Dear Internet, les journaux de confinement en ligne se multiplient

Depuis le début du confinement, la tendance est au récit personnel et à la mise en scène en ligne. Les formats se multiplient : les auteurs publient des chroniques régulières dans les médias, les jeunes (et moins jeunes) se filment sur TikTok, d’autres enregistrent leurs propres podcasts, participent à des challenges artistiques ou postent quotidiennement des photos sur leurs comptes Instagram.

Pourquoi se mettre en scène au moment même où l’on est contraint de vivre au ralenti et d’évoluer dans un espace restreint ?

Le journal de confinement permet non seulement de raconter son intériorité & de participer à une expérience psychique collective mais il permet de recréer du lien social en ligne à travers différents outils. Tour d’horizon des différentes tendances en matière de “journaux de confinement”.

Raconter son intériorité & participer à une expérience psychique collective

Jacob Lachat, enseignant et chercheur en littérature française à l’Université de Lausanne (l’Unil), affirme que ces journaux de confinement, quelque soit leur ton – dénonciateur, humoristique, poétique – ont la même fonction que les journaux intimes papier.

Pour Vincent de Gaulejac, sociologue, clinicien & professeur à l’université Paris Diderot, “un journal de confinement est un récit de soi qui permet de sortir du confinement subjectif, (et) de faire quelque chose de ses angoisses personnelles ».

Internet nous a familiarisé avec ce principe de narration personnelle. L’invitation à parler de soi et à se raconter est constante.

“Ce double mouvement narcissique et individualiste caractérise notre société. Il se manifeste à travers l’art, les médias ou toutes les formes de développement personnel”. ajoute-t-il.

Les “journaux de confinement” créent un espace de tendresse nécessaire en ces temps d’isolement.

C’est le cas du “mur de vies confinées”, né sur le dernier post Weibo du docteur Li (décédé du virus le 7 février 2020). Les gens s’y rassemblent virtuellement pour faire le deuil du lanceur d’alerte Covid-19. Les commentaires qu’ils laissent sont de courts récits de vie qui laissent peu de place aux débats ou critiques virulentes.

Le projet artistique This website will self destruct s’inscrit dans une démarche ludique qui incite les internautes à s’exprimer de façon anonyme. Un bouton « Vous ne vous sentez pas bien ? » redirige les utilisateurs anglophones vers des structures de prise en charge mises en place durant le confinement.

La spécificité des journaux de confinement se dessine. La mise en scène de notre individualité permet de rallier une expérience commune d’enfermement.

” En période d’isolement, il ne s’agit pas seulement de raconter sa solitude mais de mettre des mots sur une expérience psychique collective ” explique Olivier Glassey, sociologue spécialiste des usages du numérique à l’Unil.

Recréer du lien social en ligne à travers différents outils

Pour Michael Stora, psychologue et président de l’OMNSH (Observatoire des mondes numériques en sciences humaines), “Les réseaux sont des matrices réconfortantes où l’on retrouve des gens que l’on connaît. Ils agissent comme une bulle où l’on vit avec ses semblables”.

L’audio
Il mêle souvent plusieurs témoignages de vie en confinement.

Dans “Confinement vôtre” (France Culture) des comédiens, philosophes, humoristes, auteures & sportifs prennent la parole pour raconter leur confinement et leur vision du monde qui évolue avec cette crise.

Citons également le podcast Wajdi Mouawad, Directeur du Théâtre national de la Colline qui enregistre quotidiennement 15 minutes de rêverie et de réflexion poétique.

La photographie
Les feeds des réseaux sociaux – et notamment d’Instagram – permettent de collecter des clichés et de constituer des albums photo virtuels qui seront autant de témoignages de la vie quotidienne en confinement.

Le Centre international de la photographie de New York a encouragé les professionnels de la photo et les amateurs à documenter cette nouvelle vie quotidienne sur Instagram. Résultat : 5000 publications sous le hashtag #ICPConcerned.

Les challenges artistiques
Les challenges Instagram sont une vraie tendance en ligne durant cette phase de confinement.

Un exemple de collaboration artistique : la plateforme du New York Times “Art in Isolation”, “An Ongoing Visual Diary in Our Uncertain Times”, qui publie chaque jour une illustration graphique sur le confinement.

Les instagrammeurs s’amusent aussi à reproduire des tableaux célèbres, un challenge très créatif en temps de confinement. A retrouver sous les hashtags #mettwinning, #betweenartandquarantine #gettymuseumchalleng.

DONE DEAL: TENCENT-LED CONSORTIUM COMPLETES $3.4BN ACQUISITION OF 10% OF UNIVERSAL MUSIC GROUP

China-based Tencent Holdings – as the leader of a consortium of backers – is now the proud owner of 10% of Universal Music Group.

UMG parent Vivendi announced the completion of the long-awaited deal today (March 31), exactly three months after the contractual agreement of the acquisition was announced (December 31).

The deal gives Universal Music Group an implied Enterprise Value of €30bn. At last year’s annual exchange rate, that would equate to UMG being worth $33.7bn.

It also means the Tencent-led consortium has acquired its 10% for €3bn, or approximately $3.37bn.

The consortium includes Tencent alongside Tencent Music – in which it is majority owner – plus other financial investors, and can acquire a further 10% in UMG at the same price by January 15, 2021.

In a further important news, Vivendi has confirmed that Tencent Music is acquiring a minority stake in UMG’s Greater China operation for an undisclosed price.

Don’t expect this to be the last we hear about minority stake sales in Universal Music Group, either.

Vivendi said in an update today: “Now that this very significant strategic operation has been completed, Vivendi will pursue the possible sale of additional minority interests in UMG, assisted by several banks which it has mandated.”

It added: “Vivendi is very happy with the arrival of the Tencent-led consortium. It will enable UMG to further develop in the Asian market.”

The company reiterated that an IPO of UMG – which would presumably spin the company out from Vivendi to some degree – is planned, for early 2023 at the latest.

Vivendi said that it “intends to use the proceeds from these different transactions for substantial share buyback operations and acquisitions”.

Universal Music Group, led by CEO & Chairman Sir Lucian Grainge (pictured), saw its overall revenues in 2019 – across recorded music, publishing and other activities – hit €7.16bn ($8.04bn).

A record annual figure for the company under Vivendi ownership, that revenue number was up 14.0% year-on-year at constant currency and perimeter

L’inquiétante trajectoire de la consommation énergétique du numérique

Le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET) a publié en novembre un rapport sur la consommation d’énergie du numérique en France. L’étude recense le parc, liste les consommations et en déduit leur montant global.

Les résultats sont plutôt rassurants. Par rapport à 2008, la consommation numérique au niveau national semble stabilisée.

Les transformations en cours (croissance des usages vidéo, « numérisation de l’économie », « plate-formisation », etc.) ne semblent pas avoir de conséquences sur la dépense énergétique.

Un constat qui s’expliquerait par les gains en efficacité énergétique, et par le fait que la progression de la consommation des smartphones et data centers a été compensée par le déclin des télévisions et des PC.

Ces conclusions, au premier abord optimistes, méritent toutefois un examen plus approfondi.

61 millions de smartphones en France
Avant tout, voici quelques repères donnés par le rapport pour appréhender l’ampleur du parc numérique français. Le pays compte 61 millions de smartphones en service, 64 millions d’ordinateurs, 42 de téléviseurs, 6 millions de tablettes, 30 millions de box… Ces volumes déjà importants sont toutefois à prendre avec des pincettes, les auteurs du rapport estimant avoir fortement sous-évalué les équipements professionnels.

Le rapport prévoit dans les prochaines années une croissance du parc de smartphones (notamment chez les personnes âgées), une baisse de celui des PC, la stabilisation des tablettes et une saturation du temps passé sur écran (qui s’établit aujourd’hui à 41h/semaine).

Le texte suggère néanmoins de rester attentif, notamment sur les nouveaux usages : la vidéo 4K puis 8K, les jeux sur cloud via 5G, la voiture connectée ou autonome, l’installation grandissante de centres de données en France et le stockage de données… Une hausse de 10 % de la vidéo en 4K en 2030 produirait à lui seul une hausse de 10 % de la consommation électrique globale du numérique.

Nous pensons que ces conclusions rassurantes doivent être pour le moins tempérées, pour trois principales raisons

L’efficacité énergétique, pas éternelle
La première est l’efficacité énergétique. Le célèbre énergéticien Jonathan Koomey a établi en 2011 que la puissance de calcul par joule double tous les 1,57 ans.

Mais cette « loi » de Koomey résulte d’observations sur quelques décennies seulement : une éternité, à l’échelle du marketing. Pourtant, le principe de base du numérique est toujours le même, depuis l’invention du transistor (1947) : utiliser le déplacement des électrons pour mécaniser le traitement de l’information. La cause principale de la réduction de la consommation est la miniaturisation.

Or, il existe un seuil minimal de consommation d’énergie physique pour déplacer un électron, dit « minimum de Landauer ». Un tel minimum théorique ne peut être qu’approché, en termes technologiques. Ce qui signifie que l’efficacité énergétique va ralentir puis s’arrêter. Plus la technologie le côtoiera, plus les progrès seront difficiles : on retrouve en quelque sorte la loi des rendements décroissants établie par Ricardo voici deux siècles, à propos de la productivité de la terre.

La seule manière de surmonter la barrière serait de changer de paradigme technologique : déployer l’ordinateur quantique à grande échelle, dont la puissance de calcul est indépendante de sa consommation énergétique. Mais le saut à accomplir est gigantesque et prendra des décennies, s’il se produit.

Une croissance des données exponentielle
La seconde raison pour laquelle le constat du rapport est à relativiser est la croissance du trafic et de la puissance de calcul appelée.

Selon l’entreprise informatique américaine Cisco, le trafic décuple actuellement tous les 10 ans. Suivant cette « loi », il sera multiplié par 1 000 d’ici 30 ans. Aujourd’hui, un tel débit est impossible : l’infrastructure cuivre-4G ne le permet pas. La 5G et la fibre optique rendraient possible une telle évolution, d’où les débats actuels.

Regarder une vidéo sur un smartphone implique que des machines numériques – téléphone, centres de données – exécutent des instructions pour activer les pixels de l’écran, générant l’image et son changement. Les usages du numérique génèrent ainsi de la puissance de calcul, c’est-à-dire une quantité d’instructions exécutées par les machines. Cette puissance de calcul appelée n’a pas de rapport évident avec le trafic. Un simple SMS peut aussi bien déclencher quelques pixels sur un vieux Nokia ou un supercalculateur, même si bien entendu, la consommation d’énergie ne sera pas la même.

Dans un document datant déjà de quelques années, l’industrie des semi-conducteurs a tracé une autre « loi » : celle de la croissance régulière de la puissance de calcul appelée à l’échelle mondiale. L’étude montre qu’à ce rythme, le numérique aurait besoin, en 2040, de la totalité de l’énergie mondiale produite en 2010.

Ce résultat vaut pour des systèmes pourvus du profil moyen de performance de 2015, date de rédaction du document. L’étude envisage aussi l’hypothèse d’un parc mondial pourvu d’une efficacité énergétique 1000 fois supérieure. L’échéance ne serait décalée que de 10 ans : 2050. Si l’ensemble du parc atteignait la « limite de Landauer », ce qui est impossible, alors c’est en 2070 que la totalité de l’énergie mondiale (en date de 2010) serait consommée par le numérique.

Numérisation sans limites
Le rapport ne dit pas que les usages énergivores ne sont pas quelques pratiques isolées de consommateurs étourdis. Ce sont des investissements industriels colossaux, justifiés par le souci d’utiliser les fantastiques vertus « immatérielles » du numérique.

De toutes parts, on se passionne pour l’IA. L’avenir de l’automobile ne semble plus pouvoir être pensé hors du véhicule autonome. Microsoft envisage un marché de 7 milliards de joueurs en ligne. L’e-sport se développe. L’industrie 4.0 et l’Internet des objets (IdO) sont présentés comme des évolutions irréversibles. Le big data est le pétrole de demain, etc.

Or, donnons quelques chiffres. Strubell, Ganesh & McCallum ont montré, à partir d’un réseau de neurones courant utilisé pour traiter le langage naturel, qu’un entraînement consommait 350 tonnes de CO₂, soit 300 allers-retours New York – San Francisco. En 2016, Intel annonçait que la voiture autonome consommerait 4 petaoctets… par jour, sachant qu’en 2020 une personne génère ou fait transiter 2 GB/jour : 2 millions de fois plus. Le chiffre annoncé en 2020 est plutôt de 1 à 2 TB/heure, soit 5000 fois plus que le trafic individuel.

Une caméra de surveillance enregistre 8 à 15 images/seconde. Si l’image est de 4 Mo, on arrive à 60Mo/s, sans compression, soit 200 Go/heure : c’est tout sauf un détail dans l’écosystème énergétique du numérique. Le rapport EDNA de l’IEA pointe ce risque. La « vidéo volumétrique », à base de caméras 5K, génère un flux de 1 To… toutes les 10 secondes. Intel estime que ce format est « le futur d’Hollywood » !

Le jeu en ligne consomme déjà plus, en Californie, que la puissance appelée par les chauffe-eau électriques, les machines à laver, les machines à laver la vaisselle, les sèche-linge ou les cuisinières électriques.

MASAE GIMBAYASHI – Album « Je te veux »

MASAE GIMBAYASHI – Album « Je te veux »

Classic variations

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

On parle et reparle avec plaisir de la poétesse du piano en nommant Masae Gimbashi.

Car un piano peuple de notes, on le savait déjà, mais peuple des temps magiques et des temps nostalgiques d’un Japon médiéval et d’un Japon mélancolique, c’est déjà plus surprenant.

Fille d’un authentique poète, elle a l’âme de ces dames nonchalantes qui aiment les choses bien faites. Comme une gamme appuyée, comme un amour des belles… C’est un autre regard, une façon tendre et contemplative de ce monde. C’est un morceau d’Erik Satie, une improvisation qui s’improvise toujours entre deux titres. Il y a le son des virtuoses qui dans la discrétion affutent leur arme comme leur touche délicat. Et il y a ces épicuriens du son, qui donnent du velours a l’espace-temps. Une des raisons de se pencher sur le berceau de la création est cette insouciance et ténébreuse inspiration.

L’inspiration nous vient a l’écoute et au regard de l’autre.

L’autre sera Masae dans son magnétique opus : Je Te Veux.

Hellen Page

«Dans cet album l’improvisation est intégrée entre Satie et Gershwin, signe de sa musicalité unique cultivée dans le jazz. La musique du passé et son “maintenant” s’illuminent comme un miroir. La sélection de la musique, et bien sûr la performance elle-même sont parfaites. L’excellence de l’enregistrement qui capture le son du piano augmente sans aucun doute sa valeur.» – Shin-ichi Numabé critique musical, Japon

CD Digital & CD Physical Digipack

Masaé GImbayashi

Masaé se produit en Europe et au Japon, Etats-Unis, invitée aux Festivals comme Normandie Impressionniste, Festival Albert Roussel, Bray normand jazz festival, 150e anniversaire d’amitiés franco-japonaise, 150e d’ouverture du port d’Yokohama, Festival des clochers… Lauréat des concours nationaux et internationaux, élève de Jay Gottlieb et Victoria Melki, Serge Petitgirard.

Elle a enregistré 5 albums solo chez Plaza Mayor Company Ltd (le dernier fin février 2020 ‘Je te veux’ ) et 1 album de Trio Waziniak (intrication) ‘Motian’s traces’. Membre du jury du concours de piano «Pianoopen» à Mérignac en 2009, Les Clés d’Or concours international, et l’ambassadrice du concours les Clés d’or à Tokyo.
«Éblouissant concert – Elle explore à merveille la variété et la richesse de l’instrument. Un pur bonheur pour le public qui la rappelle encore et encore. (Le Dauphiné Libéré, France)»
«Une nouvelle phase de la musique pour le piano a été montrée (Chopin, Japon)»

Musique et poesie est la signature de Masae Gimbayashi.

STREAMING IS GETTING BIGGER IN JAPAN, WITH THE LIKES OF SPOTIFY GENERATING OVER $380M IN MARKET LAST YEAR

The big story in the country in 2019, aside from a slight dip in these overall revenues (to 299.76bn Yen) was the rise of streaming services.

According to new stats published by local trade body RIAJ and crunched by MBW, subscription and ad-funded audio streaming services like Spotify generated $385m (41.97bn Yen) for the industry in Japan in 2019, representing growth of 33.8% on the 31.37bn Yen generated by the format in 2018.

Indeed, audio streaming revenues in Japan nearly doubled just in the two years between 2017 (23.89bn Yen) and 2019 (41.97bn).

With both video and audio included, Japan’s monetary streaming haul in 2019 rose to $426m (46.53bn Yen).

CD, though, very much remains king of the market.

The physical format saw its revenues fall by just 3.0% in Japan at the Yen level in 2019, generating a whopping $1.37bn (149.55bn Yen) in the year.

What impact did this all have on the make-up of Japan’s recorded music business?

In the pie charts below, MBW pits the annual (Yen-level) revenue of audio streaming in Japan (including subscription and ad-funded) against CD and download across both 2018 and 2019.

These charts are strictly audio only – the RIAJ offers a wealth of music video statistics that you can peruse at your leisure. These charts also do not include periphery digital formats (ringback tones, master ringtones, other non-streaming/download revenue).

As you can see, streaming claimed 19.3% of Japan’s audio music market revenues in 2019, up from 14.6% in the prior year.

CD, though, continued to clearly dominate, with 68.9% of all audio-related music revenues in 2019 – though this was down slightly on the 71.9% the format claimed in 2018.

In a nutshell, then, streaming is definitely becoming a more significant part of the Japanese recorded music market as the years tick on… but it’s still worth less than a third of the revenues being generated for the industry by Japan’s favorite format, the CD.

To put into perspective the overall size of Japan as a recorded music market, the RIAJ’s figures here are believed to be wholesale numbers.

This allows us to simply compare Japan’s size ($2.75bn) to that of the USA, where the RIAA just confirmed that, on a wholesale basis, the market was worth $7.3bn in 2019.

2050 (Original Motion Picture Soundtrack)

2050 (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Princeton Holt

Cast Dean Cain. Stormi Maya,…

Score Composed and Performed by Konstantinos Lyrakis

Original Music by Cultural Bastards

Label Plaza Mayor Company Ltd

Un titre à la George Orwell et une histoire qui pourrait s’apparenter à son regard visionnaire. Changer le cours des choses, le cours de la vie en le modelant et le modulant a notre façon.

Ici les relations amoureuses, mystérieuses et qui deviennent un laboratoire d’apprentis sorciers en une aventure romantique et cruelle.

Les musiques de Konstantinos Lyrakis sont féroces et répétitives. Urbaines et névrosées justes ce qu’il faut. Il y a de l’énigme, du pratique et finalement au bout du sentiment. Le sentiment du regard perdu, le sentiment que tout est comédie. Les musiques collent au film dans cette partition dérisoire que pourrait être la vie si elle ne retenait pas dans l’infini petit et le grandiose.

Ca devient magique avec l’intervention déjantée des Culturals Bastards, c’est tout simplement un pan de vie qui s’étire et qui s’exprime. Prenons ces notes et images comme cela : un pan de vie a l’extrême, une autre aventure a vivre.

Hellen Page

A family man struggling to hold it all together discovers a hidden parlor that offers a solution…. Sexbots.

Sex robots are becoming more and more of a “thing” these days, so naturally (for better or worse) we are going to see more and more movies involving the “forbidden tango” between man and machine.

In Princeton Holt’s: 2050, we get to see a glimpse of “the future” (which probably due to budget restraints loos remarkably like 2019). An in this new world, we see machines that have become identical in appearance to actual human beings from realistic flesh and hair, to even sweat….

  • 01 – On the Way Home
  • 02 – Kung Pao Chicken
  • 03 – How Do You Feel
  • 04 – Uneven Battle
  • 05 – What We’re Left With
  • 06 – No More Secrets
  • 07 – Wrecking
  • 08 – Old Times
  • 09 – Informercial

https://fanlink.to/ctZe

La révolte des travailleurs de l’invisible, le nouveau prolétariat précaire de la révolution numérique

Ce sont plusieurs dizaines de milliers de modérateurs et de modératrices qui surveillent les contenus qui transitent sur les réseaux sociaux, employés par des sous-traitants aux noms prometteurs, comme “CCC – Competence Call Center” à Barcelone. Ceux à qui on fait miroiter un travail “valorisant “avec une indépendance dans la gestion du temps en “freelance”, se retrouvent souvent dans une précarité rappelant les débuts de l’industrialisation au 19ème siècle. Plateformes de service à la demande (Deliveroo, Uber…), plateformes de micro-travail (Amazon Mechanical Turk) ou encore plateformes sociales (Facebook, YouTube), toutes sont basées sur la main d’oeuvre de ces nouveaux ouvriers de l’ère numérique.

Antonio Casilli, spécialiste de l’analyse sociologique de ce “Digital Labor” a participé à la conception d’une série de documentaires pour France tv Slash, qui met en lumière l’environnement de ces travailleurs de l’ombre, avec, pour la première fois, un focus sur les pays francophones. Depuis 2009, il coordonne des projets de recherche sur les réseaux sociaux, la santé et la vie privée. Ses recherches, compilées dans deux ouvrages, Digital Labor en 2015 et En attendant les robots en 2019, sont à la base du travail d’enquête qui révèle les coulisses de notre société connectée “comme par magie”.

Le plus grand tour de passe-passe de ces plateformes, c’est d’une part de faire croire aux consommateurs, […], qu’il y a des processus automatiques, qu’il y a des algorithmes partout, alors que très souvent il s’agit de tâches réalisées à la main. Et d’autre part, de faire croire aux travailleurs que ce qu’ils réalisent n’est pas un “vrai travail”, mais plutôt “un job”, ou un “gig” (en anglais), qu’il s’agirait là de quelque chose de transitoire et éphémère, et qui, à terme, va disparaître.”

Derrière la fausse prophétie du grand remplacement des humains par les robots se cachent en effet des millions d’ouvriers qui entraînent les algorithmes, dans des conditions de travail qui bouleversent les catégories sociales héritées de la société salariale.

Invisibles – les travailleurs du clic” se distingue par un angle particulier qui ne se contente pas de “constater et dénoncer“, le quotidien de ces micro-travailleurs, mais qui révèle aussi les liens de leur travail avec la construction de l’Intelligence Artificielle et des algorithmes, ce nouveau “Lumpenproletariat” indispensable au progrès technologique. Selon Antonio Casilli, les travailleurs observés dans la série sont “conscients de leur situation, ils montrent des pistes de solution et des portes de sortie“. Une force de travail qui sort de plus en plus de l’ombre, à l’instar du documentaire “The Cleaners”, projeté cette année à Sundance.

Retour aux débuts de la révolution industrielle ?

Contractualisation vague, rémunération à la pièce, marchandage, tâcheronnage – à observer la situation de ces “forçats” de la révolution numérique, on se croirait dans un roman de Charles Dickens, au début de la révolution industrielle du 19ème siècle, où l’on pouvait exploiter la force de travail dsans cadre législatif. A l’époque déjà, on promettait de “remplacer le travail humain par les machines”, une promesse non tenue, réitérée lors de la 3ème révolution industrielle.

Antonio Casilli constate que, “depuis les années 90, les acquis de notre situation salariale sont [de nouveau] perturbés”. Le statut d’auto-entrepreneur et autres contrats “indépendants”, largement exploités dans la révolution numérique, résultent “dans un rapport de force entre travailleur et patron de nouveau en déséquilibre, en contradiction avec le contrat de travail moderne”. Une situation qui nous ramène à une époque avant le droit de travail, avant le code du travail, et le contrat de travail.

Qui sont ces travailleurs de l’ombre ?

Ils s’appellent Bilel, Zlat, Nathalie, Nomena, Ny Kanto, Amélie, Chris, Édouard et habitent à Lyon, Barcelone, Dublin ou Antananarivo. Les portraits dressés dans les films diffèrent selon le pays d’origine, la situation personnelle, facteurs qui font varier le degré de leur précarité. Jeunes hommes de moins de 30 ans pour les services à la demande, femmes actives avec enfants pour les micro-tâches, des histoires complexes et interdépendantes qui sont au cœur de ce nouveau monde que nous habitons aujourd’hui. Dans les pays émergents, au salaire moyen peu élevé, on paye très peu pour des micro-boulots.

Mais selon Antonio Casilli, ce nouveau prolétariat du digital “se distingue aussi des travailleurs d’usine du début du 19ème par leur volonté de prétendre à une liberté tout en aspirant à un certain niveau de protection”. Tout en cherchant une autonomie dans la gestion de leur temps, ils sont à la recherche d’un statut avec une protection sociale. Pour le chercheur, “leur dignité est doublée d’une forte volonté de sortir de l’isolement”, et de leur quotidien tout sauf libre rempli de pastilles d’alertes, d’emails, doublés de menaces directes d’exclusion de la plateforme ou de réduction du salaire dans le cas où le travail demandé n’est pas fourni, ou que leurs conditions de travail seraient révélées.

On dit que l’IA va remplacer l’humain, mais finalement, elle est plutôt en train de créer de nouveaux jobs bas de gamme pour entrainer les algorithmes 

A l’image du Turc mécanique du 18ème siècle, ce prétendu automate doté de la faculté de jouer aux échecs, et qui cachait en fait dans son intérieur un joueur bien humain, l’Intelligence Artificielle n’est qu’illusion, elle n’est  “rien sans ses millions de tâcherons du clic », qui transitent par Amazon Mechanical Turk. Et il ne s’agit pas de data scientists ou de développeurs, mais d’ouvriers payés quelques centimes (selon leur pays d’origine) pour labeliser des images pour Instagram ou encore des “language analysts” qui écoutent à longueur de journée des conversations privées pour entraîner Siri, loin d’être une “Intelligence artificielle“.

Les données produites par les travailleurs servent à la fois à faire fonctionner le service et à entraîner les algorithmes“, explique Antonio Casilli. Avec chaque course, les chauffeurs d’Uber entraînent l’algorithme des futures voitures autonomes, et nous mêmes d’ailleurs participons à cet écosystème en entraînant plus ou moins volontairement, et gratuitement, les algorithmes à travers la mise à disposition de nos données dans nos différents devices connectés.