ROB STRINGER TALKS SONY’S STRATEGY, TENCENT/UNIVERSAL… AND WHY MUSIC IS WORTH MORE THAN ‘2 MINUTES OF SOMEONE SNORING IN LAPLAND’

What’s Rob Stringer’s biggest challenge as leader of Sony Music Group(and Sony Music Entertainment)? Well, it ain’t profit margin.

He made that abundantly clear at Goldman Sachs’ Communacopia conference in New York last Thursday (September 19), where he said: “At Sony, margin is really important and our margin [at Sony Music] is excellent. Are we perfect? Of course not, we have other areas to improve — but the margin is not an issue.”

(MBW analysis suggests that Sony Corp’s Music operation – encompassing records, publishing and ‘Visual Media & Platform’ – posted a $1,28bn , which only included a few months of ownership of EMI Music Publishing.)

So, if it’s not profit margin, what does Stringer see as the biggest test of Sony’s mettle in the years ahead? Speaking with Goldman analyst Lisa Yang, he indicated that, actually, it might be artists – as in, signing enough of them, while ensuring the quality of their output remains high across the board.

“The sheer volume of music that comes through the distribution platforms has increased greatly – there are 40,000 tracks added every single day,” said Stringer, referring to the oodles of recordings which are uploaded to Spotify every 24 hours.

“It would be obvious to anybody with common sense that we would need to up the number of tracks we potentially have ownership [on] or a partnership [with].”

“The [three major music] companies are not the same: yes, we all work in music, we all put out frontline repertoire, we’re all looking for hits… but we’re not the same in terms of structure and size. Our parent companies are very different.

“MARKET SHARE CAN BE BOUGHT FOR A CERTAIN PRICE.”

“[We have] different overhead structures, numbers of people [employed], different reasons for [prioritising either market share, profit or revenues]… Market share can be bought for a certain price.”

“Parent companies differ in their philosophies and strategies. We just bought EMI Music Publishing for over $4bn so that shows you Sony [Corp’s] commitment to the music market – I don’t think they would have done it otherwise.

“The value of [EMP] is [already] probably worth more [than $4bn]; people are buying [publishing] catalogs this year at multiples of 22 to 23X [EBITDA]. I think we got a pretty good deal in EMI, from the time we signed it at the turn of the decade to now.”

ON… WHY SONY PAID $200M TO BUY THE 50% IN THE ORCHARD IT DIDN’T ALREADY OWN IN 2015

“My predecessors and some of my team today bought 50% of The Orchard less than 10 years ago for $30m; we bought the second half for $200m, and it’s probably worth now – and I’ll be conservative – hundreds and hundreds of millions of dollars as a section of our business.

“That was good timing; it was a necessary shift to where, as it turns out, the streaming model has gone. We have to be an aggregator for a lot more content. And The Orchard’s at the center of our strategy… with the huge number of labels [and artists] it distributes, it partially [tackles] the 40,000 tracks a day syndrome.

“Also, there is an upstream potential [for Orchard artists] with the major label structure we have. It works across two facets.”

FLACO DE NERJA – Album PASEOS

FLACO DE NERJA – Album PASEOS

Flamenco Guitarist Composer

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

Il y avait Paco de Lucia, être brillant de lumière et il y a Flaco de Nerja, un volcan de folie gitane. Guitare magique, puissante comme un torrent d’amertume. Le chant est l’instrument et l’instrument se fait chant. Ce mélange universel ou les peuples se soulèvent et se bouleversent. Ce refrain ou l’âme est grandi par les démons du quotidien. Un feu de Saint Jean brule éternellement dans les veines de ce jeune guitariste, qui se produit tantôt avec des orchestres philharmoniques en Russie ou dans les pubs d’Andalousie et les scènes de jazz en Autriche. Car Flaco de Nerja est un gipsy des Balkans : Autriche, Hongrie… en plus de l’Andalousie sont ses terres de pérégrinations et d’émotions. Flaco de Nerja a le vent violent intérieur des seigneurs de guerres. C’est un seigneur de guerre arme d’une guitare et d’un amour de la folie.

Partageons ces instants de folies et retenons le vent violent de cette émotion.

Hellen Page

Fortement influencé par la musique du virtuose Paco de Lucia, Flaco étudie la musique flamenco de façon autodidacte. Preuve de son talent extraordinaire suit en 2001 et 2004, quand il atteint la ronde finale de la compétition la plus importante de la guitare flamenco espagnole, le Concurso Nacional del Arte Flamenco de Cordoba.

Flaco grandit avec la musique classique, le jazz et la musique traditionnelle rom. Les influences de ces différents styles sont audibles dans ses compositions, ce qui rend ses pièces vraiment uniques. Cette singularité ouvre des portes à Flaco vers les meilleurs ensembles et solistes du présent, allant de l’orchestre baroque «L’Arpeggiata », l’« Orchestre symphonique de Moscou », Antonio Rey, à l’Ensemble Janoska et aux salles de concert les plus importantes du monde. Son concert « Hommage à Paco de Lucia » est diffusé en direct sur Français radio nationale « Radio Culture France » et la chaîne de télévision « TV2 France ».

https://www.instagram.com/plazamayorcompany/?hl=en

Sortie du nouvel album Paseos

Concert d’Aranjuez avec Orquestra “Der Ton der Jugend”, Chef d’orchestre

Ronen Nissan

Quelques-uns des moments clés de la carrière de Flaco jusqu’à présent ont été: Opernfestspiele St.Margarethen (AT), Schubertiade Hohenems (AT), Felicija Blumental Festival Tel Aviv (IL), Gems Guitar Festival Netanya (IL) Azorenfestival (PT), Chichester Festival (UK), Cheltenham Festival (Royaume-Uni), Flamenco Festival Sanlucar de Barrameda (ES), Flamenco Festival Wien (AT), Salle Gaveau Paris (FR), Teatro Alterosa Belo Horizonte (BR), Bogota (CO), ouverture pour Jorge Pardo Trio, Gipsy Kings,…

El Flaco a partagé la scène avec: Orchestre symphonique de Moscou, Janoska Ensemble, Antonio Rey, Rodrigo Parejo, Peter Luha, Pol Vaquero, Antonio Sanchez, Saul Quiros, Lucia Ruibal, Fahem, Luis Gallo, Juan Murube, Alicia Marquez, Sandra La Chispa, Ramon Martinez, Ensemble L’Arpeggiata, et bien d’autres.

Battre Netflix, c’est possible. La TV publique finlandaise l’a fait !

HELSINKI – La dernière fois que nous avions échangé — il y a un peu moins de deux ans — Netflix était devenu la 1ère chaîne de télé en Finlande. Aujourd’hui, les dirigeants de l’audiovisuel public finnois l’affirment haut et fort : Yle Areena est bien désormais la première plateforme de vidéos à la demande des habitants de ce pays nordique à la pointe des nouveaux usages numériques. Un quart d’entre eux y vont même chaque jour !

En Suède, la situation est quasiment la même « nous sommes aujourd’hui au coude à coude avec Netflix, loin devant toutes les autres TV, grâce à un bond cette année de 60% du visionnage sur notre player ; comme Netflix d’ailleurs ! », a indiqué la patronne de la SVT, Hanna Stjärne, lors de la conférence annuelle des TV et radios publiques mondiales.

La SVT pourrait même bien se retrouver d’ici peu l’unique groupe de TV de Suède après la vente probable de la grande chaîne privée concurrente (sûrement à un telco), a indiqué sa DG. Une situation bien étrange. Qui va avec de fortes responsabilités.

A Helsinki, la clé de la réussite de Yle – même si Netflix reste en tête pour les 15-30 ans– a été la transformation d’Areena d’un site de « catch-up » (visionnage TV en différé) à un vrai site de destination vidéo, a expliqué Gunilla Ohls, directrice de la stratégie de Yle, assorti évidemment d’un allongement des droits d’exploitation des contenus en ligne (de 3 à 5 ans dont un an d’exclusivité).

Ce qu’elle omet de rappeler c’est aussi l’intégration numérique drastique entamée chez Yle dès 2012, les importantes économies consenties pour y investir, l’utilisation réelle et croissante des données pour améliorer les contenus. Chez Yle, l’expertise des conseillers de programmes ne suffit plus. Pour le public de moins de 45 ans, la priorité est désormais aux données.

Yle a aussi subi une forte réduction de ses effectifs passés de plus de 5.000 personnes à environ 3.000 en quelques années ; le passage des populistes au pouvoir à Helsinki ayant ratiboisé la taxe TV.

Mais les résultats sont spectaculaires : Yle touche chaque semaine 94% des Finlandais. Et chaque jour 78% d’entre eux. Son seul player vidéo/audio Areena, gratuit, sans pub, et qui se développe donc très vite, en atteint 60% chaque semaine (49% des 15-44 ans) et 25% quotidiennement.

Pas de news sur Areena mais de plus en plus de podcasts. L’appli dédiée à l’info + l’info TV permet, de son côté, de toucher aujourd’hui 70% de la population.

Un autre défi est celui d’une plus grande liberté à donner (ou pas) à la plateforme Areena, qui, pour l’instant, travaille très étroitement avec les équipes traditionnelles de la TV et de la radio.

Aujourd’hui Yle ne vend plus rien d’exclusif à Netflix. Et ses relations aux réseaux sociaux changent constamment. La prudence est désormais de mise.

En Suède, la priorité est à la proximité avec le public pour accentuer le recentrage du groupe sur l’audience. Par des entrevues physiques (les fameux cafés « Fika » dans tous les pays) et via les données. La SVT a même créé une direction data mise au même niveau que les autres grandes directions du groupe.

La coopération avec les autres TV nordiques se renforce encore

Un des secrets de la réussite nordiques c’est aussi la coopération très ancienne entre les acteurs publics régionaux. L’association Nordvision, qui existe depuis 1959, accélère actuellement pour partager entre ses membres les fameuses grandes fictions nordiques.

SEND ME T0 THE CLOUDS (Original Motion Picture Soundtrack) Music composed and performed by Wenzi

SEND ME TO THE CLOUDS (Original Motion Picture Soundtrack)

(SONG WO SHANG QIN YUN)

Director Teng Congcong

Music composed and performed by Wenzi

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

Always with the power going directly to people’s heart, music by Teacher Wenzi can move the audience in a breeze. On the basis of his previous music, this time he further tried to adopt more musical elements and commercial directions, including electronic elements, world music and even musical language of cold humor. All these efforts expand his musical dimensions, making the image expression in his music splendid and brilliant, which leads us to endless aftertastes.

Director: Congcong Teng.

Il y a des images de fraicheur, d’insouciance, des décors de nature et puis il y a les réalités de la vie. Send Me To The Clouds est une ballade qui paraitrait insouciante si il n’y avait les problèmes de la maladie, de la solitude et d’une mélancolie envahissante.

C’est ici qu’intervient le talent du compositeur. Hors du temps, magicien du sentiment et passionne des instruments. Wenzi, compositeur chinois qui s’est illustre sur des Soundtrack de films différents, pas facile, peu innocents, comme sur Angels Wear White (Les anges portent du blanc) ou dernièrement sur le film multi récompenses a Tokyo, Berlin, HongKong, Barcelone… : A First Farewell.

Un compositeur dont la sensibilité nous touche, un perfectionniste qui ajoute des sons et des sons d’instruments venus de la Chine profonde. Mais des sons qui joue les enchantements. Sur Send Me To The Clouds, la musique sera omniprésente, mélodique, dramatique, elle sera la légèreté qui accompagne les propos de gravites. Une touche colore dans un univers empli de grisailles. Si ce n’était les paysages, le parcours initiatique pour retrouver un sens a la vie, si ce n’était les rencontres, les élucubrations des personnages… rien ne serait pareil sans une mélodie entêtante, une mélodie qui nous rappelle que toutes choses peut avoir son pareil de légèreté. Et tout d’un coup la vie devient supportable.

Merci pour ce message subliminal qui vient nous rappeler que tout peut devenir insupportable et tellement supportable.

Hellen Page

  • 01 – Title
  • 02 – Into the Haze
  • 03 – All Beings
  • 04 – Melancholy
  • 05 – Let’s Go
  • 06 – Reincarnation
  • 07 – Love
  • 08 – How Far Can A Man See?
  • 09 – Walk into Wonderland
  • 10 – Fear of High
  • 11 – About Willow Catkins
  • 12 – Witty
  • 13 – Catch
  • 14 – Swap Suits
  • 15 – Reconciliation
  • 16 – Pi
  • 17 – Life
  • 18 – How Hard It is to be respected
  • 19 – Mercy
  • 20 – Go To The Cloud (End of the film)

Telegram pourrait lancer sa cryptomonnaie en octobre

On a beaucoup parlé de Facebook Libra cet été mais on avait un peu oublié que l’application de messagerie cryptée Telegram avait aussi un projet dans ses cartons… Ce qui relance les discussions autour de la régulation des cryptomonnaies.

Gram : une deadline au 31 octobre 2019

L’application de messagerie Telegram, réseau social dominant en Russie, pourrait lancer sa propre cryptomonnaie, dénommée Gram, fin octobre, selon The New York Times.

La compagnie travaille sur le sujet depuis 2017. Deux levées de fond avaient permis de réunir 1,7 milliard de dollars. Restée très discrète depuis, les choses devraient s’accélérer, car contractuellement, Telegram est tenu de lancer ses Gram avant le 31 octobre 2019.

Si la deadline n’était pas respectée, Telegram devrait rendre aux investisseurs leur 1,7 milliard.

Les régulateurs sur le qui-vive

Depuis l’annonce de Facebook de lancer sa propre cryptomonnaie, le Libra, la plateforme est dans le collimateur des régulateurs.

Aux États-Unis, le Trésor américain s’est inquiété de la manière dont la cryptomonnaie pourrait être utilisée pour le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent et la Federal Reserve a mis en place un groupe de travail chargé de suivre le projet en coordination avec d’autres banques centrales à travers le monde.

Lors de l’audition par le Sénat américain d’un responsable de Libra, Sherrod Brown, membre de la commission sénatoriale des banques, a déclaré :

“Facebook a démontré scandale après scandale qu’il ne méritait pas notre confiance. Nous serions fous de leur donner une chance de les laisser toucher les comptes bancaires des gens.”

En Europe, le projet Libra fait l’objet d’une enquête anti-trust.

Au G7, les ministres des Finances et gouverneurs de banque centrale se sont mis d’accord pour « agir rapidement » contre des risques « systémiques ».

La particularité du Gram

L’idée de Telegram est de permettre de transférer de l’argent dans le monde et de mettre à disposition de ses 200 à 300 millions utilisateurs des porte-monnaie électroniques.

Comme le Bitcoin, le Gram devrait reposé sur une structure décentralisée et ne serait donc pas contrôlé par Telegram. Son cours ne serait pas adossé à une autre monnaie et suivrait donc la loi (et les spéculations) du marché.

Un rapport de l’agence financière russe Aton paru en mai dévoilait de nombreuses informations sur la blockchain TON sur laquelle Telegram va s’appuyer mais aussi sur l’offre de GRAM, qui serait au lancement d’environ 5 milliards de tokens. Si les prévisions concernant le taux d’inflation à 2%, sont justes, l’offre totale de GRAM devrait atteindre les 10 milliards dans 35 ans.

Une version d’essai des GRAM et de sa blockchain TON est attendue dans deux semaines. Il est fort à parier que Telegram, qui était restée sous le radar jusqu’à présent, doive alors affronter les régulateurs à son tour.

Pendant ce temps, en Chine….

La Chine s’apprête à lancer sa cryptomonnaie souveraine le 11 novembre prochain à l’occasion du Single Day (le Black Friday local), et deviendrait le premier pays à se doter d’une monnaie virtuelle officielle.

Forbes a révélé le 27 août que le lancement sera appuyé par sept institutions : l’Agricultural Bank of China, la Bank of China, Union Pay (son réseau de carte bancaire), l’Industrial and Commercial Bank of China, la China Construction Bank, et les deux géants du numérique Alibaba et Tencent.

Si l’on en croit les 80 brevets déposés – la Chine travaille sur ce projet depuis 2014.

POP BLACK POSTA (Original Motion Picture Soundtrack)

POP BLACK POSTA (Original Motion Picture Soundtrack)

Director Marco Pollini

Music Composed by Marco Werba

Director Marco Pollini

Music performed by the Bulgarian National Radio

Symphony Orchestra, conducted by Marco Werba

Piano solos: Rea Bisha

Cello solos: Christo Tanev

Mixed by Marco Streccioni at the Stone Recording Studio in Rome. Assistant: Gabriele Conti.

Label Plaza Mayor Company Ltd

Distribution Sergent Major Company Ltd – The Orchard

Quand la partition se fait légère, juste en note et émotion on peut laisser parler la mélodie, l’enthousiasme ou le désespoir. Marco Werba est un de ces architectes de la peinture moderne, épousant les classiques et la véritable histoire des musiques de films entre mémoire et nouveaute. Il dirige des orchestres de musiciens, ceux du Bulgarian National Orchestra ou de la peinture vivante des studios de Rome. Il faconne les extrêmes dans les films de Dario Argento aux jeunes réalisateurs tel que Marco Pollini. Entre le romantisme ébouriffé et le bouillant, entre le raisonnable et la pensee constructive. Nous avons besoins de ces penseurs aériens et magiques, de ces mélomanes caches qui soulèvent des passions. Nous prions pour que les images laissent une place a l’imagination créatrices. Marco Werba est au point de ces rencontres terribles et planantes. L’archer a la mesure de son regard, le clavier des notes au sens revolte. On écoutera sa nouvelle partition de Pop Black Posta comme un écriture suave et riche. On écoutera encore et encore Marco Werba.

Hellen Page

What would happen if someone spy your mail? This is what a wild and over the lines group of characters will discover in a claustrophobic atmosphere and over the lines. When a reassuring place as a post office turns into a nightmare, the only way to get out of it is to test yourself: secrets kept jealously will pop up while Good and Bad become increasingly difficult to recognize.

Notes from the composer I met director Marco Pollini through writer Debora Scalzo. Marco told me about a thriller in preparation for the title “Pop Black Posta“. The story was captivating: A woman kidnaps some people inside a post office, apparently without a reason. Only at the end the motivations, and the anger that had pushed her to make this gesture, to the extreme consequences, will be understood. Marco Pollini did a great job with the actors and the film manages to communicate fear, anguish, despair but also hope. In previous years I had already had the opportunity to work for captivating thriller movies, such as “Giallo” by Dario Argento, for which I had won three awards, “Colour from the Dark” by Ivan Zuccon, “Jack Attack” by Bryan Norton and Antonio Padovan , “Mr Hush” by David Lee Madison, “The Inflicted” by Matthan Harris and “Native” by John Real (for which I won the italian “Golden Globe”). This was therefore another interesting opportunity to write a film score that could again communicate strong emotions. As you know, there are two schools of thought for thriller soundtracks, the first is based on a symphonic orchestral music, the second on an experimental electronic music. In this film I tried to merge the two schools of thought together, mixing the “Bulgarian National Radio Symphony Orchestra” with disturbing electronic sounds, to wrap the viewer and make him more involved in this compelling storyline. We went with the director to Sofia, together with sound engineer Marco Streccioni and his assistant Gabriele Conti, and we recorded the orchestra with a mix of digital sounds synchronized with the images. Alessia’s theme, for piano and strings, is the cornerstone of this soundtrack and is linked to the protagonist, played by actress Antonia Truppo. In a second moment I asked my collaborator Federico Ricci to write an additional music theme for the final scenes, to enrich the existing musical themes and introduce new thematic material. We recorded all the music in 5.1. at the studio “Stone Recording Studio” in Rome and the final mix of dialogues, music and sound effects was done by Gianfranco Tortora at the studios “Il Suono del Sud”. We worked hard to find a balance between the various components of the soundtrack and the right volume between music and sound effects. Marco Werba

https://music.apple.com/us/album/pop-black-posta-original-motion-picture-soundtrack/1465102172

Réseaux sociaux et médias à l’ère des algorithmes : une expérimentation sans fin ?

Depuis l’émergence des réseaux sociaux, des algorithmes publicitaires dictent notre accès à l’information et aux différents types de contenu présents sur Facebook, Twitter ou encore Instagram. Entre les changements d’algorithme et des intérêts économiques divergents, la relation entre médias sociaux et médias traditionnels est aussi symbiotique que paradoxale. Edgerank, l’algorithme créé spécifiquement par et pour Facebook, change régulièrement de priorités. Vidéos live mises en avant (2017), avant de prioriser les groupes et les communautés (2018) ou encore les posts de notre entourage (famille et amis proches…) depuis mai dernier.

Comment fonctionnent les algorithmes des réseaux sociaux ?

Les algorithmes des réseaux sociaux (Facebook, Twitter…) ont été créés pour s’assurer que seul le contenu pertinent et intéressant aux yeux des utilisateurs n’atterrissait sur leurs fils d’actualité personnalisés.

En analysant nos réactions personnelles (le nombre de likes que nous pouvons donner sur une période de temps donnée, le nombre de commentaires que nous postons ou encore les statuts et liens que nous pouvons partager ou sauvegarder, entre autres…) ainsi que les réactions similaires de notre réseau, EdgeRank est capable de déterminer les posts les plus aptes à nous faire réagir et donc, sur du plus long terme, à nous faire rester sur sa plateforme.

Comme l’explique Antoine Bonino, doctorant en sciences de l’information et de la communication au CELSA – Sorbonne Université, les algorithmes de ces plateformes doivent “inciter les usagers à “participer” à la pratique communicationnelle proposée par la plateforme. Ils doivent les inciter à lire et à manipuler les contenus exposés afin, ultimement, de requalifier les usages enregistrés et les incorporer à une ingénierie publicitaire relativement sophistiquée.”

Pourquoi ces changements d’algorithme ?

Ces changements sont ancrés dans une dynamique de recherche ou d’optimisation de leur business model. Pour les réseaux sociaux, l’algorithme parfait optimise l’implication des utilisateurs et pousse les advertisers à dépenser plus.

Camille Saint-Paul, présidente de 5e Rue et maître de conférences à Science Po, explique :”On le sait, sans publicité, seuls 8 à 10% des contenus que vous postez (sur Facebook, NDLR) seront in fine visibles par la timeline de votre audience. Les annonceurs et les médias sont ainsi obligés de payer pour être vus.”

Elle ajoute : “L’usage quasi-forcé de la publicité a de fait multiplié les mécontentements, notamment les internautes qui refusent les publicités intrusives. Autre motif de mécontentement de ces internautes : l’usage de leurs données comportementales pour ces stratégies de targeting, qu’a révélé l’affaire Cambridge Analytica”.

Des inquiétudes majeures des citoyens pour la protection de leur vie privée qui ont d’ailleurs mené à une audience du Congrès après des soupçons d’ingérences russes lors des élections présidentielles américaines de 2016.

Ce scandale serait d’ailleurs à l’origine de la dernière récente “réécriture algorithmique” de Facebook. Il s’agirait en effet d’une “manoeuvre éditoriale visant à mitiger le feu des récents scandales qui brûle la crédibilité de la plateforme”, interprète Antoine Bonino.

Des changements obligatoires au sein des rédactions

Ces changements d’algorithmes ont d’ailleurs valu à de nombreux médias, dépendants de ces plateformes, à repenser leur utilisation et à pivoter leur priorité sur d’autres types de contenu.

BuzzFeed s’est vu obligé de licencier de nombreux employés au Royaume-Uni et de fermer sa branche française. Vox Media a fermé une cinquantaine de postes dédiés à la vidéo sur les réseaux sociaux. Mic.com a été vendu pour 5 millions de dollars (alors que le média avait levé plus de 60 millions de dollars à son lancement), après avoir laissé partir la quasi-totalité de ses équipes (près de 100 personnes), focalisées quasiment exclusivement sur la vidéo.

Depuis les changements d’algorithme de janvier 2018, un des plus impactants pour les médias, les publications des médias ont perdu 9.4% de réactions et d’interactions sur leurs updates en moyenne selon le rapport Private Sector News, Social Media Distribution,and Algorithm Change du Reuters Institute for the Study of Journalism de septembre 2019.

“Les professionnels savent que la plateforme n’est pas la panacée publicitaire qu’elle prétend être et que leurs intérêts à y publier sont limités, mais simultanément, ils sont tenus de produire des contenus dédiés s’ils espèrent tirer parti des suppléments de visibilité qu’elle ne cesse de promettre”, complète Antoine Bonino.

Si, aux premiers jours de Facebook, les annonceurs et les médias traditionnels semblaient fascinés par les opportunités d’exposition offertes par le réseau social, l’usage leur a appris à tempérer leurs espoirs.

“La méfiance progressivement acquise par les professionnels est étroitement liée aux irrégularités des “performances” enregistrées par leurs propres pages, aux anomalies observées au niveau des “résultats” de leurs campagnes publicitaires, etc.”, ajoute-t-il.

Les médias doivent-ils stopper leur utilisation des réseaux sociaux ?

Selon Camille Saint-Paul, ces plateformes constituent encore et toujours des “points de contact essentiels vers l’internaute”. Elle ajoute que “les médias n’ont de choix que de composer avec eux”, mais sans forcément “dépendre d’eux.”

Cela implique aussi pour les médias de “ne pas mettre tous les œufs dans le même panier” et ne pas céder aux sirènes du “tout social media” ajoute la présidente de 5e Rue. C’est toute la réflexion en cours sur les modèles payants qui impliquent de créer du contenu de forte qualité et ciblé. Cela semble d’ores et déjà fonctionner pour des médias comme Mediapart, en France, ou The Guardian, en Angleterre.

Cette opinion est également partagée par le Reuters Institute qui, dans son rapport Journalism, Media, and Technology Trends and Predictions 2019 , montre que l’objectif premier de plus de la moitié (52%) des “Digital Leaders” interrogés est désormais l’abonnement payant.

Pour la première fois, le modèle d’abonnement dépasse le display advertising en terme d’objectifs de revenus pour les rédactions. Ces modèles payants apportent en effet de nombreux avantages aux médias.

Ben Whitelaw, chef du développement des audiences pour The Times, explique, “qu’un des grands avantages d’un modèle focalisé sur des abonnements payants est sa résilience face aux changements de ces plateformes. C’est si rafraîchissant d’être capable de ne pas avoir à organiser des réunions d’urgence à chaque fois que nous entendons parler un nouveau changement d’algorithme de Facebook ou de Google.”

Que ce soit par manque de ressources ou par manque de nombre de lecteurs, la viabilité du modèle économique de l’abonnement ne semble toutefois profiter qu’aux poids lourds de l’industrie tels que le Times ou The Guardian.