joule double tous les 1,57 ans.

Mais cette « loi » de Koomey résulte d’observations sur quelques décennies seulement : une éternité, à l’échelle du marketing. Pourtant, le principe de base du numérique est toujours le même, depuis l’invention du transistor (1947) : utiliser le déplacement des électrons pour mécaniser le traitement de l’information. La cause principale de la réduction de la consommation est la miniaturisation.

Or, il existe un seuil minimal de consommation d’énergie physique pour déplacer un électron, dit « minimum de Landauer ». Un tel minimum théorique ne peut être qu’approché, en termes technologiques. Ce qui signifie que l’efficacité énergétique va ralentir puis s’arrêter. Plus la technologie le côtoiera, plus les progrès seront difficiles : on retrouve en quelque sorte la loi des rendements décroissants établie par Ricardo voici deux siècles, à propos de la productivité de la terre.

La seule manière de surmonter la barrière serait de changer de paradigme technologique : déployer l’ordinateur quantique à grande échelle, dont la puissance de calcul est indépendante de sa consommation énergétique. Mais le saut à accomplir est gigantesque et prendra des décennies, s’il se produit.

Une croissance des données exponentielle
La seconde raison pour laquelle le constat du rapport est à relativiser est la croissance du trafic et de la puissance de calcul appelée.

Selon l’entreprise informatique américaine Cisco, le trafic décuple actuellement tous les 10 ans. Suivant cette « loi », il sera multiplié par 1 000 d’ici 30 ans. Aujourd’hui, un tel débit est impossible : l’infrastructure cuivre-4G ne le permet pas. La 5G et la fibre optique rendraient possible une telle évolution, d’où les débats actuels.

Regarder une vidéo sur un smartphone implique que des machines numériques – téléphone, centres de données – exécutent des instructions pour activer les pixels de l’écran, générant l’image et son changement. Les usages du numérique génèrent ainsi de la puissance de calcul, c’est-à-dire une quantité d’instructions exécutées par les machines. Cette puissance de calcul appelée n’a pas de rapport évident avec le trafic. Un simple SMS peut aussi bien déclencher quelques pixels sur un vieux Nokia ou un supercalculateur, même si bien entendu, la consommation d’énergie ne sera pas la même.

Dans un document datant déjà de quelques années, l’industrie des semi-conducteurs a tracé une autre « loi » : celle de la croissance régulière de la puissance de calcul appelée à l’échelle mondiale. L’étude montre qu’à ce rythme, le numérique aurait besoin, en 2040, de la totalité de l’énergie mondiale produite en 2010.

Ce résultat vaut pour des systèmes pourvus du profil moyen de performance de 2015, date de rédaction du document. L’étude envisage aussi l’hypothèse d’un parc mondial pourvu d’une efficacité énergétique 1000 fois supérieure. L’échéance ne serait décalée que de 10 ans : 2050. Si l’ensemble du parc atteignait la « limite de Landauer », ce qui est impossible, alors c’est en 2070 que la totalité de l’énergie mondiale (en date de 2010) serait consommée par le numérique.

Numérisation sans limites
Le rapport ne dit pas que les usages énergivores ne sont pas quelques pratiques isolées de consommateurs étourdis. Ce sont des investissements industriels colossaux, justifiés par le souci d’utiliser les fantastiques vertus « immatérielles » du numérique.

De toutes parts, on se passionne pour l’IA. L’avenir de l’automobile ne semble plus pouvoir être pensé hors du véhicule autonome. Microsoft envisage un marché de 7 milliards de joueurs en ligne. L’e-sport se développe. L’industrie 4.0 et l’Internet des objets (IdO) sont présentés comme des évolutions irréversibles. Le big data est le pétrole de demain, etc.

Or, donnons quelques chiffres. Strubell, Ganesh & McCallum ont montré, à partir d’un réseau de neurones courant utilisé pour traiter le langage naturel, qu’un entraînement consommait 350 tonnes de CO₂, soit 300 allers-retours New York – San Francisco. En 2016, Intel annonçait que la voiture autonome consommerait 4 petaoctets… par jour, sachant qu’en 2020 une personne génère ou fait transiter 2 GB/jour : 2 millions de fois plus. Le chiffre annoncé en 2020 est plutôt de 1 à 2 TB/heure, soit 5000 fois plus que le trafic individuel.

Une caméra de surveillance enregistre 8 à 15 images/seconde. Si l’image est de 4 Mo, on arrive à 60Mo/s, sans compression, soit 200 Go/heure : c’est tout sauf un détail dans l’écosystème énergétique du numérique. Le rapport EDNA de l’IEA pointe ce risque. La « vidéo volumétrique », à base de caméras 5K, génère un flux de 1 To… toutes les 10 secondes. Intel estime que ce format est « le futur d’Hollywood » !

Le jeu en ligne consomme déjà plus, en Californie, que la puissance appelée par les chauffe-eau électriques, les machines à laver, les machines à laver la vaisselle, les sèche-linge ou les cuisinières électriques.